‹ Traité de botanique généraleChapitre 103 sur 174 · AND · texte numérisé non relu

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et membraneuses qui appartiennent à certains végétaux.

ANALOGIE (du grec avaXo'yw, formé d’àva, entre, et Ao'qoç, raison, par extension, qui a du rapport , de la ressemblance). On ne doutera pas de l’analogie que les plantes ont entre elles, si l’on compare celles de même famille, par exemple , des labiées. Les végétaux ont de grands rapports avec les animaux; mais l’analogie entre ces deux productions organiques se trouve quelquefois en défaut et ne se soutient pas toujours.

ANALYSE. L’analyse d’une plante est la recherche qu’on fait pour d^ouvrir le nombre , la lexlure , la proportion , la forme et la situation de ses organes. On a aussi donné ce nom à la méthode de dissection au moyen de laquelle on descend de l’ensemble de toutes les plantes connues à chacune d’elles en particulier, n’ayant partout à choisir qu’entre deux caractères qui s’excluent réciproquement. La Flore française de De Candolle est un des plus beaux modèles de ce genre d’analyse.

ANASTOMOSE, ANASTOMOSÉE (du grec àvaavojAwaiç , formé de àvâ, par, à travers, et avoua, bouche, union de deux bouches), se dit en botanique de la réunion de diverses parties rameuses les unes avec les autres, de l’abouchement entre deux vaisseaux ou deux nervures pour ne plus faire qu’un seul vaisseau ou qu’une seule nervure. Les nervures des feuilles , dans la plupart des dicotylédones, sont anosiomosêes en réseau.

ANATOMIE (du grec àvâ, par, à travers, sur, et te'p-vw , je coupe). Anatomie végétale, science qui a pour objet la connaissance de la structure intime des végétaux ; longtemps on l’appela du nom moins ambitieux d’analyse végétale. Achille Richard, qui a fait un remarquable article sur Y anatomie végétale , dans le Dictionnaire universel des Sciences naturelles, dirigé par Ch. d’Orbigny, ne classe pas cette élude d’une manière spéciale dans ses Eléments de Botanique et de physiologie végétale, où il divise la physique végétale en organographie, physiologie végétale elpathologie végétale. 11 confond l’anatomie végétale ou parties élémentaires des végétaux dans Y organographie. Payer, au contraire, a fait de l’anatomie végétale la seconde de ses dix branches de la botanique, et ne la confond ni avec la physiologie végétale, ni avec la tératologie et la pathologie végétales.

ANATROPE (du grec àvâ, sur, par, à travers, de bas en haut, et rpeireiv, tourner), dénomination appliquée par de Mirbel aux ovules chez lesquels l’ouverture ou bord libre de la membrane externe, appelé exostome, et le point, appelé chalaze ou hile interne, au niveau duquel commence le funicule ou expansion du placenta qui tient à la graine, sont diamétralement opposés.

ANDRE (du grec àvvîp, gén. àv^po'ç, homme,

mâle), mol appliqué, mais jamais isolément, par Linné, pour signifier étamine, dans son système sexuel ; ainsi, dans ce système, on dit monandre, d’une seule élataine, polyandre, de plusieurs étamines, et androgyn, de mâle et femelle.

ANDROCÉE (du grec àvr,p, àxvpo';, mâle), mot proposé par Rœper et Dunal, par opposition au quvaimov, gynécée, réunion de femmes, pour signifier réunion de mâles, d’étamines.

ANDROGYNE (du grec àvvip, àvô'po'ç, mâle, et de «yuvvi, femme), qui est des deux sexes, synonyme d’hermaphrodite, se dit, en botanique, d’une plante qui réunit à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles sur les mêmes pédoncules , ou d’une fleur qui contient en même temps des étamines et des pistils.

ANDROPÉTALAIUE (d’ àvvip, àvtS'po;, mâle, élamine, ireTaXov, pélale), dénomination donnée par De Candolle aux plantes à fleurs doubles ou pleines, monstruosité due à la métamorphose des étamines en pétales.

ANDROPIIORE (d’àvvîp, àv^po’ç , mâle, homme, çopdç, qui porte), nom que divers botanistes, et plus particulièrement de Mirbel, ont appliqué à la réunion des filets soudés des étamines en un ou plusieurs corps.

ANGIOCARPE (du grec à-pysîov, petit vase, >ta p7vdç , fruit), mot appliqué par de Mirbel au fruit couvert par les parties environnantes qui se développent avec lui et auxquelles il adhère, comme le fruit du mûrier. De Mirbel a donné à ces sortes de fruits le non d ’angiocarpiens. Schruder et Fries ont, de leur côté, consacré le nom d ' anyiocarpcs à un ordre entier de la famille des lichens. Enfin Persoon donne le nom d ’angiocarpes, angio carpi, à tous les champignons dont les organes de la fructification sont renfermés dans une enveloppe générale.

ANGIOSPERME (du grec àqqsï&v, petit vase, et airepp-a, graine), nom donné aux végétaux dont la graine est renfermée dans un péricarpe. Ce mot s’emploie par opposition à gymnosperme, végétal dont la graine est nue.

ANGIOSPERMIE, second ordre de la quatorzième classe du système sexuel de Linné.

ANGLE, ANGULÉ ( angulus ), partie saillante dans quelques-uns des organes du végétal. Angle interne des loges de l’ovaire, des loges du fruit. Angle de divergence, celui qui résulte de l’écartement existant entre deux feuilles qui se suivent dans une spire ou un verticille de feuilles (voir ces mots).

ANGULEUX ( angulosus ), qui porte des angles. Tige anguleuse ; fruit anguleux; feuilles anyuleuses, celles dont le nombre des angles qui sont à la circonférence n’est point déterminé, celles qui ont des parties saillantes.

ANNEAU ( annulus ), mot qui, dans les cryptogames, sert à désigner trois organes qui diffèrent selon les familles auxquelles on l’applique. Ainsi, dans les champignons, il est synonyme de collet, collier ou collerette, pour désigner la partie membraneuse qui entoure le pédicule de

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