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Fis. 55
Lavande vraie ( Lavandula v eraj. A , courbe des poids d’eau chlorovaporisée; B, courbe des volumes de nectar émis. Les nombres indiquentles heures delà journée (27 juin), du matin au soir (d’après Bonnier).
(1) G. Bonnier : Les nectaires, Étude critique, anatomique et •physiologique (Ann. des sc. nat.,6e série, t. VII, p. 5, 1879).
PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DU CORPS
seconde. En modifiant la chlorovaporisation, on a pu rendre nectarifères des plantes qui ne le sont pas dans les conditions ordinaires, et inversement empêcher la production du nectar dans des plantes habituellement nectarifères.
Résumé des fonctions photochlorophylliennes. — En résumé, les fonctions qui dépendent de la lumière et de la chlorophylle et qui ont leur siège exclusif dans les chloroleuciles, en un mot les fonctions photochlorophylliennes, sont au nombre de quatre, savoir : la production même de la chlorophylle, l’absorption élective des radiations lumineuses par la chlorophylle, la décomposition de l’acide carbonique et l’assimilation du carbone à l’aide d’une partie des radiations absorbées, enfin la chlorovaporisation à l’aide d’une autre partie des radiations absorbées et la chlorosudation qui résulte chaque soir de la suppression de la chlorovaporisation.
Quand la plante verte est exposée au soleil dans de l’air chargé d’acide carbonique, ces quatre fonctions s’exercent à la fois. Si l’air est privé d’acide carbonique, il y a chlorovaporisation, sans assimilation du carbone. Si la plante verte est plongée dans de l’eau contenant de l’acide carbonique, il y a au contraire assimilation du carbone, sans chlorovaporisation. Enfin si l’eau ne renferme pas d’acide carbonique, il n’y a ni chlorovaporisation, ni assimilation du carbone. On peut aussi suspendre ces deux dernières fonctions à la fois, pendant l’exposition à l’air chargé d’acide carbonique, par l’action ménagée des vapeurs d’éther ou de chloroforme; les phénomènes physico-chimiques qui ont leur source dans les radiations absorbées par les chloroleucites sont supprimés par ces substances, tandis que les phénomènes physicochimiques qui ont leur origine dans le protoplasme continuent à se manifester. A diverses reprises dans cé qui précède, on a utilisé ce moyen pour séparer les fonctions protoplasmiques des fonctions photochlorophylliennes.