SYMÉTRIE ET PLAN DE L4 FLEUR
de feignes correspondent à cinq étamines composées. Le pistil est figuré par une section transversale simplifiée de l'ovaire ; c’est ainsi qu’il se distingue le mieux de toutes les autres parties. Les ovules y sont représentés par autant de petit ronds, qui indiquent leur situation et par conséquent celle des placentes.
S’il y a dans l'une des formations florales quelques feuilles avortées, on les marque par de petits ronds si elles sont nettement représentées, par de simples points si l’avortement en est complet. Quand les étamines sont réduites à des staminodes pétaloïdes, on les marque par des arcs de cercle.
C’est ainsi qu’ont été construits les diagrammes ci-joints, qui représentent l’organisation florale de quelques familles prises tant parmi les Monocotylédones (fig. 270-274) que parmi les Dicotylédones (fig. 275-280). Dans la fig. 274, on n'a pas tenu compte de la direction extroi'se des anthères chez les Iridées.
La séparation ou la concrescence des carpelles se trouvent déjà indiquées.
Si l’on veut marquer aussi, quand elle a lieu, la concrescence des autres parties soit dans le verticille qu’elles forment, soit d’un verticille à l’autre, il suffit de relier les signes latéralement ou radialement par des traits minces et ponctués.
Diagramme empirique et diagramme théorique. — Si 1 011 se borne à indiquer dans le diagramme les rapports de nombre, de position et de concrescence, tels qu’une recherche attentive les fait découvrir dans la fleur épanouie, on obtient un diagramme empirique. Mais si l’on fait entrer aussi dans le plan de la fleur le nombre et la position de parties qui ont complètement avorté et dont l’existence ne peut être constatée que par l’étude du développement, par celle de la structure, ou par la comparaison avec les plantes voisines, en un mot et d’une façon générale, si pour le construire on fait appel à des considérations théoriques, le diagramme ainsi établi sera un diagramme théorique (fig. 280).
Diagramme type. — Quand un certain nombre de dia-
, , , , . „ . . Fig. 280. — Diagramme
grammes empiriques ditlerents donnent tous le meme dia- théorique de la fleur gramme théorique, le diagramme théorique commun est le d*s^u™ari6es(d’api’ès diagramme type du système de fleurs considéré. L’établissement rigoureux de ces diagrammes types est un problème important, et dont la solution peut faire faire de grands progrès à la morphologie spéciale et par suite à l’étude des affinités des Phanérogames.
Une fois ce type floral obtenu, on peut considérer tous les diagrammes empiriques qui lui correspondent comme autant de formes dérivées, dans lesquelles certaines feuilles ont disparu, ou bien au contraire se sont ramifiées et ont été remplacées par plusieurs autres.
Formules florales. — La composition de la fleur peut être résumée aussi dans une expression formée de lettres et de chiffres, c’est-à-dire dans une formule. Une pareille formule a sur un diagramme l’avantage de se prêter à la généralisation ;il suffit d’y remplacer les coefficients numériques par des lettres.
Dans rétablissement des formules florales, on part de ce fait préalablement
VAN TIKGHBM, TRAITÉ, 2e ÉDITION. 27
démontré que la fleur ne renferme pas autre chose (pie des feuilles, simples ou ramifiées, et que le pédicelle borne toujours son rôle à être la commune origine et le support commun de ces feuilles. Dès lors il est permis de faire abstraction du pédicelle, de ne considérer que les feuilles et d’écrire que la fleur F se compose de l’ensemble, de la somme de toutes ces feuilles f, en posant F =: 1 f.
On développe ensuite cette somme de feuilles, S f, en autant de termes que la fleur contient de verticilles différents, en quatre termes par exemple, si la fleur est complète et si chacune des quatre formations ne renferme qu’un seul verticille. Ces termes se trouvant séparés par le signe +, la formule est très facile à lire. Chaque verticille ou formation s’écrit en fonction des feuilles qui le composent; il suffit pour cela d'affecter la lettre capitale qui désigne une de ces feuilles : S un sépale, P un pétale, E une étamine, C un carpelle, d’un coefficient numérique déterminé indiquant leur nombre, ou d’un coefficient indéterminé m, n,p , q, si l'on veut obtenir une formule générale.
Quand une formation contient plus d’un verticille, on répète l’expression du verticille autant de fois qu’il est nécessaire, en marquant d’un accent les éléments du second verticille, de deux accents ceux du troisième, etc.
Quand plusieurs feuilles sont unies entre elles, soit latéralement dans le même verticille, soit radialement d’un verticille à l’autre, par suite d’une communauté de croissance intercalaire à leur base commune, on les met entre crochets []. Si l’ovaire est infère, la formule sera tout entière entre crochets.
Si les verticilles successifs alternent, comme c’est la règle, le fait n’a pas besoin d’indication spéciale. Si deux verticilles successifs ont leurs éléments superposés, comme il arrive quelquefois, on en fait mention en mettant la lettre du premier verticille en indice au bas de la lettre du second ; ainsi, par exemple, E, désigne une étamine épipétale, c’est-à-dire superposée à un pétale. Si les carpelles sont ouverts, on affectera leur signe de la lettre o en exposant, G0.
Il est aisé de voir que cette notation se prête plus ou moins facilement à toutes les combinaisons. Aussi, sans y insister davantage, suffira-t-il de citer ici quelques exemples particuliers de ces formules.
Colchique ( Colchicum )
Butome ( Butomus ).
Tulipe (Tulipa)
Endymion ( Endymion ). . .
Jacinthe ( Hyacinthus )
Alstrémère ( Atstrœmeria ). .
Iride (Iris)
Ériocaule ( Eriocaulon )
Orpin ( Sedum )
Agrosteuime ( Ar/rostemmq )
Bruyère (Erica)
Morelle ( Solarium )
Primevère ( Primula )
Spirée ( Spiræa )
Poirier ( Pirus )
Noyer ( Jugions )
F — [3S + 3P -|- SE f3E']4[3C].
( I<y= 3S 4 3P 4 [3Cj.