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II. Fruit enveloppé

6. Potériées. — Plusieurs carpelles, un ovule, akènes libres dans un tube sec : Alchimille ( Alchemilla ), Aigremoine ( Agrimonia ), Acène ( Acæna ), Pimprenelle ( Poterium ), Sanguisorbe ( Sanguisorba ), Cliffortie ( Çliffortia ), etc.

7. Neuradées. — Plusieurs carpelles, un ovule, follicules coucrescents avec un tube sec: Neurade ( Neurada ), Grièle ( Grielum ).

8. Rosées. — Nombreux carpelles, un ovule, akènes libres dans un tube charnu : Rosier ( Rosa ).

9. Pirées. — Plusieurs carpelles, drupes concresceutes avec un tube charnu : Poirier ( Pirus ), Coignassier ( Cydonia ), Néflier ( Mespilus ), Aubépine (Cralxgus). Cotonéastre ( Cotoneaster ), Photiuier ( Photinia ), Amélauchier ( Amelanclüer ), Ostéomèle ( Osteomeles ), etc.

Par les Prunées et les Chrysobalanées, qui n’ont qu’un carpelle, les Rosacées se relient aux Légumineuses. Par les Neuradées, elles se rapprochent

des Géraniacées et notamment des Biebersteinies. Enfin, par la concrescence constante des verticilles extérieurs au pistil, concrescence qui envahit le pistil lui-même dans les Pirées et les Neuradées, elles font transition vers l’ordre des Dialypétales inférovariées et viennent se rattacher par les Spirées à la famille des Saxifragacées, comme il sera dit plus loin. Elles ont aussi des analogies plus lointaines avec les Thyméléacées, parmi les Apétales à ovaire supère.

Moringées. — Les Moringées, constituées par le seul genre Moringe ( Mo ringa), avec trois espèces appartenant à l’Asie tropicale et à l’Arabie, sont des arbres à feuilles isolées, composées pennées, à stipules caduques. Les fleurs sont hermaphrodites, zygomorphes, disposées en grappes composées, pentamères avec pistil trimère.

Les sépales, dont le second est médian postérieur, sont égaux ; les pétales sont libres, inégaux, l'antérieur plus grand, les deux postérieurs plus petits. L’androcée est formé de dix étamines en deux verticilles alternes, à filets coucrescents en un tube fendu en arrière, les postérieures plus longues que les autres, tantôt toutes fertiles, tantôt les épisépales stériles; les anthères introrses n’ont que deux sacs polliniques et s’ouvrent par une fente longitudinale. Calice, corolle et androcée sont concrescents à la base et forment une coupe, au fond de laquelle le pédicelle floral se prolonge en un assez long entre-nœud avant de se terminer par le pistil. Celui-ci se compose de trois carpelles dont un postérieur, ouverts et concrescents en un ovaire uniloculaire à trois placentes pariétaux, portant chacun deux séries d’ovules anatropes pendants à raphé externe, c’est-à-dire hyponastes ; le style est unique, terminé par un stigmate renflé.

Le fruit est une longue capsule à déhiscence dorsale, où les graines sont séparées par des cloisons transversales spongieuses. La graine, parfois munie de trois ailes, renferme un embryon droit à cotylédons épais, sans albumen; on

en extrait de l’huile dite de Ben.

Parmi les Dialypétales supérovariées diplostémones, les Moringées sont la seule famille à carpelles ouverts et placentation pariétale, disposition qui est, au contraire, fréquemment réalisée, on l’a vu, parmi les méristémones. Par ce caractère, les Moringes se rapprochent notamment des Capparidées. Parmi les diplostémones, ils se relient à la fois à ces Polygalées qui, comme les Xylophylles, ont la placentation pariétale et la graine dépourvue d’albumen, et aux Légumineuses, dont ils ont tout à fait le port.

DICOTYLEDONES.

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DICOTYLÉDONES

Résumé des Dialypétales supérovariées du type diplostémone. — En

résumé, et à part les exceptions, les vingt et une familles de l’ordre des Dialypétales supérovariées qui se rattachent au type diplostémone, et qui, à l'exception des Moringées, ont les carpelles clos et la placentation axile, se distinguent les unes des autres, et toutes ensemble des Géraniacées, qui ont servi de point de départ, par les caractères résumés dans le tableau de la page précédente.

11 est à remarquer que la série des Dialypétales supérovariées diplostémones se rattache par plusieurs points à celle des polystémones et surtout à celle des méristémones. Du côté de la première, le passage s’établit notamment par les Rosacées vers les Renonculacées. Du côté de la seconde, les transitions sont plus nombreuses et s’opèrent principalement par les Géraniacées vers les Malvacées, par les Linacées vers les Humiriées, par les Élatinées vers les Hvpéricacées et les Tamaricacées, parles Rutacées et les Simarubacées vers les Ochnacées, par les Moringées vers les Capparidées, etc. Enfin, cette série se relie aux Apétales supérovariées, d’un côté, par les Rosacées, et notamment les Potériées, vers les Thyméléacées, de l’autre, par les Caryophyllées et les Portulacées, vers les Aizoacées et les Chénopodiacées.

famille 12 Célastracées

Appareil végétatif. — Les Célastracées sont des arbres et des arbustes, parfois épineux (Glossopétale, Pulterlickie, etc.) ou grimpants (Célastre, Hippocratée, etc.), rarement des herbes vivaces (Stackhousie). Leurs feuilles sont isolées (Célastre, Stackhousie, etc.) ou opposées (Fusain, Hippocratée, etc.), simples, munies de petites stipules caduques (Célastre, Hippocratée, etc.), rarement sans stipules (Salacie), à limbe entier.

Fleur. — Les fleurs sont régulières, hermaphrodites ou polygames, rarement unisexuées (LIavée), disposées le plus souvent en cymesbipares axillaires (Fusain Maytène, etc.), parfois en grappes ou en épis terminaux (Stackhousie).

Elles sont pentamères, avec un seul verticille d’étamines, o quelquefois auss tétramères (SchæfTérie, Fusain d’Europe,

fîg. 1035, etc.), e! leur organisation s’exprime par la formule : F-5S + 5P + 5E + (5C).

Les sépales sont petits, persistants, plus ou moins concrescents. Les pétales sont libres, rarement concrescents à la base (Microtrope), ou libres à la base mais soudés en tube vers le milieu (Stackhousie), parfois ligulés (Glossopétale) ; ils peuvent avorter (Alzatée, Lavée, etc.). Entre la corolle et l’androcée, le pédicelle se renfle en un disque nectarifère épais, qui manque rarement (Lavée, Microlrope). L’androcée comprend cinq étamines alternipétales (quatre dans les fleurs tétramères), à filets courts insérés sur le disque, à anthères introrses, parfois extrorses (Hippocratée, etc.), munies de quatre sacs s’ouvrant en long; ces étamines sont quelquefois inégales, deux d’entre elles étant plus

1035. — Diagramme de la fleur du Fusain d’Europe ( Ei-onymus europæus).

CÉLASTRACÉES.

petites que les trois autres. Il y a dix étamines en deux verticilles alternes dans le Glossopétale, qui fait ainsi transition vers le type diplostémone ; ailleurs, au contraire, il n'y en a que trois, deux en arrière, une en avant, les deux autres ; ayant avorté (Hippocratée, etc.). Calice, corolle et androcée sont parfois concrescents en une coupe, au fond de laquelle s’insère le pistil (Stackhousie).

Le pistil est formé de carpelles clos concrescents en un ovaire pluriloculaire dont chaque loge contientparfois un seul ovule anatrope ascendant, à raphé interne (Stackhousie, Çaryosperme, Ptélide, etc.), le plus souvent deux pareils ovules ascendants (Fusain, fig. 1035, etc.), rarement deux ovules pendants à raphé externe (Cassine), quelquefois deux rangées d’ovules horizontaux (Denhamie,

! Goupie, etc.). Il y a tantôt cinq carpelles épipétales (Fusain, fig. 1035, etc.), tantôt trois, dont un postérieur (Hippocratée, etc.), deux médians (Maytène, etc.), ou unseulmédian (Glossopétale) ;ailleurs, les trois carpelles sont ouverts et l’ovaire demeure uniloculaire avec trois ou six ovules dressés (Lavée). Les styles sont libres (Stackhousie) ou concrescents en un style unique, terminé par un stigmate lobé, rarement divisé en autant de branches que de carpelles (Perrotétie). L’ovaire, ordinairement encadré par le disque et enfoncé au-dessous de sa surface, est quelquefois réellement semi-infère (Siphonode).

Fruit et graine. — Le fruit est une capsule loculicide (Fusain, Gélastre, Cathe, etc.), un triakène (Stackhousie) ou une trisamare (Ptélide, Hippocratée, etc.), une simple samare à trois ailes (Lavée), une drupe (Cassine, Lauridie) ou une baie (Perrotétie, Salacie, etc.). La graine, souvent munie d’un arillode (Fusain, etc.), parfois ailée (Hippocratée, Alzatée, Kokoone), contient soit un embryon à cotylédons courts (Stackhousie), ou larges et foliacés (Fusain, etc.), avec un albumen charnu (Fusain, Stackhoude, etc.), soitun embryon à cotylédons épais et charnus sans albumen (Hippocratée, Salacie, etc.). Le plan médian de l’embryon est perpendiculaire au plan de symétrie de la graine (Fusain, etc.).

Principaux genres. — Avec l’étendue qu’on lui donne ici, la famille des Gélastracées comprend 40 genres et 420 espèces environ, répandues par toute la Terre, à l’exception des contrées froides, abondantsurtout dans la région tropicale, plus rares dans les climats tempérés. On en connaît 92 espèces fossiles, toutes tertiaires, dont 60 Gélastres, 10 Fusains, 10 Éléodendres, etc. Plusieurs de ces plantes produisent des fruits comestibles (Salacie piriforme, etc.), des graines alimentaires (Hippocratée chevelue, etc.), ou dont i’arillesertà teindre en jaune (Fusain, etc.), des feuilles dont l’infusion a les propriétés du thé (Cathe comestible), enfin, des bois jaunes employés soit en ébénisterie, comme celui du Fusain d’Europe, etc., soit en teinture (Fusain tinctorial, Éléodendre I safrané, etc.), soit pour préparer le charbon qui sert à dessiner ou à fabriquer la poudre (Fusain, Gélastre).

Les genres sont groupés en trois tribus :

1. Célastrées. — Pétales libres, cinq étamines égales, albumeu charnu : Fusain ( Evonymus )

Célastre ( Ce/aslrus ), Maytène ( Maylerius ), Gyumosporie ( Gtjmnosporia ), Eléodendre

( Elæodendron ), etc.

2. Stackuousiées. — Pétales soudés, cinq étamines inégales, albumen charnu : Stackhousie

(Slackhousia).

3. Hippocratéées. — Pétales libres, trois étamines, pas d’albumen : Hippocratée ( Hippo -

cralea ), Salacie ( Salacia ), Lavée ( Llavea ), etc.

DICOTYLÉDONES

Familles rattachées aux Célastraeées. — Aux Célastracées se rattache^ six familles ayant la même organisation florale, c’est-à-dire un seul verlicille àl’androcée. Ce sont les Chaillétiées, les llicacées, les Olacacées, les Vitées et 3es lihamnées.

Chaillétiées. — Les Chaillétiées ne comprennentque3 genresavec38 espèceSj foules tropicales, à l’exception d'une seule. Ce sont des arbustes ou de petits arbres à feuilles isolées, simples et stipulée', à limbe penninerve entier et «triace. Les fleurs sont petites, régulières (Chaillétie, Stéphanopode), rarement zygomorphes (Tapure), hermaphrodites, parfois polygames ou dioïques par avortement (Chaillétie), disposées en cymes contractées ou en grappe de cymes, pentamères avec pistil trimère ou dimère.

Le calice est gamosépale ; les pétales sont libres (Chaillétie) ou concrescents en une corolle gamopétale (Stéphanopode, Tapure); dans ce dernier genre, ïes pétales sont en outre inégaux et la corolle zygomorphe. L’androcée comprend cinq étamines épisépales, concrescentes avec la corolle quand elle est gamopétale, dont deux sont parfois stériles, ce qui augmente la zygomorphie delà fleur (Tapure); les anthères sont introrses, à quatre sacs s’ouvrant en long. Entre l’androcée et le pistil, le réceptacle se renfle en undisque à cinq lobes alternes avec les étamines ; quand la fleur est zygomorphe, l’un de ces îobes est beaucoup plus développé que les autres (Tapure). Le pistil se compose de deux ou trois carpelles fermés, concrescents en un ovaire à deux ou ttois loges, dont chacune renferme deux ovules anatropes pendants à raphé interne; les styles sont libres (Chaillétie, Stéphanopode) ou concrescents en un style unique à stigmate bilobé (Tapure). Dans certaines Çhailléties, les quatre Yerticilles sont concrescents à leur base et l’ovaire est semi-infère (Ch. de Hèudelot) ou tout à fait infère (Ch. hispide).

Le fruit est une drupe à noyau biloculaire. La graine contient un embryon â cotylédons épais, sans albumen.

Genres : Chaillétie (Chaillelia), Stéphanopode (Stephanopodium), Tapure ( l'apura ) .

Les Chaillétiées se relient intimement aux Célastracées, dont elles diffèrent par la plus grande dimension du calice, mais surtout par l’hyponastie des ovules, qui sont épinastes dans les Célastracées.

llicacées. — Les llicacées ne comprennent que3 genres, avec environ ISO espèces, croissant la plupart dans l’Asie et l’Amérique tropicales; on en a rencontré 43 espèces dans le tertiaire, dont 39 Houx. Ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles isolées, simples et sans stipules, à limbe entier, coriace et persistant.

Les fleurs sont petites, régulières, hermaphrodites ou polygames, dioïqnes, groupées en ombelles axillaires ou en grappes de cymes, rarement solitaires, souvent télramères, parfois pentamères ou hexamères. Les sépales sont petits et concrescents; ils manquent parfois (fleur femelle de Némopanthe). Les pétales sont libres (Némopanthe), ou concrescents à la base entre eux et avec l’androcée (Houx); les étamines alternipétales ont les anthères introrses, à quatre sacs s’ouvrant en long. Le pistil, isomère avec les vertillles externes, est formé de carpelles clos, concrescents en un ovaire pluriloculaire contenant

ILICACÉES — OLACACÉES.

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