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DEUXIÈME GROUPE

LES CHARACEES

CLASSE 3 Les Gharacées (1).

Mode de Téf^éiaiion. — Les Cbaracées soQl des plantes aquatiques submergéeSf vertes, enracinées dans le sol, dressées verticalement et qui atteignent depuis un décimètre jusqu'à un mètre de hauteur. Leur port est très-grôle, car, pour cette hauteur. leurs liges et leurs feuilles n'ont guère qu'un à deux millimètres d'épaisseur. A cet aspect d'Algue se joint une structure délicate» qui acquiert parfois plus de solidité par un dépôt calcaire superQciel. Elles vivent en troupes, associées en gazon serré au fond des étangs d'eau douce, des fossés et des ruisseaux ; les unes aiment les.eaux profondes, les autres les eaux superficielles; les unes les eaux stagnantes, les autres les eaux à courant rapide. Certaines espèces sont anuuelles, d'autres vivaces.

Afflnitéa. — Leurs nombreuses espèces, répandues dans toutes les contrées dii globe, présentent entre elles une si grande uniformité qu'elles peuvent 6trc toutes rangées en deux genres {Chara et Nùeila)^ reliés par maintes formes de transition, tandis que d'autre part elles diffèrent tellement de toutes les autres classes de plantes, que nous devons les considérer comme formant à elles seules un groupe à part à côté des Thallophytes et des Muscinées. Du côté des Thallophytes^ elles se rattacheraient plutôt à certains types d'Algues, mais elles s'éloignent de tous les Thallophytes par la forme de leurs anthérozoïdes et ressemblent par ce caractère aux Muscinées, dont elles se séparent complètement à leur tour par la structure des anthéridies et de l'organe reproducteur femelle, comme aussi par l'organisation de l'appareil végétatif.

Proembr JOB. — De la cellule centi'ale du fruit des Chara ne sort pas directement la plante feuillée etsexuée, mais seulement un proembryon qui n'atteint qu'une faible dimension et ne consiste qu'en une simple rangée de cellules avec accroissement terminal limité (ûg. 198); on n'a pas encore observé un

(1) A. B%\m : Ueber die Richtungsverhftltnisse der SaftstrOme in der Zellen der Gharen, Monataberichte der Berliner Akad., 1SS2 et 18o3. — Pringsbeiii : Ueber die nacktf&ssigon Vorkeime der Cbaren, Jahrb. fQr wisaensch. Botanik, HI, t8«4. — Naoili : Die RoUtionaatrOmung der Chareu, Beitrage zur wiaa Botanik., II, 1860, p. Ol. — Thoret : Reclierchoa aur le» anthéridiea dea Cryptogamea, Ann. des ec. nat. 3« série, ISàl, XVI, p. 19. — Montagnb : HaltipUcation des Charagnes par division, ibid, 1853, XMII, p. 65. — GOppkkt et Coh3I : Ueber die Rutation in Nitella flexilis, Botanische Zeitung, 18 19. —De Bary : Ueber die Befruchtung der Charen, Monatsberichte der Berliner Akad«, mai 1811.

LES CHARACËES.

pareil proembryon dans les Nilella. C'est ensuite aux dépens d'un des articles de ce proembryon^ situé à quelque distance du sommet, que se dévdoppe

presque à angle droit la lige de la plante sexuée et pourvue de feuilles.

Str aetnre de la ti|re. — Cette tige est donée d'un accroissement terminal indéflni qui s'opère par la segmentation transversale d'une cellule termioale (fig. 199, t). Chaque segment formé se divise aussitôt à son tour, par une cloison transversale, en deux cellules superposées ; la cellule inférieure ^, sans se diviser désormais, se développe en un long entre-nœud qui atteint parfois '5 à 6 centimètres; la cellule supérieure, qui s'allonge à peine, se dédouble d'abord par une cloison longitudinale, puis partage chacune de ses moitiés par des cloisons successives, de manière à former un verticiile de cellules périphériques b^ b. Do nœud ainsi constitué procèdent à la fois les feuilles verticillées, ou rayons principaux, formées chacune par une cellule périphérique, et les rameaux qui preonent naissance à l'aisselle de la première ou des .deux premières feuilles du verticiile successif.

Les 4 à 40 feuilles de ce verticiile suivent dans leur développement la même marche que la tige, mais leur accroissement terminal est limité, c'est-à-dire qu'après la formation d'un certain nombre d'articles, lacellple terminale cesse de se segmenter et devient, en s'ailongeant le plus souvent en pointe, la dernière cellule de la feuille(fig. 199, A, *"). Sur la feuille il peut se développer des folioles latérales ou rayons secondaires, qui en procèdent exactement comme la feuille e/Ie* même procède de la tige ; les rayons secondaires du verticiile peuvent en produire à leur tour de troisième ordre et ainsi de suite.

Les verticilles foliaires successifs d'une tige alterneat, et de façon que les feuilles les plus âgées des verticilles, celles qui portent les rameaux àJeur aisselle, soient disposées sur la tige suivant une spirale continue. Ordinairement même chaque entre-nœud subit une torsion ultérieure dans le sens de cette spirale. Le rameaux latéraux répètent sous tous les rapports la tige principale (lig. 210); dans les Chara il n'y a jamais qu'un seul rameau par verticiile, et il est à Taisselle de la feuille la plus âgée du verticiile; dans)« Nttella il y en a deux à l'aisselle des deux feuilles les plus âgées du verticiile.

Strnctiire des feniilM. — Nous avons déjà dit que les feuilles ont un développement pareil à celui delà tige; elles^ aussi, consistent en entre-nœuds très«

Fig. 198. — Chara fragilis, gcrmioation. — «p, spore ; t, d^ Çy pif fonnent ensemble le proembryon; pi est articnlé, ce qui n'est [Mis net ici ; en d s'insèrent des rhiioides ir; w' est ce qu'on appelle la racine principale ; g premières feuilles, non Terticiltées, de la plante feuille« qui forme la seconde génération. D'après M. Pringsheim, gross.

enTÎron 4 fois.

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