novembre
Presque tous les arbres..
20 mai .
7 novembre.
Asperge.. . ... .
10 novembre.
Ricin.
10 juillet.
lb-17 septembre.
Nous pouvons résumer ainsi l’histoire organographique des feuilles:
Il n’y a pas de végétal cotylédoné sans feuilles ; il n’y a donc pas de plantes aphylles; il existe toujours des feuilles qui sont alors transformées en écailles comme dans les cuscutes, les orobanches, et en épines dans les Ulex; dans les cactées et les Stapelia, elles sont représentées par des mamelons ou des tubercules. Ce qui revient à cette loi, que plus la tige est charnue, plus les feuilles sont inapparentes ou transformées.
Quelles que soient les formes des feuilles, la préfoliation est tou-= jours identique dans les végétaux appartenant à un meme groupe.
Toute feuille opposée appartient à une dicotylédone : il n’y a d’ex-
FEUILLES
ception, pour les monocotylédones, que dans certains genres de la famille des dioscorées et dans le Paris, où les feuilles sont opposées et verticillées.
La continuité de texture des monocotylédones donne lieu, chez les végétaux de cette classe, à l’existence de feuilles qui disparaissent par marcescence ou flétrissement; tandis que, dans les dicotylédones, les feuilles sont articulées, décidues. Elles quittent la tige le plus ordinairement au bout d’une année, dans les végétaux * vivaces, et de deux à trois années dans les arbres verts ou à feuilles persistantes, et il reste sans cesse une impression à leur point d’insertion .
On trouve toujours dans l’organe foliaire deux faces dissemblables, faciles à distinguer entre elles par la différence de structure, et toute feuille véritable dirige sa lame ou face la plus large dans le sens de l’horizon, tandis que, quand l’organe aplati en forme de feuille est dirigé dans un sens opposé à celui de l’horizon, et surtout affecte la direction oblique, c’est une phyllode ou rameau aplati. Un des autres caractères propres à la phyllode, c’est que ses deux faces sont semblables. La phyllode des acacia de la Nouvelle-Hollande tire son origine du pétiole, tandis que, dans le fragon, c’est le rameau.
Malgré certaines apparences trompeuses, la feuille ne porte jamais de fleurs ; dans les fragons, les xylophylles, l’organe regardé comme une feuille est un rameau aplati.
On distingue une feuille simple d’une feuille composée, par la continuité des nervures dans toute son étendue, malgré ses découpures multipliées, comme cela se voit dans les ombellifères. Quel que soit le nombre des parties dont une feuille est composée, on reconnaît sa simplicité, quand aucune des parties qui la composent n’est articulée. Dans la feuille composée, au contraire, toutes les parties distinctes les unes des autres sont articulées. Il résulte de cette loi que, dans un même genre, on peut trouver des espèces à feuilles entières ou découpées ; mais jamais on n’y trouvera de feuilles composées. Le caractère essentiel propre à ces dernières est d’avoir les folioles articulées avec le pétiole, ce qui se reconnaît dans les genres même à feuilles simples, où il n’existe qu’une seule foliole, comme cela se voit dans les berbéridées et les aurantiacées ; mais toujours cette foliole unique, simulant une feuille simple, est
articulée avec le pétiole, et ces genres prennent place sans anomalie parmi les groupes à feuilles composées.
On reconnaît, dans les plantes aquatiques ou submergées, la classe à laquelle elles appartiennent à la nature de leurs feuilles. Ainsi, toutes les feuilles entières appartiennent à un genre monocotylédone, et toute feuille découpée à une dicotylédone. On doit cependant faire une exception pour les feuilles flottantes, qui sont entières ou presque entières.
Il ne se développe jamais de feuille sur la cicatrice ou empreinte laissée par une autre feuille : ce n’est qu’accidentellement qu’il peut s’y produire un bourgeon adventif; mais il existe constamment, dans l’aisselle des feuilles, de nouveaux éléments de végétation, ou des bourgeons, soit actifs, soit latents.
Jamais une portion de feuille enlevée ne se régénère. Cependant la vitalité est assez intense dans la feuille, pour qu’étant placée dans les circonstances favorables, elle puisse donner naissance à un bourgeon et conséquemment à un individu nouveau.
Si maintenant nous étudions anatomiquement les feuilles, nous trouvons qu’elles sont formées des mêmes éléments que les tiges, c’est-à-dire qu’elles présentent des faisceaux fibro-vasculaires qui constituent la partie solide, ou le réseau de nervures, que les mailles sont remplies par du tissu cellulaire, et enfin qu’une couche d’épiderme tapisse chacune des deux surfaces.
Un ou plusieurs faisceaux fibro-vasculaires sortent d’abord de l’axe pour former un seul corps, qui est le pétiole; puis, en pénétrant dans le limbe, ils se séparent en divergeant et forment les nervures. Les vaisseaux sont toujours accompagnés d’une couche de tissu cellulaire allongé. Le pétiole ne présente donc pas de structure particulière quand il rentre dans les conditions de forme normale : il présente seulement à sa- base un renflement qui ri’est remarquable que par la plus grande quantité de tissu cellulaire; mais il mérite d’être étudié dans les végétaux dont le pétiole est articulé, et surtout dans ceux où il est irritable et susceptible d’inflexion, comme cela a lieu dans certains mimosa, dans les oxalis et dans quelques papilionacces, dont les feuilles changent de position au coucher du soleil. Le tissu cellulaire de l’articulation est disposé en couches transverses que parcourent les vaisseaux fibro-vasculaires.
Lorsque le faisceau de la feuille, au lieu de se séparer en fais-
FEUILLES
ceaux secondaires divergents, reste simple et conserve sa direction, il en résulte la forme la plus simple de la feuille qui est uninervée, comme cela se voit dans les conifères, le chenopodium maritimum, X indigo fera juncea, le lebeckia media, etc. Dans les monocotylédones, les nervures ne forment pas un réseau anastomosé; mais elles sont disposées en faisceaux parallèles ou convergents, qui déterminent la figure de la feuille. Dans les dicotylédones, le système d’épanouissement symétrique des nervures correspond à une grande variété de formes foliaires.
L’épanouissement des éléments du pétiole donne naissance à de petits appendices latéraux ou quelquefois axillaires, qu’on désigne sous le nom de stipules, et qui sont de composition anatomique semblable à celle de la feuille; les gaines et les ligules, qui sont des espèces de stipules, ont une même origine.
Le réseau des nervures est composé de vaisseaux spiraux ou trachées déroulables, entourées d’une couche protectrice des cellules allongées. Au-dessous sont des vaisseaux annulaires, rayés ou ponctués; puis des sortes de fibres qui ressemblent à celles du liber, et au milieu desquelles se trouveraient des vaisseaux laticifères.
Le parenchyme, qui remplit l’intervalle des nervures, est composé de cellules contenant, en général, de la chlorophylle à laquelle elles doivent leur couleur verte. Les granules de chlorophylle sont répandus sans ordre, et leur quantité varie avec l’intensité de coloration de la feuille. A certaines époques de l’année, surtout à la fin de la saison, le liquide se colore en jaune, puis en rouge, comme dans la vigne, le sumac; et dans certains végétaux, comme le hêtre pourpre, le liquide intracellulaire est d’un rouge obscur.
Les cellules de la moitié supérieure de la feuille et situées en dessous de l’épiderme sont allongées, disposées sur plusieurs rangs, et dans une situation verticale ; les méats, ou lacunes intercellulaires, sont beaucoup plus petits et moins nombreux que dans la moitié inférieure, dont les cellules, disposées horizontalement, forment un tissu lâche qui présente de larges lacunes, dont un grand nombre correspondent aux stomates (PL 44, fig. 13, 14).
L’ épiderme, ou peau qui recouvre les deux faces de la feuille, est composé de cellules de forme très-variable, quelquefois allongées (PL 44, fig. 3 à 6), d’autres fois irrégulières, rameuses, s’emboîtant les unes dans les autres comme les différentes pièces d’un jeu de
patience (fig. 7, 8, 9), incolores, à paroi généralement plus épaisse extérieurement qu’intérieurement (PI. 44, fig. 14), et exactement unies, ne laissant aucun vide entre elles. Cependant l’épiderme des feuilles présente de petites ouvertures de forme allongée, qu’on appelle stomates (PL 44).
Ces stomates (du grec OTÔpx, qui signifie bouche) sont composés de deux cellules arquées (fig. 10), se touchant par leurs extrémités, et formant ainsi un bourrelet, au centre duquel est une ouverture qui correspond toujours aux lacunes du tissu cellulaire sousjacent, comme le montrent les coupes verticales de feuilles d’iris et d’hakéa, représentées PI. 44, fig. 13 et 14. On trouve généralement des stomates sur les deux faces des feuilles; mais ils sont toujours plus nombreux à la face inférieure qu’à la face supérieure, chez les végétaux à feuilles aériennes. Dans les plantes aquatiques à feuilles nageantes, comme le nymphéa, par exemple, c’est, au contraire, à la face supérieure que se trouvent les stomates; la face inférieure étant dépourvue d’épiderme et appliquée sur l’eau. Quant à leur fonction, on regarde les stomates comme des organes respiratoires qui mettent le végétal en rapport avec l'atmosphère.
Malgré la dissemblance que présentent, dans leur structure, les feuilles des différents végétaux, elles ne rentrent pas moins dans le même système de composition. Il faut cependant en excepter les feuilles submergées, qui, étant privées d’épiderme, sont dépourvues de stomates, et composées de parenchyme avec de larges méats remplis d’air, qui diminuent leur poids spécifique et leur permettent de flotter. Dans les plantes grasses ou à feuilles charnues, le tissu cellulaire est plus compacte, les cellules sont contiguës et sans lacunes aériennes, et leur parenchyme ressemble à celui des fruits; on n’y remarque que de rares vaisseaux.
On trouve, dans les cellules du parenchyme de certaines feuilles, des raphides et des biforines, découvertes par Turpin dans les aroïdées.
Les substances colorantes contenues dans les cellules semblent dissoutes dans le liquide qu’elles renferment, ou existent toutes formées dans la matière verte ; mais, jusqu’à présent, elles ont échappé à l’observation directe.
Les feuilles abandonnent leur tige de deux façons, soit en se flétrissant, soit en tombant. Dans le premier cas, elles ne tombent
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qu’après s’être détruites peu à peu, ce qui a lieu pour les plantes annuelles ; dans le second, elles quittent la tige sans être flétries, et seulement après avoir changé de couleur. Il a été avancé plusieurs théories pour expliquer le phénomène de la chute des feuilles; mais l’opinion le plus généralement admise, bien quelle ne repose encore elle-même que sur une simple hypothèse, c’est que, dès que la feuille a perdu son activité vitale, les cellules pétiolaires s’atrophient et le pétiole, qui n’est plus retenu que par les faisceaux fibro-vasculaires, qui ont eux-mêmes perdu leur vitalité, se détache en rompant ses rapports organiques avec la tige; l’impression qu’il y laisse est appelée cicatrice.
Quant aux fonctions des feuilles, il en sera traité en même temps que de celles des racines et des tiges, à l’article Physiologie des