LIVRE PREMIER. - ÉTUDE DES DIFFÉRENTIELLES ET DES DÉRIVÉES
Il suffit de prendre les logarithmes, puis les dérivées des deux membres de l'équation ; on trouve
cot x 4- cot ( x -h — ) -f- . . . -f- cot ( x H * ) = m cot mx.
Emploi des dérivées pour l'étude des fonctions .
44. Lorsque l'accroissement infiniment petit d'une fonction est de même signe que celui de la variable, on dit que cette fonction est croissance; elle est décroissantedansle cas contraire. En adoptant ces définitions et disant, par exemple, qu'une fonction est croissante, cela signifie évidemment croissante avec la variable.
Lorsqu'une fonction ç (x) est croissante, sa dérivée est positive, car la fraction
— 1 — ^— - dont cette dérivée est la limite, est constamment positive; si la fonction (f (x) est au contraire décroissante, la dérivée est négative. Ces remarques évidentes sont souvent utiles dans l'étude des valeurs successives d'une fonction; nous en donnerons quelques exemples :
i° Considérons la fonction
la dérivée est
xcosx — sm.r
et comme, entre les limites x = o, x = -* on a toujours x < tang x, et par suite
x cos x — sin x < o, cette dérivée est négative : la fonction est donc décrois-
santé ; et cette fonction étant d'ailleurs égale à l'unité pour x = o, et à - pour x = -» elle est, pour toute valeur intermédiaire de x, plus petite que l'unité et plus grande que^-
2° Soit la fonction
j = /(i-hir) — x;
la dérivée est
Elle est négative pour les valeurs positives de x, la fonction est donc décroissante, et comme elle est nulle pour x = o, on a pour toute valeur positive de x
3° Considérons enfin la fonction
yz=i (i-\-x) — X H
dont la dérivée est
y' = n-jr = .
cette dérivée étant positive pour les valeurs positives de x, la fonction est croissante. et comme elle est nulle pour x = o, elle est constamment positive et Ton a
/(i +x) — jr-h— >o,
en sorte que, pour toute valeur positive de x, /( i -f- ary est compris entre œ et ac — - • on peut par conséquent le représenter para- 5 étant moindre que l'unité.
Ordre de grandeur d'une dérivée infiniment petite.
45. Considérons une fonction de x. ç (x), qui s'annule pour x = o. La dérivée ç'(ar), pour la valeur zéro de la variable, est égale, par définition, à lim y ****' ? ° .
c'est-à-dire à la limite du rapport ^— -• Elle est nulle par conséquent toutes les
fois que pour de très-petites valeurs Aox, f i.r) est infiniment petit d'ordre supérieur à celui de x.
On peut aller plus loin : lorsque x étant infiniment petit du premier ordre, o ( x ; est infiniment petit de l'ordre n9 o' [x) est infiniment petit d'ordre n — i. On peut en effet, dans ce cas, représenter ffix) delà manière suivante :
A étant une constante et £ une fonction de x qui s'annule avec la variable. On aura par suite, en nommant ê' la dérivée de c,
(?.; ?' (x) = nx—1 f \ -f- i) + x" i'.
Or je dis que xî tend vers zéro. Cela est évident lorsque s ne croit pas indéfiniment. Examinons donc seulement le cas ou s' est infini lorsque x est nul; considérons la courbe dont l'équation est v = i , cette courbe passe par l'origine et est en ce point tangente à l'axe des y.