OMBELLIFÈRES
ligneux qui parcourent la paroi de la région concrescente de la fleur qui produit le fruit et dont cinq correspondent aux sépales et aux pétales, s’accroissent souvent et produisent à la surface du fruit autant de côtes ou d’ailes plus ou moins saillantes qui appartiennent par moitié à chaque akène, trois sur le dos et les deux autres près de la cloison. Dans les sillons qui séparent ces côtes ou ces ailes, on remarque autant de canaux oléorésineux qui dessinent sur chaque akène quatre bandelettes (fig. 1160); de plus, il y en a deux dans chaque moitié de la cloison, de sorte que chaque akène entraîne avec lui six canaux sécréteurs; les sillons sont parfois dépourvus de canaux sécréteurs (Hydrocotyle, Sanicle, etc.). Ailleurs, il se fait en face des canaux autant de côtes secondaires provenant d’une simple saillie du parenchyme, sans faisceaux libéroligneux. Ces côtes, primaires et secondaires, et ces canaux sécréteurs sont utilisés pour la caractérisation des genres et leur groupement en tribus. A cette fin, on se sert aussi de la forme du fruit, qui est tantôt cylindrique, tantôt comprimé soit latéralement avec cloison étroite, soit d’avant en arrière avec cloison large.
La graine contient un abondant albumen corné, parfois sillonné (Scandice, etc.) ou excavé (Coriandre) du côté de la cloison, avec un petit embryon droit, situé dans l’axe de l’albumen. Le plan médian de l’embryon coïncide avec le plan de symétrie de l'ovule et du carpelle, et par conséquent aussi avec le plan médian de la fleur.
Principaux genres. — La famille des Ombellifères comprend 152 genres, avec environ 1300 espèces, répandues dans les régions tempérées du globe, principalement dans l’hémisphère boréal. On en connaît 5 espèces fossiles tertiaires. C’est à l’huile essentielle produite par leurs canaux sécréteurs que ces plantes doivent leurs principales propriétés. Plusieurs sont employées comme condiments : tels sont le Persil cultivé, le Boucage anis, le Care carvi, l’Anthrisque cerfeuil, le Fenouil officinal, le Coriandre cultivé, le Cumin eymin, l’Angélique archangélique, etc. D’autres sont très vénéneuses, comme la Cicutaire vireuse et la Çigüe maculée, etc. Plusieurs sont alimentaires par leur racine renflée, comme la Dauce carotte, le Panais cultivé, l’Ache odorante, vulgairement Céleri, etc.
Les Ombellifères forment, comme on l’a vu plus haut, une famille des plus homogènes, dans laquelle la délimitation des genres et leur groupement en tribus est difficile et toujours quelque peu arbitraire. On y distingue neuf tribus, caractérisées comme il suit :
I. Ombelles simples. Pas de canaux sécréteurs dans les sillons du fruit.
1. Hyduocotylées. — Fruit comprimé latéralement, à dos saillants : Hydrocotyle ( Hydrocotyle ), Trachymèoe (Trachymene), Siebère ( Siebera ), Azorelle (Azore/la), etc.
2. Mulinées. — Fruit comprimé latéralement, à dos plans ou concaves : Bowlésie ( Bowlesia ), Astérisce (Asteriscium), Mulin ( Mulinum ), etc.
3. Saniculées. — Fruit cylindrique : Panicaut ( Eryngium ), Astrance ( Astrantia ), Sanicle ( Sanicula ), Actinote ( Actinotus ), etc.