‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 2)Chapitre 85 sur 245 · Une équation de la forme · texte numérisé non relu

Une équation de la forme

(i) Pdx-hQdy-hJ^dz^o

ne correspond pas toujours à une relation entre jc, y et z. Il est facile de voir que les fonctions P, Q, R doivent remplir, pour qu'il en soit ainsi, une condition nécessaire. De l'équation (i), on déduit, en effet,

W dz = -^ldx-^dr,

et par suite,

donc

et par suite, en remarquant que P, Q et R contiennent :; qui est supposé fonction de X et de j,

dy dz dy dx dz dx" en remplaçant j- et 7- par leurs valeurs (3), effectuant et réduisant, on en déduit ,^, /rfQ rfK\ ^{dK dP\ „/dP dQ\

(^î ^[^-■^)-^^{di-dl)^''[d^-:^)='''

et cette équation doit avoir lieu pour toutes les valeurs de x, y et z qui satisfont k la proposée. Deux cas peuvent se présenter : ou l'équation (5) est identique, et alors la condition est évidemment remplie ; ou elle établit entre x, yetz une relation qui doit être la relation cherchée elle-même, et si Téquation (i) n'est pas une conséquence de l'équation (5), il faut conclure qu'elle est impossible.

Soit, par exemple, l'équation

(6) (6:r^^2 — 5 yz^) dx -^ [5 x\rz — ^xz')(/y-h [j^ x-j'^ ^ 6 xyz^) dz = o ;

en formant l'équation (5), on voit qu'elle est identique. La théorie précédente permet alors de se demander à quelle relation entre x.yeiz convient l'équation (6). Soit encore

(A) (2— r) dx-\-xdy-\- (j^ — z)dz = Oy

l'équation (5) devient alors

Or on en déduit

(C) dz = dx-hdy,

et comme les valeurs (B) et(C) de zetde dz rendent l'équation (A) identique, on doit en conclure que l'équation (A) est possible et qu'elle a pour solution unique

Soit enfin

zdx — ydy H-/ dz = o;

l'équation (5) devient, dans ce cas,

et comme 2=0 n'est pas une solution de la proposée, celle-ci est impossible et ne correspond à aucune relation entre a?, y et z.

218. Les résultats précédents peuvent être généralisés. Une équation entre quatre variables x^ y, z, u et une constante arbitraire, donne, par l'élimination de la constante, une équation différentielle totale de la forme

(i) Vdx + Qdy-\-l^dz -f- Srfw = o.

Mais il existe entre les fonctions P, Q, R, S, des relations nécessaires. Si, en effet, dans l'équation (i) on considère u comme une fonction des variables indépendantes X, y y z, et que l'on remplace du par sa valeur,

j du j du j du ,

dx^ dy, dz, étant arbitraires, leurs coefficients devront être nuls, et l'équation (i) entraînera par conséquent les trois suivantes :

dz

En résolvant ces équations par rapport aux dérivées partielles de u qui y figurent, et écrivant que l'on a

d fdu\ d^ ldu\ dy \dx) "" dx \dy) '

d fdu\ ^ rf /du\ dz \dy) ~" dy \dz)^

d fdu\ jrf fdu\ dx \dz) dz \dx) '

on trouve, en ayant égard aux valeurs ^^ j" ' ^ ' ^i' ^^^^ supprimant les termes

qui se détruisent :

^ /rfP dQ\ „ /rfS dP\ - fdQ dS\

„ fdQ rfR\ „ /dS dQ\ ^ fdK dS\ ^[■^-■di)^^[-^-^)-^^(d^--dl)'='''

^ fdR dP\ /rfS rfR\ „ /rfP dS\

et ces trois équations doivent être satisfaites identiquement pour que Téquation (i) puisse se déduire d'une relation entre ^r, y, z, u et une constante arbitraire.

219. Lorsque p variables a?,, .rj, ..,a7p sont liées par n relations, contenant a /i — I constantes arbitraires, on peut éliminer ces constantes entre les équations proposées et leurs différentielles totales; le résultat de cette élimination est évidemment de la forme

(i) X.rfx, •+- X^dxi 4-. . .-\-\pdxp=zo.

Réciproquement, si une telle équation est donnée, et que l'on y considère p — n des variables comme fonctions inconnues des n autres, on pourra écrire immédiatement n équations qui sont la conséquence nécessaire et en quelque sorte la traduction de l'équation fi). Si par exemple it?,,a72,.,.,a7p.„ sont fonctions de^^„+,, ^p-«+2 , . . . , ^p» on aura

■T- dXn-p^y -+- -7- dXn-p^,-\ »" ;7^ ^

"•*•/>— 11+ 1 Ua,p — B-J.J U,A,p

et les autres différentielles s' exprimant de même, on pourra, après les avoir remplacées par leur valeur, égaler à zéro les coefficients des n différentielles arbitraires dxp n+i » do0p^n-h2^'"fdo0p; on obtiendra ainsi n équations entre p ^n inconnues. Si n est égal ou inférieur tàp — n, il n'existe aucune condition nécessaire entre les coefficients X<, Xa,..., X^; mais, dans le cas contraire, ces fonctions sont assujetties à des conditions sur lesquelles nous aurons à revenir.

EXERCICES

1. Éliminer les constantes a et 6 et former l'équation différentielle du second ordre à laquelle satisfait la fonction j définie par Téquation

xy = ae* -f- be-'.

2. Éliminera, b, c, rf et former l'équation différentielle du troisième ordre à laquelle

satisfatt la fonction 7 définie par . l'équation

On trouve

Lrf^ "^ \dx) dx] l\dx) ]^^ dx \d^^] ' 3. Éliminer la fonction arbitraire de Téquation

z X ^ \x xj

et en déduire l'équation aux dérivées partielles

dz dz

dx " a r

k. Éliminer les fonctions arbitraires de l'équation

z ■:= X 9 [ax + by) -f- r^p [ax -+- &j), et en déduire l'équation

dy^ dxdy dx^

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