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ROSACÉES

i (Neurade, Poirier, fig. 1134, Coignassier, Néflier, Aubépine, Sorbier, etc.).

Le fruit est formé d'autant de follicules (Spirée, Gillénie, etc.), de légumes (Quillaie), d’akènes (Rosier, Potentille, Fraisier,

Kerrie, etc.) ou de drupes (Ronce, Prunier, Ghrysobalan, Rhodotype, etc.) que le pistil comptait de carpelles; quand elles sont nombreuses, les drupes peuvent se souder ensemble (Ronce, etc.) Lorsque les carpelles sont concrescents, le fruit est une capsule loculicide (Lindleyer) ou septicide (Euphronie, Eucryphie, Canotie). Le réceptacle lloral se développe quelquefois à la maturité en une masse charnue et comestible (Fraisier). Ailleurs, ij c’est le tube provenant de la concrescence des trois (

; formations externes qui s’accroît et forme autour du commun (Malus communes), fruit une enveloppe, sèche (Pitnprenelle, Aigre- ioi,pi e en lons- I moine, etc.) ou charnue (Rosier); dans ce dernier cas, si les carpelles étaient ! concrescents avec ce tube charnu et si eux-mêmes deviennent des drupes, on obtient un fruit dont la portion charnue a une origine mixte, appartenant pour la zone externe au tube formé par la concrescence des formations externes, pour la zone interne seulement au pistil lui-même : c’est en partie un faux fruit (Poirier, Coignassier, Aubépine, etc.). La graine, qui gélifie parfois l’épiderme de son tégument (Coignassier), est ordinairement dépourvue,

' rarement munie d’un albumen (Canotie, Eucryphie, Euphronie, Stéphanandre, Neillie, quelques Spirées). L’embryon est droit, à cotylédons plans et charnus, rarement enroulés (Quillaie, Nuttallie, Ghamémèle); son plan médian est ordinairement perpendiculaire au plan de symétrie du tégument, rarement il coïncide avec lui (Photinier, Cotonéastre).

Les Rosacées donnent à l’homme un très grand nombre de fruits comestibles : poires, pommes, coings, nèfles, sorbes, cormes, prunes, amandes, cerises, abricots, pêches, brugnons, fraises et framboises. Elles produisent aussi des graines oléagineuses, comme les amandes douces, des écorces riches en tannin ou en substance colorante, qui servent à préparer les peaux et à. teindre en jaune ou en noir, de la gomme provenant d’une altération des tissus de la tige (divers Pruniers), des principes vermifuges, comme le kousso (fleurs de Brayère anthelminthique), des bois de construction ou d’ébénisterie (Poirier, Aubépine, Sorbier, Néflier, etc.).

Les genres se laissent grouper en neuf tribus, de la manière suivante :

1 Fruit nu.

1. Chrysobalanées. — Un carpelle, deux ovules ascendants, drupe : Chrysohalan ( Chrysobalanus ), Licanie ( Licania ), Moquilée ( Moquilea ), Parinare ( Parinarium ), llirtelle [Ilirlella), Couépie {Couepia), etc.

2. Prunées. — Un carpelle, deux ovules pendants, drupe : Prunier (Prunus), Amandier i Amygdalus), Pyge ( Pygeum ), Maddénie (Maddenia), Nuttallie (Xuttallia), etc.

3. Spiréées. — Plusieurs carpelles, ovules le plus souvent pendants, follicules ou drupe : Spirées ( Spirxa ), Gillénie ( Gillenio ), Kerrie ( Kerria ), etc.

4. Quillajées. — Plusieurs carpelles, ovules le plus souvent ascendants, follicules ou capsule : ( Quillaja ), Kagéneckie (Kageneckia), Eucryphie ( Eucryphia ), etc.

5. Fragariébs. — Nombreux carpelles, un ovule, akènes, rarement drupes (Ronce) : Potentille ( Potentilla ), Dryade ( Dryas ), Benoîte ÇGeuin), Fraisier ( Fragaria ), Chamérhode ( Chamærhodos ), Ronce (Rubus), etc.

DICOTYLÉDONES

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