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dans chaque loge un ou quelquefois deux ovules anatropes pendants, à raphé externe; le style est court et porte un stigmate globuleux ou discoïde.

Le fruit est une drupe. La graine renferme un petit embryon droit avec un albumen charnu.

Le bois du Houx aquifolié est très recherché en ébénisterie pour sa densité et sa dureté ; son écorce fournit une glu aux oiseleurs.

Genres : Houx ( Ilex ), INémopauthe ( Nemopanthes ), Byronie ( Byronia ).

Les Ilicacées diffèrent des deux familles précédentes par l’absence de stipules et de disque, ainsi que par la petitesse de l’embryon. Elles se distinguent, en outre, des Chaillétiées par l’épinastie de l’ovule, et des Célastracées par la direction pendante des ovules épinastes, laquelle ne se rencontre dans cette famille que chez la Cassine. Elles se relient aussi aux Ébénacées et aux Salvadorées, parmi les Gamopétales supérovariées, comme il sera dit plus loin.

oiacacécs. — Les Olacacées renferment 36 genres, avec environ 170 espèces toutes tropicales ou subtropicales. Ce sont des arbres ou des arbustes, parfois volubiles (Phytocrène, Iode, etc.) ou grimpants à l’aide de vrilles raméales (Erythropale, etc.), et offrant alors dans la tige des anomalies de structure signalées pages 823 et 830 (Phytocrène, etc.), rarement des herbes volubiles à suc laiteux (Gardioptéride) ; leurs feuilles sont isolées, raremen t opposées (Iode, Gassinop^e), simples et sans stipules, à limbe entier. Les fleurs sont petites, régulières, hermaphrodites, parfois unisexuées dioïques (Phytocrène, etc.), disposées en cymes, en grappes ou en capitules, ordinairement pentamères, quelquefois tétramères (Aplandre, Cansière, etc.).

Les sépales sont petits, plus ou moins concrescenls ; les pétales sont libres, parfois concrescents en tube ou en cloche (Cardioptéride, Schœpfie etc,), rarement avortés (fleur femelle d’Agonandre). Les étamines sont rarement disposées en deux verticilles alternes, toutes fertiles (Heistérie, Ximénie, etc.), ou seulement trois fertiles épipétales, les autres réduites à des staminodes (Olace, Liriosme); le plus souvent, il n’y en a que cinq, épisépales comme dans les Célastracées (Icacine, Phytocrène, etc.), ou épipétales (Schœpfie, Opilie, etc.); les filets sont libres, parfois concrescents (Aplandre), à anthères introrses munies de quatre sacs s’ouvrant en long. Le pistil se compose le plus souvent de trois carpelles ouverts, concrescents en un ovaire uniloculaire à placente basilaire, allongé en colonne; ce placente porte soit autant d’ovules anatropes pendants à replié externe qu'il y a de carpelles, organi-ation qui rappelle celle des Santalacées, d’autant plus que le tégument de l’ovule est concrescent avec le nucelle (Olace, Heistérie, etc.), soit deux ovules d’un seul côté (Icacine, Gomphandre, etc.), soit un seul ovule pendant(Opilie, Lépionure, etc.) ou dressé (Agonandre, Cansière); l’ovaire est terminé par un. style simple avec un stigmate entier ou trilobé. Les carpelles peuvent être clos, ce qui rend l’ovaire triloculaire à placentation axile (Emmote).

.Le fruit est le plus souvent une drupe, parfois concrescente avec le calice développé et devenant infère (Liriosme, Strombosie, etc.), quelquefois munie de deux ailes (Cardiopiéride). La graine renferme un embryon à cotylédons courts ou minces avec un albumen charnu, rarement un embryon à cotylédons épais sans albumen (Sarcosligme).

DICOTYLÉDONES

Les genres sont groupés en trois tribus :

1. Olacées. — Etamines épipétales, trois ovules : Heistérie ( Heisleriu ), Ximénie (.Y i me nia),

Olace ( Olax ), Liriosme ( Liriosma ), Schœpfie (Srhæpfia), etc.

2. Opiliées. — Etamines épipétales, un seul ovule : Ciansière (Cansjem), Opilie (Opilia), etc.

3. Icacinées. — Etamines épisépales, deux ovules : Gomphandre ( Gomphandra ), Apodyte

( Apodytes), Icacine (lcacina), Phytocrène ( P/iytocrene ), Sarcostigme ( Sarcostigma ), Cardioptéride (Cardiopteris), etc.

Les Olacacées se rattachent aux llicacées, dont elles diffèrent surtout par les carpelles ouverts et le mode de placentation. Ce dernier caractère les rapproche des Santalacées, dont elles se distinguent notamment par la corolle et l’ovaire supère ; enfin, par les genres à deux verticilles d’étamines, elles se relient à la série des Dialypétales supérovariées diplostémones.

vîtées. — Les Yitées comprennent 5 genres, avec environ 250 espèces, répandues dans les contrées tempérées, chaudes et tropicales; on en a trouvé 30 espèces fossiles dans le tertiaire, dont 19 Cisses, 11 Vignes, et une espèce fossile dans le crétacé. Ce sont parfois de petits arbres (Lie), plus souvent des arbustes grimpant à l’aide de vrilles raméales oppositifoliées (fig. 90, p. 263), à feuilles isolées, distiques, souvent simples, parfois composées, palmées ou pennées, fréquemment munies de stipules. On sait la remarquable force d’adhésion des vrilles de l'Ampélopse hédéracé, vulgairement Vigne-vierge (p. 262). Les fleurs sont petites, régulières, hermaphrodites, parfois polygames (Cisse) ou unisexuées monoïques (Ptérisanthe), disposées ordinairement en grappes composées oppositifoliées, rarement axillaires (divers Cisses), dont certains rameaux se développent parfois en vrilles. Elles sont souvent pentamères (Vigne, fig. 1136, Z?, etc.), parfois tétramères (Cisse, fig. 1136,4), avec pistil dimère.

Le calice est petit, à bord entier ou faiblement denté ; la corolle a ses pétales libres (Cisse, Ampélopse, Ptérisanthe), soudés au sommet et se détachant tous

ensemble à l’épanouissement (Vigne), ou conerescents en tube a la base entre eux et avec l’androcée (Lie). Les étamines sont épipétales (fig. 1136), libres, rarement concrescentes avec la corolle et entre elles, de manière à former un tube dont le bord porte les anthères (Lie); celles-ci sont introrses, à quatre sacs s’ouvrant en long. Entre l’androcée

Fie. 1136- — Diagramme floral: A, du Cisse dis- . , , , , «

colore (Cissus discolor) ; B, de l'Ampélopse liéré- et le pistil, le receptade Se renfle e racé (Ampélopsis fiederacea), vulgairement Vigne- un disque nectarifère, annulaire OU CU-

puliforme, souvent divisé en lobes alternipétales, libre ou uni tantôt avec l’androcée et la corolle, tantôt avec le pistil. 11 y a ordinairement deux carpelles médians (fig. 1136, A ), ou latéraux (fig. 1136, B), rarement trois à six (Lie), fermés et conerescents en un ovaire biloculaire, contenant dans chaque loge deux ovules anatropes ascendants à raphé interne, rarement un seul ovule (Lie); 1 ovaire est terminé par un st\le court, avec un stigmate discoïde ou bilobé.

Le fruit est une baie, comestible dans la Vigne vinifère, etc. La graine a un

RHAMNÉËS.

tégument dur, un albumen corné et un petit embryon droit à cotylédons ovales.

Genres : Vigne ( Vitis ), Cisse ( Cissus ), Ampélopse ( Ampélopsis ), Ptérisanthe (Pterisanthe), Lie ( Leea ).

' Les Vitées se relient aux Gélastracées, dont elles se distinguent surtout par leurs vrilles et par la superposition des étamines aux pétales; elles se rattachent plus intimement encore à la famille suivante des Rhamnées.

Rhamnées. — Les Rhamnées comprennent 37 genres, avec envirorf 430 espèces, répandues dans toutes les régions tempérées et chaudes du globe; on en connaît 80 espèces fossiles tertiaires, dont 41 Nerpruns, 23 Jujubiers, 10 Paliures, etc. Ce sont des arbres ou des arbustes souvent épineux (Paliure, Jujubier, etc.), qui grimpent parfois à l’aide de vrilles raméales (Gouanie, Reisseckie, etc.), rarement des herbes annuelles ou vivaces (Gruménarie); les feuilles sont isolées ou opposées, simples, ordinairement pourvues de petites •stipules quelquefois transformées en épines, rarement sans stipules, parfois ■rudimentaires et très caduques (Collétie, Rétanille, Adolphie). Les fleurs sont petites, régulières, hermaphrodites rarement polygames dioïques (Nerprun), groupées le plus ■souvent en grappes ou ombelles de cymes. Elles sont Jiabituellement pentamères (Jujubier, Paliure, Nerprun bourdaine, fig. 1137, etc.), parfois tétramères (Nerprun -cathartique, etc.) ou hexamères (diverses Golléties, etc.)-

Le calice est le plus souvent gamosépale, rarement dialysépale (Gondalie). Les pétales sont concrescents avec le tube du calice dans toute son étendue et leur partie libre est petite, parfois rudimentaire, creusée le plus •souvent en forme de capuchon; ils sont nuis dans la Gondalie et quelquefois dans les Colléties. Les étamines sont épipétales etconcrescentes avec le tube formé par le calice et la corolle; l’anthère, enveloppée par le petit pétale en capuchon, est inlrorse, rarement extrorse (Sarcomphale), à quatre sacs s’ouvrant en long.

Sur sa face interne, le parenchyme de la coupe se renfle et forme une couche nectarifère plus ou moins localisée (fig. 1138).

Le pistil comprend ordinairement trois carpelles, dont un médian (fig. 1137), rarement deux médians (Jujubier vulgaire, etc.) ou quatre épisépales (Nerprun cathartique, etc.); ils sont fermés et concrescents en un ovaire

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pluriloculaire , dont chaque loge contient un ovule Nerprun bourdaine, c»u- •anatrope ascendant, à raphé primitivement externe, pce en lonsdevenant plus tard latéral, rarement deux ovules semblables (Karwinskie); l'ovaire se termine par autant de styles distincts (Jujubier, etc.) ou par un style unique avec autant de stigmates (Nerprun, etc.). Le pistil est tantôt indépendant du tube formé par l’union des trois verticilles externes (Nerprun, fig. 1138, Collétie, etc.), tantôt concrescent avec ce tube jusqu’à mi-hauteur ou dans toute l’étendue de l’ovaire, ce qui rend ce dernier semiinfère (Jujubier, etc.) ou tout à fait infère (Gouanie, etc.).

Fig. 1137. — Diagramme du Nerprun bourdaine ( Ii/wmnus Frangula ).

DICOTYLÉDONES

Le fruit est une drupe à un noyau triloculaire (Jujubier, etc.) ou à trois noyaux se séparant à la maturité (Nerprun, etc.), rarement une capsule (Smythée). Il est parfois sec et indéhiscent, ailé soit au sommet par le développement du style (Ventilage), soit transversalement tout autour (Paliure), soit en long sur les flancs en face des trois cloisons (Gouanie); dans ce dernier cas, il se sépare en trois samares. Le pédicelle peut se renfler au-dessous du fruit, pour devenir charnu et comestible (Hovénie). La graine, quelquefois pourvue d'un arille (Alphitonie, Pomaderre), renferme un embryon droit avec un albumen charnu, rarement sans albumen (Ventilage, Smythée). Le plan médian de l’embryon est perpendiculaire au plan de symétrie de la graine et coïncide, au contraire, à cause de la rotation de l’ovule, avec le plan médian du carpelle.

Les drupes du Jujubier vulgaire, etc., sont comestibles, ainsi que les pédi— celles charnus qui portent celles de l'Hovénie douce. Les Nerpruns sont riches en tannin et en substances colorantes; leurs drupes servent à teindre en jaune ou en vert; elles donnent notamment le vert de Chine. Leur bois est utilisé surtout pour obtenir un charbon léger qui sert, comme celui des Fusains, à fabriquer la poudre.

Principaux genres : Jujubier ( Zizyphus ), Berchémie ( Berchemia. ), Nerprun ( Rhanmus ), Phylice ( Phylica ), Spyride ( Spyridium ), Collétie ( Colletia ), Goua* nie ( Gouania ), Ventilage ( Ventilago ), etc.

Cette famiile se relie intimement aux Célastracées, dont elle diffère par la position épipétale des étamines, la concrescence des trois verticilles externes et l’hyponastie des ovules. Par ces deux derniers caractères, elle se distingue aussi des Vitées. Enfin, par ses genres à ovaire infère (Phylice, Gouanie, etc.), elle fait transition vers l’ordre des Dialypétales inférovariées.

Résumé des Dialypétales supéro variée s du type isostémone. — Les six

familles de l’ordre des Dialypétales supérovariées qui se rattachent au type isostémone ont la plupart, comme on a vu, les carpelles clos et la placentation axile; seules, les Olacacées ont les carpelles ouverts avec une placentation pariétale ou centrale. Les principales différences qui séparent ces familles les unes des autres, et toutes ensemble des Célastracées qui ont servi de point de départ, peuvent se résumer dans le tableau suivant :

DIALIPÉTALES SUI'ÉItO VARIÉES [SOSTÉMONES

Carpelles

clos. Etamines ouverts

épisépales.

épipétales.

Ovulesj Ovules |

. . . , ascendants,

épmastes , .

r | pendants...

hyponastes pendants .

épinastes ascendants. .

hyponastes pendants. .

Célastracées.

Ilicacées.

Chaillétiées.

Vitées.

Rhamnées.

Olacacées.

DIALYPÉTALES INFÉROVARIÉES

L’ordre des Dialypétales inférovariées ne comprend que quatorze familles, il suffira d’en choisir trois pour y rattacher toutes les autres. Ces trois familles

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