‹ Traité de botanique généraleChapitre 16 sur 174 · NECTAIRE · texte numérisé non relu

NECTAIRE

grand nombre de théories ont été publiées sans avoir jeté du jour sur cette question. Le plus sage est donc de s’en tenir à l’opinion de De Candolle, qui regarde la sécrétion des nectaires comme une simple sécrétion excrémentitielle des fleurs qui, dans quelques cas très-rares, peut servir à lubrifier le stigmate, et, accidentellement, en attirant les insectes, déterminer dans les organes sexuels un mouvement favorable à la fécondation.

Dans le langage usuel de la botanique, on a étendu le nom de nectaires à des parties de la fleur tout à fait différentes des glandes sécrétantes, et qui ne sont évidemment que des transformations de certains organes floraux. Ces sortes de nectaires, auxquels on a donné le nom de parties accessoires, se présentent sous des formes très-variées : tantôt ce sont des filets qui garnissent la face supérieure des folioles des fleurs de lis ou des iris (PI. 8, fig. 11); tantôt ce sont des fossettes comme dans les kalmia (fig. 4), ou des sortes de cornets comme dans les asclépias (fig. 1), ou enfin des écailles ou des poils qui garnissent la gorge des corolles, comme on en trouve dans les borraginées, ou bien encore qui accompagnent les ovaires, ainsi qu’on le voit dans les pervenches.

Souvent ce sont des bourrelets entourant l’ovaire ; dans ce cas, on les désigne sous le nom de disques. Ces disques sont ou entiers, comme dans les convolvulus, ou lobés, comme dans les sedum (PI. 8, fig. 3).

Les étamines présentent fréquemment de ces organes accessoires. Ce sont ou des lames, ou des soies, ou des excroissances en forme de pointes de verrues ou de crêtes. Mais, nous le répétons, ces organes n’ont aucune analogie avec les glandes sécrétantes, qui sont les vrais nectaires; aussi les désigne- t-on le plus généralement sous le nom d’appendices.

Botan , T. II.

Page 1