STIPULES
Les stipules sont des appendices foliacés, affectant des formes variées, naissant à la base du pétiole ou à l’aisselle des feuilles, et ayant avec la feuille une origine commune. Elles affectent deux positions constantes : les unes, nommées stipules latérales (PL 45, fig. 1,9), se trouvent placées de chaque côté du pétiole ou du limbe, quand la feuille est sessile ; les autres, appelées stipules axillaires (PL 45, fig. 7), se trouvent placées dans l’aisselle des feuilles et sont le plus ordinairement solitaires. Comiïie les stipules, quoique sortant de la tige en même temps que la feuille et paraissant une dépendance des faisceaux qui lui donnent naissance, sont tantôt soudées au pétiole, et tantôt libres, entièrement indépendantes de cette même feuille, et ne semblent alors venir que de la tige, quelques auteurs ont appelé les premières stipules caulinaires, et les dernières stipules pétiolaires.
La dimension des stipules varie beaucoup ; mais cependant elles sont en général assez petites, et quelquefois même réduites à une écaille, un petit filet, une simple pointe; d’autres fois elles ont une apparence foliacée. Dans les espèces du genre vicia, ce sont de petits appendices qui entourent la base du pétiole comme une spathe ; dans le lathyrus pratensis, elles sont très-développées, et, dans le Jathyrus aphaca, où la feuille est avortée et filiforme, les stipules ressemblent à de véritables feuilles (fig. 8). On reconnaît la vérité de cette loi, presque sans exception dans toute la nature : que quand un organe appendiculaire accompagnant un organe fondamental acquiert un développement extraordinaire, ce dernier s’atrophie et disparaît presque complètement.
Les stipules ont une consistance moins solide que la feuille; leur tissu est plus lâche et plus mince; souvent elles sont simplement membraneuses, quelquefois elles se convertissent en épines, comme cela a lieu dans le robinia ou faux acacia ; d’autres fois en vrilles, c omme dans les smilax et les melons. Parfois aussi, les stipules avor-