LIVRE TROISIÈME. - APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES. N
et l'on a, par conséquent, quelle que soit la variable indépendante,
p dxd2y — dyd2x
Cette formule s'applique commodément lorsque les coordonnées x et y sont données en fonction d'une troisième variable.
498. Lorsque la variable indépendante est l'arc même cle la courbe considérée, l'expression du rayon de courbure peut être transformée à l'aide de la formule
dx* -\- dy- = ds2 , et de
dx dx x -+- dy d7y = o ,
qui s'en déduit par la différenciation; nous avons donné (174) le détail de cette transformation qui conduit à la formule remarquable
o2~~\~dF) + \d*) '
Cette formule est susceptible d'une interprétation géométrique élégante et souvent utile.
A partir du point donné M portons, sur la courbe et sur la tangente, deux longueurs infiniment petites MM', MT, dont c désigne la longueur commune. Les coordonnées du point M' sont, en négligeant les infiniment petits du troisième ordre,
dx i ds 9.
dKv ds>
dy i
.>'-+• -7-CT + as -?.
rf'r ds'
;oureusemeut
dx ds
dy ds
on a, par conséquent,
et par conséquent.
L — (ïlfYjL- (d2rV 4-M7Ta
p' ~~ \ ds* ) + \ ds> ) — a* ' d'où l'on déduit
i99. La première expression trouvée pour le rayon de courbure couduit a un théorème équivalent au précédent, et qui, dans certains cas, est d'une forme plus commode. Si l'on prend pour axe des x la tangente en un point, et pour axe des y la normale, l'équation
P= devient
[-mi
d\r dx*
\dx7
y et T" ^tant nu's» P0UP x = °» 8* 'on nomme * l'ordonnée correspondant à une abscisse infiniment petite A, le théorème de Maclaurin donne, en négligeant les infiniment petits du troisième ordre,
2 dx1 et par conséquent
\dx*)
Cette formule diffère de la précédente en ce que l'ordonnée k y remplace la distance M'T. Or ces deux lignes, dont les directions forment un angle infiniment petit, ont à la limite un rapport égala l'unité, et la substitution de l'une a l'autre ne change pas la limite du rapport dans lequel elles figurent.
L'équation ( i ) est équivalente au théorème suivant :
Le rayon de courbure, en un point M d'une courbe, est égal au carré d'une longueur infiniment petite MP portée sur la tangente a partir de ce point, divisé par
le double de la ligne PQ perpendiculaire à MP, et comprise entre le point P et la courbe.