‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 82 sur 129 · IL · texte numérisé non relu

IL

dF

et pour que l’équation (2) soit l’intégrale de (1) il faut et il suflU qu’en éliminant C entre

F(x,y,q^0 et =

un retrouve l’équation dérivée proposée (i). Mais e.\aminuns si l’équation

ne peut pas quelquefois être satisfaite par la même équation

c’est-à-dire, résulter de l’élimination de C entre cette dernière et son équation dérivée, eu donnant à L'non plus une valeur constante, mais une certaine valeur variable fonction de (x, ij). La dérivée totale de

serait dans cette hypothèse.

dF , dF

(IX (11

(IF

dï:

de , dC

CALCt’I. IMTF.GRAL.

ô!IO

qu’on |)cut mettre sous la furrac ilF

/, ,IC dc\<lF de dC \,IF

r-"rfF-Tx Irfï-"!

\ dx / ^ du y

de de

dF dtj

dx y ' ^

si donc In valeur de C en (x, y), est telle que l’on ait dF dF

de de ^ dë de ^

dF dx dF dy ’ ' '

dx

dy

cette équation dérivée reprendra 1a même forme que lorsque e était une constante, savoir

dF dF dy dF dF

■S*iÿ3î-"’

et par conséquent le résultat de l’élimination de e entre (2) et (5] sera encore f{x,y,p) = 0, c’est-à-dire que l’équation (1) sera aussi satisfaite par (2), quoique C soit remplacé par une fonction en x, y, et que dès lors F (x, y, f.')=0 ne soit plus une intégrale particulière. On peut remplir les deux conditions (4) de plusieurs manières; 1° en faisant

de

dx

et

ce qui indique que C’ ne contient ni x, ni y, on que C est une constante arbitraire. Alors la fonction F n’est autre chose que l’intégrale générale ; 2" en posant

ou

dF(x,y, e)

de

On obtient ainsi une équation en (x, y) et C, d’où l’on déduira une valeur de C que l’on substituera dans

Si cette valeur de C est constante, l’intégrale générale F(x, y, C) = 0

ne sera encore qu’une intégrale particulière; mais si elle renferme des

cnArmiE xiv.

ici y, l'intcgralc générale deviendra une solution singulière; 3“ on satisfait encore aux deux équations de condition (4), en posant siinullanénicnt

dF

et

dx dy

équations dont l'une ne peut exister sans entraîner l’autre, è cause de la relation

dF

La valeur de C tirée de l’une de ces dernières et substituée dans

donnera encore, en général, une solution singulière.

187. Solutions singulières déduites de Véquation dérivée. Exemples divers. — Nous avons déduit, dans ce qui précède, les solutions singulières d’une équation difTércnticllc, de son intégrale générale F {x, y, C) = 0, que l’on suppose par conséquent connue. — On peut aussi trouver les solutions sans coniiaitrc l’intégrale; en effet, soit

l’équation dérivée donnée,

son intégrale médiate cl

la dérivée immédiate de F. Puisque ces trois équations doivent coexister, il est visible qu’on peut considérer l’intégrale générale comme résultant de l’éliniination de p entre

f{x,y,p) = 0 et f(x,y, C,p)=0-,

si donc, on lire de colle dernière, la valeur de p

représentée, pour abréger, par-{(Ct qu’on la substitue Hans la première, l’intégrale générale prendra la forme

la coMslantc arbitraire étant renfermée dans la fonction or, on a

CALCUL IMTI-GHAL.

VU plus haut (pie lu solulion singulière s’obtient en èliiniiiaiit lu cunstniilc arbitraire entre l’iiitégralc cl sa dériviîe prise par rapport à celte constante et égalée à zéro; cette solution résultera donc de l’élimination de C entre

f (Jf. y. ’î') = <*

et

' dC

Cette seconde cqualton est satisfaite en posant

cl comme la fonction •{> tient lieu de j), on voit qu’il suffira d’éliminer P entre /■(x,y,p) = 0 et

Nous avons vu aussi dans le numéro précédent, que quelquefois runc des équations

lhï~ Ô ® dx ~ 0

peut donner des solutions singulières; il suit de là, que puisque l’intégrale générale F = 0 est maintenant

les solutions singulières seront aussi données par Tune ou l’autre des équations

dij d-\dy Ô dx d'^dx Ô’

équations auxquelles on satisfait en faisant

dp 0

c’est-à-dire,

Prenons pour exemples les équations dérivées

(ï* -L- 2t/*) p- — 4 jyp a* = 0, P* — ipx -I- 1/ == 0, dont les intégrales générales sont

./* — 2C't/ — a;5 — = 0, ùxy — 2x=)- == 4(a* — yf.

;io

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