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dice est appelé latéral, dorsal, terminal, basilaire, suivant sa position.

APPENDICULAIRE (meme étymologie), qui est de la nature des appendices. Les feuilles, en thèse générale, sont désignées comme organes appendiculaires, par opposition aux organes axiles (voyez ce mol).

APPENDICULÉ, qui est muni d’appendices; anthère appendiculée, corolle appendiculée, etc. Quand on compare les deux règnes, on met en présence les animaux vertébrés et appendiculés, et les végétaux dicotylédonés et appendiculés.

APPLIQUÉ ( adpressus ). Plusieurs botanistes nomment feuilles appliquées (folia adpressa ) celles qui sont dans une direction parallèle à la tige, et qui la touchent dans toute leur longueur. Les botanistes contemporains ont créé le mot opprimé , qui a le même sens à peu près.

APPRIME ( adpressus ). Quelques botanistes disent que les feuilles sont opprimées quand leur limbe est appliqué, serré contre la tige; que les poils sont opprimés quand ils sont couchés sur l’organe qui les porte. Ce néologisme peut paraître faire double emploi avec le mot appliqué, qui a la même étymologie. Apprimer est d’ailleurs un mot de vieux langage vulgaire, qui était simplement synonyme d’approcher.

AQUATIQUE (du latin acpia , eau) , se dit de toute plante qui naît et vit dans l’eau douce, dans les lieux ou sur le bord des lieux humides ou inondés, qu’elle y soit complètement ou partiellement immergée; les plantes qui naissent et vivent dans l’eau salée sont appelées plantes marines.

AQUEUX ( aquosus ), se dit d’un tissu qui renferme en abondance un suc aqueux, d’un liquide, quelle que soit sa nature, qui a l’aspect et la consistance de l’eau. En opposition, on emploie les mots huileux, laiteux, résineux, etc.

AQUIFOLIACÉES ( aquifoliaceœ ou ilicineæ), famille de plantes dicotylédones, qui porte aussi le nom d’ilicinées, et qui a pour type le genre ilex (houx).

ARANÉEUX ( araneosus ). On dit des poils des plantes qu’ils sont aranéeux pour les comparer à la 11 nesse des fils d’araignée.

ARBORESCENCE (d’arbor, arbre), état, qualité d’un végétal qui devient arbre.

ARBORESCENT, qui a le caractère, l’apparence ou le port d’un arbre.

ARBRE , plante qui non-seulement est ligneuse, mais acquiert de grandes proportions, ne prend de rameaux qu’à une certaine hauteur au-dessus du sol , et présente un tronc à sa base. Ainsi sont les chênes, les charmes, les châtaigniers, les hêtres, les marronniers, etc.

ARBRISSEAU ( arbuscula ) , plante ligneuse comme l’arbre, mais peu élevée, qui n’a pas de tronc, qui se ramifie dès sa base, et dont les jeunes branches portent des bourgeons. Les lilas, les noisetiers, les aubépines, etc., sont des arbustes.

ARBUSTE (f rut ex) , en bonne langue fran-

Afti

çaise, n’est pas absolument synonyme d’arbrisseau ; c’est un végétal ligneux, plus petit que celui-ci , ramifié dès sa base ; il dépasse rarement un mètre de hauteur ; ainsi sont les bruyères, les kalmia, etc. Au-dessous encore de l’arbrisseau et de l’arbuste est le sousarbrisseau (suffrutex) , qui tient en quelque sorte le milieu entre celui-ci et la plante herbacée ; sa tige est ramifiée dès la base, ligneuse à l’intérieur, mais ses jeunes rameaux sont herbacés et meurent chaque année, quoique sa partie ligneuse soit persistante et vive plusieurs années ; telle est la rue officinale, etc.

ARCIIÉGONE (du grec àoyji , principe, qo'vo;, rejeton), néologisme créé par Bischoff pour désigner l’organe qui, dans les mousses et les hépatiques, correspond au pistil des phanérogames.

ARÉOLAIRE (du latin area, aire, surface), mol qui s’emploie, en botanique, comme synonyme de cellulaire.

ARÉOLATION , terme de botanique cryplogamique, se dit de la forme que revêtent les mailles d’un réseau cellulaire.

ARÉOLE (du latin areola, petite aire), en botanique cryptogamique, se dit des mailles dont est composé le réseau des feuilles dans les mousses et les hépatiques ; des petits espaces circonscrits par des lignes saillantes ou colorées, des crevasses, des fentes qu’on voit à la surface des algues membraneuses, à la croûte de certains lichens. En botanique générale, se dit de la tache circulaire, du cercle coloré qui occupe le fond d’une corolle.

ARÉOLÉ, qui porte des rides ou de faibles rugosités, des aréoles.

ARÊTE (du latin arista, barbe ou pointe de l’épi de blé, de seigle, d’orge, d’avoine), pointe allongée, espèce de filet grêle, roidc, quelquefois barbu, qui surmonte souvent les valves de la glume ou du calice des graminées.

ARILLE ( arillus ). On donne ce nom à un organe ordinairement charnu ou membraneux, dont la forme est loin d’être toujours la même, qui recouvre partiellement ou en totalité certaines graines et fait partie du péricarpe, non de la semence ; bien que l’arille soit une expansion, un épanouissement en quelque sorte du trophosperme (placenta) ou du podosperme (funicule ou cordon ombilical) à la surface externe de la graine, c’est le tissu utriculaire du trophosperme qui le constitue. M. Germain de Saint-Pierre dit que le plus grand nombre des arilles dont il a suivi le développement sont des dépendances, soit du podosperme, soit du raphé (voir ce mot), ou des diverses parties du testa (voir aussi ce mot). Cl. Richard a établi comme une loi, que l’arille ne se rencontre que dans les polypétales , jamais dans les vrais monopétales, et que les monocotylédonées en sont également dépourvues. Les lanières charnues, irrégulières, semblables à un réseau, qui recouvrent la graine de muscadier, ne sont au-

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1res qu’un arille employé, dans la matière médicale, sous le nom de macis. L’arille qui enve- ; loppe la graine du fusain commum en son entier est d’un rouge éclatant. En général, l’arille contraste par sa couleur avec celle de ia graine elle-même, souvent brune et opaque.

ARILLÉE. On appelle graine arillée celle qui est pourvue d’un arille , par opposition à la graine qui en manque.

ARILLODE. Terme proposé par M. Planchon pour désigner les arilles qui naissent des bords du micropyle; tels sont ceux du fusain, du muscadier, etc. On dit aussi faux arille.

AR1STA. (Voyez Arête).

AR1STÉ, qui se termine en arête, en pointe.

ARISTOLOCIIIÉES. Famille de plantes dicotylédonées, comprenant les aristoloches. Lindley a donné à cette famille le nom cl’aristolochiacées, et Agardh celui d’asarinées.

ARMATURE, ARMURE, épines, pointes qui servent d’armes à une plante.

AROIDÉES. Famille de plantes vivaces monocolylédonées, établie par de Jussieu et qui a pour type le genre arum.

ARQUÉ qui a la forme d’un arc.

ARRONDI, de la forme d’une sphère, d’un globe ; ou dit plus exactement, dans certains cas, orbiculaire ou circulaire : feuille orbiculaire, mais capsule arrondie.

ARTICLE ( articulus ). On donne le nom d’articles à une série de pièces, de segments, de filaments superposés, comme cela se présente dans certaines algues.

ARTICULATION ( articulatio , jonction ou jointure). Jonction des parties du végétal bout à bout.

ARTICULÉ , qui a des articulations superposées; on a appliqué l’expression d’articulés à tous les organes de la plante formés d’articles placés bout à bout, et susceptibles d’être facilement désunis. On dit que les feuilles sont articulées quand elles s'insèrent à l’axe végétal par un rétrécissement brusque qu’on appelle articulation. Le fruit de beaucoup de légumineuses est articulé. Il y a beaucoup de tiges articulées.

ASCENDANT (ascendens , assurgens). One tige ou tout autre organe est ascendant, quand, couché ou incliné à la base, il se redresse verticalement dans sa partie supérieure.

ASCIDIÉE (du grec àa/-iê\ov, petite outre). Quelques botanistes, de Mirbel entre autres, appellent feuilles ascidiées celles qui sont terminées par un appendice en forme de gobelet, recouvert d’une sorte de couvercle mobile, comme le népenthès de l’Inde.

ASCIDIOCARPES (d’*a*l<?ic,v, petite outre, ulricule, «apTrcç, fruit), nom donné aux hépathiques dont le fruit s’ouvre au sommet.

ASCLÉPIADÉES. famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre asclepias.

ASPARAGINÉES. Famille de plantes monocotylédones, qui a pour type le genre asperge ( asparagus ). Elle est réunie aujourd’hui, comme simple tribu, à la famille des liliacées.

ASPERGILLIFORME (d ’aspersorius ou aspergillum, aspersoir, goupillon), se dit des poils divergents, disposés en goupillon ou aspersoir.

ASPIIODÉLÉES. Famille ainsi nommée par de Jussieu, et dont le genre asphodèle était le type, mais réunie depuis à celle des liliacées.

ASSIMILATION. La nutrition et l’accroissement sont le résultat de l’action de l’assimilation, dans les végétaux comme dans les animaux.

ASSURGENT. Voyez Ascendant.

ASTOME (d’à privatif, areu. a, bouche, privé de bouche, d’ostiole) , terme de botanique cryplogamique. Les mousses, dont l’urne ne s’ouvre qu’en se déchirant irrégulièrement, sont dites astomes, par opposition à celles dont l’urne ou capsule s’ouvre régulièrement.

ASTYLE (d’à privatif, cttuXoç, style), nom donné par quelques botanistes aux plantes dont les fleurs n’ont pas de style.

ATTÉNUÉ, qui se rétrécit, s’amincit insensiblement ; ainsi les feuilles de la pâquerette sont atténuées à la base.

AUBIER ( alburnum ), couche ligneuse, ordinairement blanche, qui se forme immédiatement entre l’écorce et le bois parfait des végétaux , avant de devenir elle-même dure et semblable à ce bois.

AURANTIACÉES. Famille de plantes dicotylédones, qui a été aussi nommée hespéridées, et qui renferme les orangers, les citronniers, etc.

AURICULE (d ’auricula, petite oreille), expansion foliacée à la base d’un pétiole, lobe en forme d’oreillette.

AURICULÉ, qui est muni d’oreillettes.

AUTOMNAL. Plante automnale, plante d’automne.

AXE (du grec àl-wv , essieu, axe), dénomination appliquée à plusieurs organes différents du végétal', à la partie qui sert de support à tous les organes appendiculaires , ligne idéale qui traverse l’ovaire. Suivant sa position, l’axe change de nom et s’appelle souche, tige, rameau, pédoncule, columelle, etc., etc.

AXILE. On appelle organes axiles tous ceux qui forment l’axe de la plante ou qui en dépendent. Embryon axile, qui est dirigé suivant l’axe de la graine.

AXILLA, en français aisselle (voir ce mot).

AXILLAIRE. Organe axillaire, qui est placé à l’aisselle d’un autre organe.

BACC1FERE (du latin bacca, baie, fero, je porte), se dit d’un végétal dont le fruit est de la nature de la baie.

BACCIFORME, de la forme, de la nature de la baie.

BAIE (bacca), fruit charnu, mou, succulent, contenant plusieurs graines ; dénomination qui s'applique à tous les fruits charnus n’ayant, pas de noyau.

BALANOPïIORÉES (du grec êâXowcç, gland, et œopo'ç, porteur, porteur de gland). Famille de plantes monocotylédones, établie par Cl. Richard , et dont le type est le genre balanophore .

BALAUSTE ( balausta ). Fleur et aussi fruit du grenadier, vulgairement appelé grenade.

BÂLE ou BALLE (tegmen, gluma), nom donné par quelques botanistes à l’ensemble des deux glumelles, dans la description de la fleur des graminées. C’est l’organe que d’autres botanistes nomment lépicène.

BALSAMINEES. Famille de plantes dicotylédones qui a pour type le genre balsamine.

BANDELETTE , terme qui désigne les canaux résinifères, souvent colorés, qui divisent le péricarpe du fruit des ombellifères.

BARBE (barba, arista, arête). Filets grêles, plus ordinairement roides.qui surmontent l’enveloppe extérieure de la fleur dans certaines graminées; les barbes de l’orge, du blé, etc.

BASE, partie inférieure de la plante tout entière, ou de ses différents organes.

BASILAIRE, qui appartient à la base d’un organe.

BEC ( rostrum ), prolongement, en forme de bec, d’un organe terminal.

BERBÉRIDÉES. Famille de plantes dicotylédones , qui a pour type le genre berberis (épine-vinette).

BÉTULACÉES ou Bf'tuLINÉES. Famille de plantes dicotylédones diclines, qui l'enferme les genres betula (bouleau) et alnus (aune).

BI (de bis). On dit : bicorne, à deux cornes; bicaréné, à deux carènes; bicolore, de deux couleurs; bisérié, qui est disposé en deux séries; biforrne , à double forme; bicuspidé, à deux pointes; bivalve, à deux valves; feuille bifide, qui est divisée en deux lobes; corolle bilabiée, qui a deux lèvres; fleur bisexuelle, qui participe des deux sexes, est hermaphrodite ; bilarnellé, qui présente deux lamelles ; biloculaire, qui a deux loges; feuille bipennée, feuille deux fois pennée, ailée, à pétioles secondaires latéraux ; système binaire, où les parties sont disposées deux par deux ; bijlore, qui porte deux fleurs ; bifurqué , qui est en forme de fourche à deux dents, tige bifurquée; feuille biqêminèe , dont le pétiole commun se divise en deux pétioles

secondaires, portant chacun une paire de folioles ; feuilles bijuyuées, les feuilles composéespennées, dont les folioles sont opposées et par conséquent disposées par paires, etc.

BIGNONIACÉES. Famille de plantes dicotylédones, qui a pour type le genre bignonia, lequel tire son nom de l’abbé Bignon, bibliothécaire de Louis XIV.

BISANNUELLE (de bis deux fois, annus , année). Une plante est bisannuelle qui, la première année, germe, pousse et ne porte que des feuilles, et qui, la seconde année, fleurit, fructifie et meurt.

BLASTE (du grec pXâoTY) , bourgeon) , nom donné par Cl. Richard à la partie de l’embryon des graminées qui se compose supérieurement du corps cotylédonaire, inférieurement du corps radiculaire. On lui a aussi donné d’autres applications. Il est peu usité, ainsi que celui de blastème, sous lequel de Mirbel comprend la graine tout entière, dépouillée de ses enveloppes.

BOIS (liqnum), nom qui s’applique, en général, à la partie dure, compacte, fibreuse, à la partie ligneuse qui forme la tige des arbres et des arbrisseaux , et qu’on trouve sous l’écorce.

BOMBACÉES. Famille de plantes dicotylédones, détachée par Kunth de celle des mulvacées, et qui se compose de végétaux exotiques, tels que le bombax (Fromager).

B03IBYCINE (bombycinus , de bombyx, ver à soie), qui est soyeux, qui a l’aspect de la soie ; peu employé.

BORRAGINÉES. Famille de plantes dicotylédones , qui a pour type le genre bourrache (borrayo).

BOTANIQUE (du grec (3otocvï;, herbe, dérivé de p&Toç, qui signifie proprement foin), science qui traite des végétaux, de leur formation, de leur contexture, de leurs propriétés, qui les étudie, les classe, etc. La botanique se divise en plusieurs branches, qui se subdivisent à leur tour.

BOUCLIER (en latin buccularium , clipeus, pelta). On dit d’une feuille arrondie dont le pétiole est attaché par le milieu de sa face intérieure, comme la feuille de capucine, qu’elle est en forme de bouclier, ou qu’elle est pellée (voir ce mot).

BOUQUET (de l’italien boschelto , en latin sertulum). Ce nom et celui de sertulesont donnés à un assemblage de pédoncules très-courts, uniflores, partant d’un même.point, et portant des fleurs très-rapprochées et à peu près de même hauteur, comme dans les primevères.

BOURGEONS (du latin barbare burrio , fait de burra, qui, dans la basse latinité, signifiait

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