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DÉVELOPPEMENTS DIVERS DE LA. RAMIFICATION

sa surface. Le membre est d’abord caché tout entier dans la partie où il se produit et dont il perce la couche périphérique pour s’allonger au dehors. La ramification est alors endogène , comme on le voit, par exemple, dans les racines des plantes vasculaires.

Développements divers de la ramification normale.

Laissons de côté les membres adventifs, qui ne comptent pas dans l’architecture de la plante, et, sans nous préoccuper de savoir si l’origine des membres est endogène ou exogène, suivons attentivement le développement d’un corps abondamment ramifié, afin de nous rendre compte des diverses modifications qu’il peut subir avant de revêtir sa forme définitive. Que la ramification soit terminale ou latérale, ces modifications sont parfois assez profondes pour rendre la véritable nature du système méconnaissable à qui n’en a point suivi pas à pas le développement progressif.

Développements divers «le la ramification terminale. — Dans une dichotomie ou une trichotomie, les membres nés côte à côte au sommet sont égaux à l’origine. 11 n'est pas rare que cette égalité parfaite se maintienne par la suite non seulement dans chaque fourche, mais encore dans toutes les fourches successives qui vont se superposant pour former le système définitif. La dichotomie est alors égale( fig. 20, .4). Parmi les Lycopodiacées, la tige des Psilotes (Psilotum ) et la racine des Sélaginelles ( Selagi nella) en offrent des exemples.

11 arrive fréquemment aussi qu’à la première partition et à toutes les partitions suivantes, l'un des membres de la dichotomie se développe beaucoup plus puissamment et se ramifie plus abondamment que l'autre : elle est inégale (fig. 20, B e t C).

Les segments successifs les plus vigoureux

forment alors en apparence un tronc unique et continu, bien qu’articulé, sur lequel les segments successifs les plus faibles paraissent insérés, à chaque articulation, comme autant de membres latéraux échelonnés. On donne à l'ensemble formé par la superposition des membres les plus puissants le nom de sgrnpode , et la dichotomie est dite sympodique.

Si c’est alternativement le membre de droite et celui de gauche qui à chaque bifurcation se développe plus puissamment et se ramifie plus abondamment que l’autre, le sympode est articulé, coudé alternativement en sens contraire et sa direction générale est droite, comme dans la tige de la Sélaginelle ( Sela -

Fig, 20. — Figure théorique montrant les divers modes de développement d’une dichotomie.

A, une dichotomie égale; Bt une dichotomie sympodique scorpioïde enroulée à gauche; C, une dichotomie sympodique héliçoïde.

r, membre de droite ; Z, membre de gauche.

MORPHOLOGIE GENERALE DU CORPS

ginella)-, il est dit héliçoïde (fig. 20, C). Si c’est toujours le membre du même côté qui devient le plus vigoureux et se ramifie le plus, le sympode, toujours articulé et coudé dans le même sens, se recourbe en spirale, comme dans la feuille de la Capillaire ( Adiantum ) ; il est dit scorpioide (fig. 20, B).

Développements divers de la ramification latérale. — Dans un corps ramifié suivant le mode latéral, on appelle nœud chaque disque transversal du tronc où s’attache un membre, et entre-nœud l’intervalle de tronc compris entre les insertions de deux membres consécutifs.

Grappe et ses modifications. — Il arrive souvent que les choses se poursuivent comme elles ont commencé. Le tronc continue de croître avec plus de vigueur que ses membres, de manière à conserver sur eux toute l’avance qu’il avait à l’origine. Chaque membre primaire se comporte de même vis-à-vis des membres secondaires qu'il produit, ceux-ci par rapport aux membres tertiaires qu’ils forment, et ainsi de suite. Cela est très net, par exemple, dans la tige de la plupart des Conifères (Pin, Sapin, Araucaria, etc.). Une pareille ramification latérale, complètement, régulièrement développée, est appelée en général une grappe. La grappe est simple, si le tronc ne porte qu’un seul degré de membres; elle est composée, s’il porte plusieurs degrés de membres ramifiés de la même manière.

Simple ou composée, la grappe peut, suivant la longueur i des intervalles qui séparent les membres et la longueur m des membres eux-mêmes, revêtir quatre formes différentes.

Si i et m sont tous deux assez longs, le système a une forme ovale plus ou moins allongée : c’est une grappe proprement dite. Si i est long et m très court, le système est très effilé : c’est un épi. L’épi est l’exagération de la prédominance du tronc sur les membres. Si i est très court et m long, le système a une forme sphérique, tous les membres ayant même longueur: c’est une ombelle. L’ombelle est, au contraire, la réduction du tronc, qui ne se développe que juste autant que ses membres latéraux. Enfin si i est très court et m aussi très court, tous ces membres courts, ramassés en tcte presque en un même point du tronc, forment ce qu’on appelle un capitule.

Cyme et ses modifications. — S’il arrive qu’un certain nombre de membres, formés à peu de distance du sommet et plus faibles que le tronc à l’origine, commencent de bonne heure à croître vigoureusement et par la suite se ramifient abondamment, pendant que le tronc croît à peine au-dessus d’eux et cesse bientôt de s’allonger, un pareil système, où le sommet du tronc est débordé par les membres latéraux, est appelé en général une cyme.

Suivant qu’il y a un seul membre prédominant ou plusieurs, la cyme prend deux formes différentes. Si deux, trois membres ou davantage, nés au voisinage du sommet, se développent dans diverses directions divergentes beaucoup plus vigoureusement que l’extrémité du tronc, qui cesse bientôt de s’allonger au-dessus d’eux, et si la chose se répète ensuite au sommet de chacun de ces membres, il se forme une fausse dichotomie (fig. 21), une fausse trichotomie, une fausse polytomie.La cyme est dite dichotome ou bipare (fig. 22, C), trichotome ou tripare, polytome ou multipare. 11 est clair que la cyme multipare ressemble à certains égards à une ombelle : aussi la nomme-t-on quelquefois

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