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PHÉNOMÈNES INTIMES DE LA FÉCONDATION

qu'ici que chez quelques Mimosées ( Mimosa Dcnharti, Schrankia uncinata).

Le passage de la substance qui remplit l'extrémité du tube pollinique, à travers la membrane close mais ramollie du tube et celle du sac embryonnaire, est dû vraisemblablement à la même force qui, peu d’instants auparavant faisait progresser cette substance dans le tube en voie de croissance. Celte croissance se trouve brusquement arrêtée, mais la poussée qui la provoquait continue et fait franchir l’obstacle.

Une fois l’œuf constitué, le micropyle se resserre et s’oblitère ; comprimé par là, le tube pollinique achève de se vider dans le sac embryonnaire et se résorbe complètement (fig. 586, B, C). Enfin, la membrane du sac, quand elle n’a pas , été percée, se raffermit au-dessus de l’œuf; quand elle a été perforée, elle se j referme à l’aide des calottes de cellulose qui subsistent après la destruction des synergides et qui bouchent exactement l’ouverture.

Fécondation dans les Gymnospermes. — Le tube pollinique des Gymnoj spermes traverse, comme on sait (p. 452, fig. 307 et 309), le nucelle au sommet duquel le grain de pollen a germé dans la chambre pollinique, arrive au sac (embryonnaire, en perce la membrane et applique son extrémité contre la I rosette d’un corpuscule. Avant ce moment, la petite cellule qui surmonte l’oosphère s’est désorganisée, ouvrant ainsi l’accès de l’oosphère vers le bas et dissociant vers le haut les cellules de la rosette, ce qui donne naissance au canal du col. Le tube pollinique pousse son extrémité dans ce canal et l’enfonce jusque dans le sommet de l’oosphère (fig.

C’est alors que l’un des deux noyaux issus de la bipartition du noyau générateur chez les Pinées (fig. 587, d ), l’un des deux noyaux j issus de la seconde bipartition de ce noyau chez les Cupressées (fig.

587, a-c ), avec une portion du ! protoplasme dense qui l’entoure,

| passe à travers la membrane ra- ! mollie du tube et pénètre dans | l’oosphère. Le protoplasme s’unit J au protoplasme de l’oosphère ; le noyau se rapproche de celui de l’oosphère ( d , e), s’y accole, et enfin se fusionne avec lui (f).

i L’œuf est constitué.

Le noyau le plus éloigné de j l’extrémité du tube, et quidemeure

I toujours indivis, ne prend aucune part à la formation de l’œuf (fig. 587, a, b, c). Mais les deux noyaux qui, dans les Cupressées, résultent de la nouvelle bipar-

Fig. 587. — Fécondation des Gymnospermes, a, tube pollinique du Genévrier (Juniperus virginiana ), avec ses deux noyaux générateurs ; 6, c, bipartition du noyau inférieur. d, oosphère de l’Epicéa ( Picea uulgaris), au moment ou le noyau mâle vient de traverser le sommet du tube pollinique ; e, le noyau mâle descend ; f, il se fusionne avec le noyau de l’oosphère, pour former le noyau de l’œuf (d’après Strasburger).

PHYSIOLOGIE INTERNE DE LA. FLEUR

tition du noyau inférieur sont utilisés tous les deux pour la fécondation de deux corpuscules voisins (p. 452. fig. 309). Aussitôt l’œuf formé, le tube pollinique, comprimé par les cellules environnantes, se vide et se résorbe complètement.

En somme, comme il a été dit déjà à la page 453, l’œuf se constitue chez les Gymnospermes de la même manière que chez les Angiospermes. Chez toutes les Phanérogames, l’œuf procède de la combinaison de deux corps protoplasmiques pourvus de noyaux, combinaison qui porte séparément sur les protoplasmes et sur les noyaux.

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