‹ Traité de botanique conforme à l'état présent de la scienceChapitre 99 sur 202 · LES CRYPTOGAMES VASCULAIRES. [Ü · texte numérisé non relu

LES CRYPTOGAMES VASCULAIRES. [Ü

comporleot au moment de la germinatioD. A chaque placenta boriionbl cin^

respond, sur la (ace intérieure de l'enveloppe du fruit, un faisceau Tasdùn;

émané du faisceau principal qui règne le long de l'arête dorsale, ce faiscan«

ramifie en se dirigeant vers l'arfite ventrale. Dévclopp«mcMt Am rrMll. — Nos connaissances sur le développement in

fruit dont nous venons d'étudier la structure présentent encore biendesU-

cunes. En ce qui concerne le friiiL du Satvinia , on sait que. pour le prodgire, il se forme, sur un des segments de i) feuille submergée, une lone anaxAm proéminente qui, en s' élev3Dt,eDTelopft le sommet du segment et serennecoiDplétement au-dessus de lui. Decesommet du segment, ainsi eoTeloppé et renflé en sphère, procèdent ensuite les sporanges , comme autant de poils.

M. Pfeifer, qui a coaBrmé surcepoinl les observations de Griflilh el de Mettenius, compare (1), avec H. A-Brann, l'enveloppe du fruit des 5a/tiûuii mit* gument d'un ovule de PhaDérogime.

Une comparaison avec l'indusie desHTménophyllacées me parallrail plus sa-

tig. m. - SKlion tr.n.v™le d'uu truil de Püu- P'« et pluS Vraie. ta™ tlobulifera. Ter» le cealre, U où in»cro»po- TandlS qUC BOUS SOmmes ffappfe J'

rüg« ma cl n.icr«por.«s« ™i ,e irouTeni |'anaIogie du fruit dcs SatmmiW.\i ti«dem» de u tut eiierne. sore mdusié des H jmëuopbfluuA

M . A. Braun a montré, d'un autre cAKi que les fruits beaucoup plus compliqués des Marsilia et Pilularia (fig. 397) lèvent être regardés comme des feuilles métamorphosées dont les Folioles soudé« ensemble portent sur leur face supérieure les sporanges, qui y sont répartis suivant le cours des nervures comme dans les Polypodiacées. Des obserni'ws de M, Russow sur le développement de ces fruits, observations qui ne ms piraissent d'aiiicurs pas très-claires, il résulte, en outre, qu'à l'origine leslog^Ucs des Marsilia communiquent à l'extérieur par d'étroites ouvertures.

Déieloppeneat d«a aporangca. — Coœme nous l'avoDs déjà dil, les sporanges procèdent de certaines cellules superficielles du placenta, c'est-à-dirt, du bourrelet qui porte le sore. D'après mes observations, dont la série n'est pas encore entièrement terminée, la succession des cellules dans le jeune sporange des /*iVu/ar.'a {fig. 298) ressemble beaucoup à celle qu'on connaît cheil« Polypodiacées. Après la formation du pédicelleet de la cellule mère de li* psule, ils e fait, en effet, dans cette dernière, deux séries circulaires de diïisio» obliques, qui donnent au sporange une double épaisseur de paroi el une cellul' centrale tétraédrique (I -IV). Pendant que la paroi s'étend en divisant ses cellil» par des cloisons radiales, la cellule centrale se divise d'abord en deui, puisp«

(I) Dans une lettre qu'il m'a adreuée.

LES RHIZOCARPEES.

deux nouvelles bipartitions successives en huit cellules mères des spores, cellules mëresquis'isolent et s'arrondissent dans la cavilé du sporange maintenant remplie d'un liquide granuleux (V-VII). L'assise interne de la paroi demeure, jusqu'au moment de la formation des spores, comme un tendre épitbélium, mais elle se résorbe à la maturité, de sorte qu'ici aussi la paroi du sporange mûr ne possède qu'une seule assise de cellules. Dans les Pilttlaria et Manilia, où l'enveloppe du fruit est très-dure, la paroi du sporange demeure tendre et incolore, et les sporanges euxmêmes ont l'aspect de petits sacs hyalins; dans le Sabiima, au contraire, où l'enveloppu du fruit est tendre et mince, les cellules de la paroi du sporange prennent, à la maturité, une consistance plus ferme et une couleur brune, comme cela se voit aussi chez les Fougères.

DéTcloppeBieBC des aporcB i mlcrospsrca

•t HMFMpoi-M. — Jusqu'au début de la qiia-

dripartition de leurs cellules mères, tous les

sporanges se comportent de lamëme manière ; c'est seulement alors qu'ils se différencient en macrosporanges et en microsporanges, et, tout au moins dans les Pilularia, cette dilTérenciation s'opère de la façon suivante (1).

S'agit-il d'un microsporange, toutes les cellules mères se divisent en quatre spores tétraédriques, qui se développent toutes en micros pores. S'agit-il d'un macrosporange, toutes les cellules mères moins une restent indivises; l'unique cellule qui se divise produit d'abord quatre cellules filles(fig. 299 /), comme les cellules mères des microspores,

mais une seule de ces quatre cellules tilles se

Fig. î»8. — DéTeloppMDen' Pilularia globulifera; \i

.nute optique i

mite priiaor-

développe ultérieurement. Il se forme bien dans les trois autres un commencement d'exospore hérissée , recouverte par une couche gélatineuse, mais les choses en, restent là et ces trois spores avortent (fig. 299, //, ///).

ta quatrième au contraire grossit rapidement et devient un sac ovoïde, enveloppé d'abord par une paroi mince el dont le volume dépasse plus de cent fois

(11 Sur les phénomënei correspond uits dans les Mar$ilia, Toir Ddssow, loc. cil, M. Rumow me reproclie, à cette occasion, de na pas admettre de n cellule mère ipéciale »dans la formation des spores des Cryptogames vasculaires. Je ne puis que lui répondre ceci : d'jna fu^or- )(énér>le, Je n'admets rien de semblable, parce que le terme n cellule mère api^ciale s est partout supeiilu, -et qu'il repose sur une Inconséquence dans notre théorie cellulaire actuelle.

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celui des trois cellules sœurs réunies. Ordinairement les restes de ces dernières cellules pendent longtemps encore au sommet de la macrospore; il n'est pas rare même de les retrouver sur les macrospores mûres.

Les macrospores des Piluktria n'ont à l'origine qu'une seule couche membraneuse; quand elles ont atteint environ le tiers de leur longueur définiuve,

elles en possèdent deux, uDeintérienre dure et brune, et une extérieure hpline. Pendant que la macrospore grandit, celte coucbe hyaline proémineeo forme de coupole au-dessusdu sommet de la spore (fig. 300 b^ et en môme temps naît en dehors d'elle une troisième couche (c) nettement composée de prismes rayonnants. Courts dans Ja région inférieure de la spore, ces prismes sont beaucoup plus longs tont autour du sommet ; là ils forment une collerette qui entoure le dôme terminal b\ Sur ce dôme se développe aussi, mais faiblement indiquée, une mince couche gélatineuse à structure prismatique. EnGn, quand la spore est à peu près achevée, elle s'entoure d'une quatrième couche très-épaisse, hyaline et gélatineuse, où l'on reconnaît également une structure prismatique (rf), mais où l'on distingue en même temps une stratification concenlriquc- Comme la précédente, cette couche laisse libre le sommet de la spore et forme autour de lui, en le dépassant, le. bord externe d'un conduit en entonnoir. Vers ce moment, le dôme vésiculeux {b') produit par la dilatation de la seconde couche {b) de la membrane paraît crever à son sommet et se vider. .* sa place on trouve, sur la macrospore mûre, une verrue conique, plissée comme le montre la figure 300 ô', à droite. En même temps se constitue, par "O^ proéminence en forme de voûte de la couche interne (a) de la membranci la papille terminale dans laquelle le prothalle se formera lors de la genninatïon. La structure prismatique des deux couches externes de la membrane de » macrospore doit être regardée comme accusant la présence de deux sjstèŒo croisés de lamelles de substance plus dense et plus molle, perpendiculaires * la surface de la spore; le troisième système de lamelles, le système conceotrique, n'est nettement visible ici que sur la couche externe. C'est de la meß» manière qu'il faut comprendre aussi la structure de l'exosporc des ManiH^l^ s'y forme en eflet, tout autour de la spore, excepté à son sommet même, u««^ enveloppe également épaisse (fig. 292 ex), nettement composée de ^t^^ rayonnants dont les faces limites sont toutefois beaucoup plus denses, deso"^ que la couche tout entière fait l'effet d'un gâteau de miel. Les prismes û« sont cependant pas creux comme dans un gâteau de miel vide, mais remplis P*^ une substance de moindre densité. Il, se produit aussi, dans les MarstWi ^

Fig. 299. — Développement de la macrospore du Pilur laria glohulifera : x, les trois cellules sœurs avortées ; m, la macrospore ; k, son noyau ; Oj couche interne ; b, seconde couche de la membrane (550).

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enTelcppe gélatineuse qui laisse libre le sommet de la spore, mais qui s'élève fortement autour de lui en formaot un proTood entonnoir; celle enveloppe montre principalement la slraliflcation concentrique (Hg. ^87, s /}. Je ne doute . pas que la structure de l'épaisse ezospore de^ Saluinia (flg. 288 A, b) ne aoit aussi le résultat de différences de densité plus compliquées.

Les microspores ressemblent aux macrospores, en ce sens qu'elles ont aussi dans leur exospore une couche solide interne, qui est cuticularisée et qui présente une structure inlérieure amenée par des différences de densité. Cette

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