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certains agarics et de certains bolets; dans les fougères, il désigne un certain bourrelet qui entoure le plus souvent les capsules de ces végétaux, et qui, en vertu de son élasticité naturelle, sert à l’évasion et à la dispersion des graines, d’où il prend son nom d’anneau élastique ( cumulus elasticus); dans les mousses, il désigne un rebord saillant qui garnit l’orifice de l’urne.
ANNUEL. Plante annuelle , qui ne vit qu’une année ou moins d’une année.
ANOMAL (du grec àvwj j.cù.oî , irrégulier). Tournefort a donné le nom de fleurs anomales aux corolles polypétales irrégulières, différentes des papilionacées, et ordinairement munies de plusieurs éperons, qui forment la onzième classe de sa Méthode. On nomme en général fleurs anomales celles qui ont des formes irrégulières, diverses, que l'on ne peut décrire ni comparer, comme la violette ou le pied-d’alouette. Les variétés, les déformations, les monstruosités sont des anomalies qui appartiennent à la tératologie végétale.
ANONACÉES ou ANONÉES ( anones , anona- .ceœ, anoneœ), famille de plantes dicotylédones, à corolle polypétale, qui a pour type le genre anone ou corosol.
ANTHÈRE (du grec pcvQopt-'ç , fleuri), partie supérieure et constituante de l’étamine ou organe mâle des fleurs. Dans la plupart des végétaux, l’anthère se compose de deux loges ou de deux petits sachets adossés l’un à l’autre, qui contiennent le pollen ou la poussière fécondante. Le mot anthère a été appliqué en botanique par Linné, pour remplacer celui d’apex, sommet, qu’employait Tournefort pour le même objet.
ANTIIÉRIDIE (du grec àv0ïipoç, fleuri, et euS’oç, forme), mot employé par des cryptogamistes contemporains pour désigner l’organe qui, dans les cryptogames, est supposé jouer un rôle semblable à celui de l’anthère dans les phanérogames. Agardh désigne sous ce nom des organes propres aux thalassiophytes articulées ; Bischoff s’en sert pour indiquer l’organe mâle des mousses et des hépatiques ; Cordier pour désigner des organes propres aux champignons , mais qu’on ne trouve que dans la famille des hyménomycètes et surtout dans les agaricinées ; Leveillé donne à ces mêmes organes , dans les champignons, le nom de cystides (voir ce mot).
ANTHÈSE (du grec âvônaiç , floraison), mot qui, en botanique, signifie épanouissement de la fleur, et aussi l’ensemble des phénomènes qui accompagnent cet épanouissement.
ANTHODE (d’àvâcç, fleur), synonyme de capitule et de calathide (voir ces mots), nom donné par certains botanistes pour désigner la réunion hémisphérique ou en globe des fleurs dans la famille des composées.
ANTHOPHORE (du grec dcvGocpcpcç, qui porte des fleurs), mot employé par quelques botanistes
pour désigner la colonne qui porte les anthères et le stigmate dans certains végétaux , par exemple dans les orchidées.
ANTITROPE (du grec àvri , contre, et TpswEiv, retourner), mot créé par Cl. Richard pour désigner un embryon dont la radicule est diamétralement opposée à l’ombilic ou hile de la graine ; à proprement parler, en botanique, ce mot signifie qui prend une direction contraire à celle de la graine.
APÉTALE (du grec à privatif, ttetocXcv , petite lame, petite feuille, privé de petite feuille), épithète appliquée à la fleur dépourvue de pétales, de corolle.
APÉTALIE. Ach. Richard a ainsi nommé les cinquième, sixième et septième classes de la méthode de de Jussieu, lesquelles classes comprennent les fleurs à plantes sans pétales , à insertion différente.
APEX (du latin apex, pointe, sommet), mot par lequel Tournefort désignait l’étamine; on ne l’emploie plus.
APHYLLE (du grec à privatif, «pjXXov, feuilles, sans feuilles). On dit d’une tige qu’elle est aphylle quand elle est dépourvue, au moins en apparence, de feuilles. Quelquefois des écailles décolorées ou colorées, mais non vertes, tiennent lieu de feuilles.
APICIEIXE (du latin apex, pointe, sommet, fixare, fixer). Anthère apicifixe, anthère qui a le point d’attache du filet fixé à son sommet. Néologisme peu usité.
APICIFLORE (d 'apis, sommet, flos, fleur), qui se termine par des fleurs.
APICILAIRE [d’apex, sommet), qui est placé au sommet, terme opposé à basilaire, qui est placé en bas.
AP1CULÉ [d’apex, pointe), terme exclusivement de botanique , comme les précédents de même étymologie, qui signifie terminé en pointe courte, aiguë, molle; pétale apiculé.
APOCYNÉES ( apocijneœ ); famille de plantes dicotylédones qui a pour type le genre vinca ou pervenche.
APOPHYSE (du grep ù-no , dp, cpûop.ou, naître, sortir), terme qui, en botanique, signifie excroissance, bosse très-saillante, saillie en forme de crête. Dans certains genres de la famille des mousses, l’apophyse estle renflement qui se trouve à la base de l’urne.
APOTHÈCE, AFOTIIÉCIE, APOTHÉCION, APOTHÈQUE ( apolheciurn , du grec urrcOcct;, action de mettre en réserve) , termes de botanique crvptogamique, qui ont été imaginés pour désigner, dans les lichens , le conceptacle qui renferme les organes de la reproduction. Acharius, le premier, créa le nrot apotheciurn, dont les lichénographes, ses successeurs, ont formé toutes les variantes ci-dessus.
APPENDICE (du latin appendix , ad, pondéré, pendant à, ajouté à), prolongement, corne, saillie, partie accessoire de la plante. L’appen-