‹ Traité de botanique généraleChapitre 102 sur 174 · AMO · texte numérisé non relu

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ALPIN ( alpinus ) , végétal alpin , plante alpine, qui croît clans les parties hautes des Alpes, par opposition à alpestre.

ALTERNE (du latin alterno , j’alterne, je dispose l’un après l’autre), se dit de rameaux, de feuilles, placés autour de la lige, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et qui s’élèvent graduellement, ce qui fait que quelques botanistes (voir \e Dictionnaire des Sciences naturelles, édité par Levrault) ont proposé de substituer le mot graduel au mot alterne; on dit aussi étamines alternes, quand elles paraissent insérées entre les pétales, et pétales alternes, quand ils semblent placés entre les divisions du calice. On appelle feuilles alternali-pennées les feuilles pennées dont les folioles sont disposées en alternant sur le pétiole commun.

ALVÉOLÉ (du latin alveolus, cavité). On dit du réceptacle ou partie sur laquelle repose immédiatement la fleur ou le fruit, qu’il est alvéolé, quand il est creusé de cellules ou alvéoles plus ou moins profondes, comme dans beaucoup de composés.

AMANDE (du grec àu.uyé' âXv)). En botanique, on appelle amande toute la partie de la graine placée sous l’épisperme ou peau.

AMARANTACÉES (amarantaceœ) , famille de plantes dicotylédones, qui a pour type principal le genre amarante (mot qui vient du grec àp.«p7.vroç, qui ne se flétrit pas).

AMARYLL1DÉES ( amaryllideœ ) , du nom mythologique de la nymphe Amaryllis), famille naturelle de végétaux monocotylédones qui a pour type le genre amaryllis.

AMRIGENE (du latin ambigenus , de deux natures) , expression employée par Mirbel pour qualifier le calice lorsqu’il tient, à l’intérieur, de sa propre nature , quant à la coloration, et de celle de la corolle à l’extérieur, comme dans le genre passiflora.

AMENTACÉES, ancienne famille de plantes dicotylédones, à fleurs unisexuelles disposées en chatons, ainsi nommée par de Jussieu, et qui a servi à former celles des cupulifères, des sali— cinées, etc.

AMIDON ( amylum , par corruption d’àp.uXov, amidon, farine naturelle) , substance grenue, blanche et brillante, que l’on rencontre dans un grand nombre de végétaux, comme les tubercules des pommes de terre, les graines des céréales, la moelle du sagoutier, etc.

AMNIOS (du grec oc'p.vtov, membrane qui enveloppe le fœtus). Par analogie avec l’anatomie animale, on a donné ce nom , d’après Malpighi , à la liqueur gélatineuse ou émulsive qui, dans les jeunes graines, immerge et paraît nourrir l’embryon. Cette liqueur, par sa concrétion, forme ensuite le périsperme'. On a donné le nom de sac d’amnios ou sac embryonnaire à la membrane qui renferme l’amnios.

AMOMÉES ( amomece ) , famille de plantes monocotylédones qui a porté successivement beaucoup d’autres noms , tels que ceux de

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cannées, scitaminées , alpiniacées, drimyrrliizées, etc.

AMORPHE (du grec à privatif, u.opcpr, forme, privé de forme), mot par lequel, en botanique, on désigne les végétaux qui ne présentent pas de formes déterminées,

AMPÉLIDÉES ( ampelidece , du grec écu.mlo;, vigne), famille de plantes dicotylédones qui a pour type la vigne.

AMPÉLOGRAPHIE (d’àu.TVcÀcç , vigne, et Xo-yc.ç, discours), traité de la vigne.

AMPHIRIE (du mot grec àu/ptëioî, qui vit dans deux éléments). Il y a des végétaux, comme des animaux, qui vivent dans deux éléments ; il en est qui sont susceptibles de vivre plongés dans l’air ou plongés dans l’eau, la tige recouverte d’eau ou à l’air libre. La renouée amphibie ( polygonum arnphibiunl) est de ce nombre.

AMPHIGAMES (du grec àu.cpî, préposition de doute, et qâfxcç, mariage). Quelques botanistes donnent ce nom, synonyme d’agame et de cellulaire, à la quatrième classe du règne végétal, comprenant les lichens, les algues et les champignons.

AMPHIGASTRES [ampbigastria , du grec «p.<?£, aulour de, et ■yaor-nip, ventre), nom donné, de même que celui de stipules, au troisième rang de feuilles qui, dans un grand nombre de jungermanniées, croissent sur la partie inférieure ou le ventre de la tige.

AMPHITROPE (du grec àp.<p£, doublement, et TpnTEiv, rétrograder, retourner), terme créé par Cl. Richard pour désigner l’embryon courbé ou qui se rapproche par les- deux bouts, et aussi l’ovule courbé en même temps que semiréfléchi, comme dans le pois.

AMPLEXICAULE (du latin amplector, j’embrasse, et caulis, tige). Feuille amplexicaule, celle qui, par sa base, embrasse en grande partie la circonférence de la tige ou les rameaux ; pétiole amplexicaule , celui dont la base enveloppe une grande partie de la tige; il y a aussi des pédoncules, des bractées amplexicaules. Quand ces organes entourent complètement la tige, comme d’une sorte de gaîne, on leur applique l’épithète d'engainants.

AMPLEXIFLORE (d’ amplector , j’embrasse, et flos, fleur), épithète donnée par Cassini aux squamelles du clinanthe des composées ou synanthérét .

AMPLI ATIFLORE (d ’ampliatus, amplifié, agrandi, et flos, fleur), épithète appliquée par Cassini à la couronne des composées, quand elle est formée de fleurs plus développées que celles du disque.

AMPLIATIFORME (d’’ ampli at us, agrandi, et forma, forme), épithète donnée par le même Cassini aux corolles des composées, lorsqu’elles ressemblaient à celles qu’il avait surnommées ampliatijlores au amplifiées.

AMPOULE. Quelques botanistes ont donné ce nom à des corps vésiculeux à parois minces

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