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C. vénéneux, etc

Les genres se groupent en trois tribus: 1

ASCLEPIADEES'.

1. Carissées. — Carpelles concrescents : Allemande ( Allainanda ), Leuconote ( Leuconotis ),

Willughbée ( Willughbnia ), Mélodin (Melodinus), Carisse (Carissa), etc.

2. Pi.umériées. — Carpelles libres, graine sans aigrette : Rauwolfie ( Rauwolfia ), Alyxie

(Alyxia), A^pidospertne ( Aspidospermn ), Pervenche ( Vinca ), Plumérie ( Plume ri a ),

Tabernémontaue ( Tabernæinontana ), etc.

3. ÉciiiTÊES. — Carpelles libres, graine aigrettée : Malouétie ( Malouetia ), Prestonie (Près -

tonia ), Nérion ( Nerium ), Strophanthe (Strophanthus), Apocyn ( Apocynum ), Echit e

( Echites ), Dipladenie ( Diyladenia ), Maudéville ( Mandevilla ), etc.

Les Apocynées diffèrent des Loganiées par l’absence de stipules, l’appareil sécréteur laticifère, l’indépendance fréquente des carpelles et la conformation du style ; ces trois derniers caractères les distinguent aussi des Gcntianées, dont les sépare en outre la structure ligneuse de la tige. Elles se rattachent plus étroitement encore à la famille suivante des Asclépiadées.

Asciépiadées. — Les Asclépiadées comprennent 146 genres, avec environ 1300 espèces, répandues dans toutes les régions chaudes du globe, abondant surtout dans l’Afrique australe, mais se rencontrant aussi dans les régions tempérées de l’hémisphère boréal, notamment en Amérique. On en connaît plusieurs espèces fossiles tertiaires (1 Asclépiade, 3 Acérates), et le Périploce grec a été observé dans le travertin de Toscane. Ce sont des herbes vivaces, ou des arbustes dressés, très souvent volubiles à droite (Iloyer, Céropégie, Stéphanote, Périploce, etc.), rarement grimpants (Sarcostemme, etc.), développant parfois très peu leurs feuilles, épaississant beaucoup, par contré, l’écorce de leur tige et prenant ainsi un port de Cactée (Stapélie,Duvalie,etc.); ce sont rarement des arbres (Utlérie, Calotrope). Ces plantes sont souvent pourvues de latex contenu dans des articles indéfiniment rameux, comme dans les Apocynées; les feuilles sont opposées, rarement verLicillées (Hémipoge, Echmolépide) ou isolées (Utlérie). Les fleurs sont régulières, hermaphrodites, pentamères avec pistil dimère (fig. 1182), disposées en grappes qui se terminent en cymes unipares héliçoïdes ou scorpioïdes.

Les sépales sont libres ou concrescents à la base; le second est médian postérieur. La corolle gamopétale porte souvent à la gorge du tube des appendices de forme variée (Périploce, etc.), alternes avec les pétales, d’origine bistipulaire par conséquent, et dont l’ensemble constitue une couronne.

Les étamines, alternes avec les pétales et concrescentes à la base avec le tube de la corolle, ont leurs filets courts et aplatis, ordinairement concrescents en tube, portant fréquemment sous les anthères un appendice dorsal de forme très diverse, parfois pétaloïde (fig. 1182). Lesanthères, souvent agglutinées entreelles et avec le stigmate, sont introrses, munies ordinairement de deux sacs polliniques, quelquefois de quatre sacs (Périploce, Sécamone, etc.); les grains de pollen sont rarement libres (Périploce, etc.); leplus souvent, ilsdemeurent unis dans chaque sac, comme chez beaucoupd’Orchidées.enune ou parfois deux (Sécamone, etc.) masses cireuses ou pollinies, quis’échappenf, par la fente interne (fig. 1183). Le pistil se compose de deux carpelles mé*

Fig. 1182. — Diagramme de l<a fleur de l’Asclépiadede Syrie ( Asclepias syriaea) .

DICOTYLÉDONES

dians, fermés et libres comme dans la plupart des Apocynées (fig. 1182), mais dont les styles se soudent de bonne heure dans leur région supérieure stigma-

tifère; cette région est renflée en un corps pentagonal, contre les faces duquel s’appliquent les anthères; chaque face produit un liquide visqueux qui agglutine et relie les deux pollinies aussitôt après leur sortie de l'anthère (fig. 1183); de là, ces pollinies sont enlevées par les insectes, qui vont les déposer sur les stigmates de fleurs différentes. Chaque loge de l’ovaire renferme un grand nombre d’ovules anatropes pendants, à raphé interne. Le pistil est quelquefois concrescent avec les verticilles externes dans la moitié de la hauteur de l’ovaire, qui est semi-infère (Athérandre) .

Fig. H83. — Pollinies d’une Ascié- Le fruit se compose de deux follicules. La graine, piade (Ascieptas). rarement lisse (Sarcolobe, Finlaysonie), a presque

toujours son sommet hérissé, autour du hile, d’une aigrette de poils soyeux; elle renferme un embryon droit à cotylédons plans, muni d’un albumen charnu, en général peu abondant ; le plan médian de l’embryon coïncide avec le plan de symétrie du tégument.

Les genres peuvent être groupés en deux tribus :

1. Pérjpi.océes. — Pollen simple : Cryptolépide ( Cnjptolepis ), Cryptostégie ( Cryptostpgia ),

AthéraDdre ( Alherandra ), Streptocaude (Sltrptocaudon), Raphionacme (/i aphionacme), Périploce ( Periploca ), etc.

2. Cynanchées. — Pollen composé : Sécamone ( Secamone), Astéphane ( Astephanus ),

Philibertie ( Philibertia ), üxypétale ( O.rypeta/um ), Scbizoglosse (Schizogfossum), Gomphîcarpe ( Gomphocarpus ), Asclépiade ( Asclépios ), Domptevenin ( Vincetoaicum ), Ronlinie ( Houlima ), Cynancbe (Cytinnchum), Gonolobe (Gono/oous), Lachnostome ( Lachnostnma 1, Tylophore ( Tylvphora ), Marsdénie (Marsdenin), Iloyer (. Uoya ), Céropégie ( Ceropegia ), Stapélie (Stapelia), Duvalie ( Duvalia ), etc.

Les Asclépiadées se rattachent étroitement aux Apocynées, dont elles ne diffèrent que par la structure des étamines ; la transition s’opère par lesPériplocées, qui ont le pollen simple. Elles ont aussi les mêmes propriétés ; chez les unes, le latex est sucré et alimentaire (Oxystelme comestible, Gymnème lactifère, etc.) ; chez d’autres, il est vomitif (Sécamone émétique, Domptevenin officinal, etc.) ou purgatif (Cynanche de Montpellier, etc.) ; chez d’autres encore, il est vénéneux et sert à empoisonner les flèches (Gonolobe, Périploce, etc.).

oiéacées. — Les Oléacées comprennent 18 genres, avec 180 espèces, répandues dans toutes les contrées chaudes et tempérées ; on en connaît 31 espèces fossiles tertiaires, dont 9 Oliviers, 17 Frênes, etc. Çe sont les arbustes dressés, quelquefois volubiles à droite ou grimpants (Jasmin), des arbres, rarement des herbes vivaces ; les feuilles sont opposées, rarement isolées (certains Jasmins), simples (Olivier, Lilas, etc.) ou composées pennées (Frêne, etc.), sans stipules, rarement munies de stipules rudimentaires et filiformes ^Salvadore, Azime, Dobère). Les fleurs sont régulières, hermaphrodites, rarement polygames ou disoïque (Frêne, Forestière), parfois solitaires (Forsylhie, divers

OLÉACÉES.

Jasmins), le plus souvent disposées en épis, en grappes simples (Phillyrée) ou composées (Lilas, Troène, Frêne), en C3^mes bipares (Jasmin) ou en capitules (Nyctanthe). Elles sont ordinairement tétramères (fig. 1184), rarement pentamères (Jasmin grêle, etc.), hexamères (Jasmin nudiflore, etc.), ou sur un type numérique encore plus élevé, mais dans tous les cas avec androcée et pistil dimères.

Le calice, quand il est tétramère, à deux sépales latéraux et deux antéropostérieurs; quand il est pentamère, le sépale médian est antérieur; il est quelquefois nul (Frênes de la section Brumélioïde). La corolle tétramère a ses pétales situés diagonalement (fig. 1184); elle n’a parfois que deux pétales latéraux (Frêne d i pétale) ; ailleurs, elle avorte (Forestière, Frênes des sections Mélioïde et Brumélioïde, Oliviers de la section Gymnélée). Ordinairement concrescents en tube, les pétales sont quelquefois libres (Frêne, Forestière, Azime,

Dobère), ou bien ils sont concrescents sur les côtés en

' ng. 1104!. — i mu g raiu tue

face des étamines et profondément séparés ou même de la fleur de roiivier libres en avant et en arrière (Fontanésie, Linocière, dEurop e(Oieaeuropæa) Hotolée, etc.). Les deux étamines sont latérales, rarement antéropostérieures (Frêne dipétale, Jasmin, etc.), concrescents avec le tube de la corolle, à anthères introrses, rarement extrorses (Linocière), à quatre sacs s’ouvrant en long. Il y a quelquefois quatre étamines alternes avec les pétales (Tessarandre, Salvadore, Azime, Dobère, certains Linocières et Osmanthes). Quand les pétales sont libres, les étamines en sont indépendantes. Le pistil se composede deuxcarpellesalternes aveclesdeux étamines(fig. 1184), c'est-à-dire d’ordinaire médians, même quand il y a quatre étamines, rarement latéraux (Jasmin, Frêne dipétale, etc.) ; ces carpelles sont fermés et concrescents en un ovaire biloculaire, renfermant dans chaque loge deux ovules collatéraux anatropes ou semi-anatropes, ordinairement pendants à raphé externe, rarement ascendants à raphé interne (Jasmin, Salvadore, etc.), toujours épinastes par conséquent ; il y a parfois 3-10 ovules (Forsythie, Schrébère') ou un seul par avortement (Jasmin sambac, etc.). Le style est unique, court, à stigmate entier ou bilobé.

Le fruit est une capsule loculicide (Lilas, Forsythie, etc.), ou seplicide (Nycthanthe), une pyxide (Ménodore), une samare (Frêne, Fontanésie), une baie (Troène, Jasmin, Azime, etc.) ou une drupe (Olivier, Phillyrée, Chionanthe, Salvadore, etc.). La graine contient un embryon droit, à cotylédons minces avec un albumen charnu (Lilas, Forsythie, Olivier, etc.) ou à cotylédons épais sans albumen (Jasmin, Nyctanthe, Schrébère, Salvadore, etc.). Le plan médian de l'embryon tantôt coïncide avec le plan de symétrie du tégument (Troène, Jasmin, etc.), tantôt lui est perpendiculaire (Olivier, Lilas, Frêne, etc.).

La drupe de l'Olivier d’Europe est comestible avant sa maturité et l’on extrait de son péricarpe une huile qui tient le premier rang parmi les huiles alimentaires. Plusieurs Frênes (Frêne orne, F. rotondifolié) laissent exsuder de leur écorce un suc qui se concrète et forme une manne presque

DICOTYLÉDONES

exclusivement composée d'un principe sucré, la mannite (voir p. 540). Les Lilas, les Troènes et les Jasmins sont cultivés comme plantes d’ornement.

Les genres peuvent être groupés en trois tribus :

1. Jasminées. — Calice pentamère, deux étamines médianes : Jasmin ( Jasminum ), Méno-

dore ( Menodora ), Nyctanthe ( Nyctanlhes ).

2. Oléées. — Calice tétramère, deux étamines latérales : Lilas ( Syringa ), Forsythie ( For-

sythia)i. Frêne ( Fraxinus ), Linocière ( Linociera ), Troèn e(Ligustrum), Olivier (Olea), etc. :î. Salvadorées. — Calice tétramère, quatre étamines : Salvadore ( Salvadora ), Dobère ( Dobera ), Azime ( Azima ).

Les Oléacées sont une famille assez isolée, qui ne se rattache que d’assez loin aux' Apocynées, dont elles diffèrent notamment par la dualité des étamines, ainsi que par la dualité et l’épinastie des ovules. Le premier caractère distingue d’ailleurs les Oléacées de toutes les autres Gamopétales à ovaire supère.

it ésumé «les Gamopétales supérovariées «lu type isostémone régulier. —

Si l’on met à part les exceptions, les dix familles de l’ordre des Gamopétales supérovariées qui réalisent le type isostémone régulier peuventêtre distinguées entre elles, et des Solanacées qui ont servi de point de départ, par les caractères résumés dans le tableau suivant :

rr. '

2ÏÏ ’î •

(! isolées. Carpelles *

i- eûmes « opposées. Étamines

1 (stipulées

ouverts. (isolées

Feuilles (opposées

multiovulés

biovulés. Ovules^

trois

deux

deux

'cinq. Pollen

simple. .

composé,

Solanacées.

hyponastes. Borraginées.

épinastes. . . Convolvulacées.

Po/émoniées.

Oléacées.

Apocynées.

Asclépiadées.

Loganiées.

Hydrophy liées.

Gentianées.

Scrofulariacées.

Appareil végétatif. — Les Scrofulariacées sont des herbes ou des arbrisseaux, parfois grimpant à l’aide des feuilles (Maurandie, Lophosperme, Rhodochite, etc.), rarement des arbustes ou des arbres; les feuilles sont ordinairement opposées, parfois isolées (Molène, etc.), rarement vertieillées (Ixianlhe), simples et sans stipules, à limbe entier ou diversement découpé. Bon nombre d'entre elles, bien que pourvues de chlorophylle et de feuilles normales, sont parasites sur les racines d’autres plantes, notamment des Graminées (Rhinanthe, Mélampyre, etc.) ; les Lathrées sont également parasites sur les racines des arbres, mais, en outre, sont dépourvues de chlorophylle et ont les feuilles réduites à des écailles.

Fleur. — Les fleurs sont zygomorphes avec plan de symétrie médian, hermaphrodites, parfois en partie cléistogames (Linaire, Scrofulaire, Vandellio), solitaires axillaires (Gratiole, beaucoup de Véroniques, etc.), le plus souvent disposées en grappes et en épis terminaux (Digitale, Euphraise; Pédiculaire, Véronique en épi, Linaire vulgaire, etc.) ou axillaires (Véronique petit-chêne, V. de montagne, etc..), parfois en cymes bipares elles-

SCROFULARIACÉES.

mêmes groupées en épis (Molène) ou en grappes (Scrofulaire). Elles sont pentamères avec pistil dimère (fig. 1185), tantôt pourvues de deux bractées latérales (Scrofulaire, Gratiole, Molène, etc.), tantôt dépourvues de bractées (Digitale, Mûflicr, Véronique, etc.); leur formule ordinaire peut s’écrire ;

Le calice est gamosépale, persistant, avec le second sépale médian postérieur (fig, 1185), régulier ou zygomorphe; dans ce dernier cas, le sépale postérieur se réduit parfois à une petite dent (diverses Pédiculaires et Véroniques, fig. 1185,

D) ou même avorte tout à fait (Lathrée, Euphraise, Rhinanthe, etc.).

La corolle est gamopétale, rarement régulière (Molène, Bacope,

Physocalice), presque toujours zygomorphe par rapport au plan médian et souvent bilabiée; les deux

pétales qui forment la lèvre supé- FiS- 1185- — Diagramme floral : A, de la Molène noire . . ( Vorbascum nigrum 1 ; S, de la Linaire vulgaire ( Lina -

l’ieure sont parlois concrescents ria vulgaris); C, de la Gratiole officinale ( Gratiola

dans toute leur longueur, au point officinalis)-, D, de la Véronique petit-chène (Veronica ° ; Chamædrys),

de simuler un pétale unique plus

grand que les trois autres, ce qui fait paraître la fleur tétramère (Véronique, fig. 1185, D, etc.); l’ouverture du tube est quelquefois fermée par un repli de la lèvre inférieure (Linaire, fig. 185, p. 368, Muflier), de la lèvre supérieure (Collinsie) ou des deux lèvres à la fois (Calcéolaire), et sa base peut se prolonger en sac (Muflier) ou en éperon (Linaire, fig. 185). Les cinq étamines, alternes et concrescentes avec les pétales, sont rarement toutes égales et fertiles (Bacope, Molène noire, fig. 1185, A); la postérieure est parfois plus petite et les deux antérieures plus grandes que les latérales (Molène thapse, etc.). Le plus souvent, l’étamine postérieure est stérile, rudimentaire ou tout à fait avortée; les quatre autres sont seules fertiles, les deux antérieures étant d’ordinaire plus grandes que les latérales (Digitale, Muflier, Linaire, fig. 1185, B, etc.), rarement plus petites (Castillée, Angélonie). Ailleurs, l’avortement frappe non seulement l’étamine postérieure, mais encore deux des quatre autres ; ce sont tantôt les deux postérieures qui se réduisent à des staminodes (Ianthe, Ixianthe) ou s’annulent entièrement (Micranthème, Anticharide), tantôt les deux antérieures, qui demeurent stériles (Bonnaie, Curange, llysanthe, Gratiole, fig. 1185, C, etc.) ou disparaissent sans laisser de traces (Véronique, fig. 1185, D, Wulfénie, Pédérotc, Calcéolaire). Les anthères sont introrses, à quatre sacs s’ouvrant par deux fentes longitudinales. Le pistil se compose de deux carpelles médians, fermés et concrescents en un ovaire biloculaire, renfermant dans chaque loge un grand nombre d’ovules anatropes (fig. 1185), ou scmi-anatropes, se réduisant rarement à deux (Mélampyre,

DICOTYLÉDONES

Tozzie) ou à un seul (Tonelle); la fermeture des carpelles est quelquefois incomplète, ce qui rend l’ovaire uniloculaire à placentes pariétaux (Lathrée). Le style est unique, terminé par un stigmate entier ou bilobé, à lobes dorsaux, rarement commissuraux (Érin). Les carpelles sont quelquefois inégaux, l’antérieur (Schweinfurthie, Muflier majeur) ou le postérieur (Linaires de la section Génorrhine) étant plus développé que l’autre, à la fois dans l’ovaire et dans le lobe stigmatique correspondant.

Fruit et graiue. — Le fruit est une capsule loculicide (Véronique, Mélampyre, Euphraise, etc.), septicide (Digitale, etc.), à la fois septicide et loculicide (Molène, Gratiole, etc.) ou poricide (Muflier, Linaire, etc.), rarement une baie (Hallérie, Teedie, Dermatocalice, Leucocarpe) ou un akène (Tozzie). La graine renferme un embryon droit avec un albumen charnu, parfois peu abondant (Mélosperme) ou nul (Monttée, Wightie); le plan médian de l’embryon coïncide avec le plan de symétrie de la graine.

Principaux g-enres. — La famille des Scrofulariacées comprend 157 genres, avec environ 900 espèces, répandues par toute la Terre, mais surtout abondantes dans les régions tempérées et montagneuses; on en connaît 4 espèces fossiles tertiaires, dont deux Molènes et une Scrofulaire. Plusieurs de ces plantes renferment des principes vénéneux utilisés en médecine; citons seulement la Digitale pourpre, qui renferme un glucoside amer et vénéneux, la digitaline (voir p. 541).

Les genres peuvent être groupés en trois tribus principales :

1. Vepbascées. — Feuilles isolées, étamine postérieure parfois fertile : Leucophylle ( Lenco -

phyl/um), Molène ( Verbascum ), etc.

2. Antirriumées — Feuilles opposées, étamine postérieure stérile, pétales postérieurs

externes dans le boulon : Calcéolaire (Calccolaria), Linaire ( Linnria ), Muflier {Antirrhinum), Maurandie (Maurandia), Scrofulaire ( Scrophularia ), Pentstémone (Pentslemon), Collinsie (Collinsia), Mimule (Mimulus), Gratiole ( Gratiola ), Vamlellie ( Vandel lia), etc.

3. Rhinamiiées. — Feuilles opposées, étamine postérieure stérile, pétales antérieurs

externes dans le bouton : Digitale ( Diqilalis ), Véronique (Veronica), Gérardie (< Grrardia ), Caslillée (Casti/ leia), Euphraise (Euphrasia), Bartsie (Bar/sia), Pédiculaire (Pedicularis), Rhinanthe ( Rhinanthus ), Mélampyre ( Melampyrum ), Lathrée ( Lathriea ), etc.

Affinités. — Les Scrofulariacées se relient directement aux Solanacées, dont elles partagent l’organisation florale et les principales propriétés. Elles en diffèrent surtout par la zygomorphie prononcée de la fleur, zygomorphie qui s’accuse dans l’androcée par l’avortement de l'étamine postérieure et la didynamie des quatre autres. Ce sont, pour ainsi dire, des Solanacées à fleur zygomorphe et à étamines didynames. Mais, sous ce rapport, on observe bien des transitions qui rendent un peu indécise la limite de ces deux familles. Les Solanacées passent, en effet, aux Scrofulariacées par les Salpiglossidées, qui ont la fleur zygomorphe et les étamines en partie stériles; de leur côté, les Scrofulariacées passent aux Solanacées par les Bacope, Molène, etc.

Familles rattachées aux Scrofulariacées. — Aux Scrofulariacées Se rattachent huit familles, ayant comme elles la fleur complètement zygomorphe : ce sont les Labiées, Utriculariées, Gesnéracées, Bignoniacées, Acanthacées , Sélaginacées , Verbénacées et Plantaginées, dont nous allons esquisser les principaux caractères. Comme les Scrofulariacées se rattachent aux Sola-

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