LIVRE PREMIER. - INTÉGRALES DÉFINIES ET INDÉFINIES
Cette démonstration manque évidemment de rigueur, est-il possible de la rendre exacte?
Remarquons, pour nous en assurer, qu'eu posant
z=x+xv
!— i — « | eos ^ -F- y — i sln ^ J >
x — ii cos ", ,
y — usin •!;
et par conséquent le point dont les coordonnées sont x et y déerit une ligne droite issue de l’origine, et inclinée à 45 degrés sur l'axe des X.
..JL,, j
Transformer l’intégrale (7) en (8), c’est donc admettre que l’intégrale prise le long de OP soit égale à celle prise le long de OX. Si du point O comme centre, avec un rayon infiniment grand, on décrit un arc de cercle PX, on verra (334) que l'intégrale prise le long de OPX est égale à celle prise le long de OX; car, pour tous les points du plan la fonction e~‘' est continue et bien déterminée. Or on a pour un point de PX, en nommant R le rayon OP,
j = x + i = Rf coso ■+■ v — 1 sin?),
g- ••. g — S' (eu. a -r -t- <f- I sili if}'
e— dt = K (cos? + sjll?)>
ef comme le produit Rc~R'cu',:lf est infiniment petit lorsque R devient infini, pour toutes les valeurs de ? comprises entre oet l’intégrale prise le long de XP est
nulle. La transformation se trouve donc légitime à cause de deux circonstances fortuites en quelque sorte, et auxquelles on n’aviril nullement songé en la faisant.
342 Considérons eu fi n la formule
fao
- VF
i*-' ch = T(n).
Nous avons pose (326)
et elle est devenue
(loi f a-*****-11* («4- fi yf— i )mu’-'da = !'(«),
c’est-à-dire, en posant
a = pcosD, P — psinS,
f*' (cosjiu — v^— i sin?n) b—' du =
rt»j
P* ( cosnS 4- v— •
d'où l’on a conclu
in)
e“*"C0Sj3 uu"~‘ du = e~"" shlj3u u*-1 du —
I’(n)rosn9 f ’ F ( n ) soi n 0
ou zi désigne un nombre positif quelconque entier ou fractionnaire. Pour savoir si la transformation est légitime, remarquons qu'en posant
t = x 4-r y' — * = (a 3 v — i ) u = pu (cos 6 4- y — i sinff).
le point dont les coordonnées sont x et y1 est assujetti à parcourir une ligne droite partant de l’origine, et faisant avec l’axe des X un angle 0.
Soit OP cette ligne. Notre transformation revient U admettre que l’intégrale prise le long de OP est égale à celle prise le long de OX; il sullit, comme dans le cas précédent, que l’intégrale prise le long d’un arc de cercle PX, de rayon infiniment grand, qui réunit les deux lignes soit égale à zéro; or sur les points de cet arc on a
x - It cos g 4- V — i sin ç , .
et la différentielle à intégrer contient le facteur e ~ 11 c"“ f qui la rend nulle lorsque R est infini, pourvu que 5, qui est la limite de f, soit inférieur à c'est-à-dire pourvu que a et /3 soient positifs.