‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 3)Chapitre 47 sur 504 · LIVRE PREMIER. - ÉTUDE PES DIFFÉRENTIELLES ET DES DÉRIVÉES · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. - ÉTUDE PES DIFFÉRENTIELLES ET DES DÉRIVÉES

La recherche d'une dérivée partielle se fait absolument comme celle de la dérivée

d'une fonction d'une seule variable et n'exige aucune explication nouvelle.

Si 9 (oc, y, z).est une fonction de trois variables x, y, z, les dérivées partielles par

rapport à ces trois variables s'écrivent de la manière suivante :

dff dy df dx* dy} dz

Le sens qu'il faut attacher à ces expressions résulte de ce qui précède. -X est la limite du rapport de l'accroissement infiniment petit de 9 à l'accroissement correspondant de x, lorsque y et z restent constants ; de même, dans le calcul de -j-, xetz

sont tous deux constants, x et y le sont dans le calcul de-r?-

51. La fonction considérée 9 restant la même, peut être exprimée d'une infinité de manières différentes, car on peut substituer aux variables x, y, z, trois variables nouvelles qui en soient des fonctions déterminées. En posant, par exemple,

« = +1 (x9y,z), vz=:$7(x,yfz), tv=z^(xfy,z),

la fonction 9 pourra être exprimée au moyen de u, v, w, et il y aura lieu de considérer les dérivées partielles -j^> -r» -A* Nous verrons plus loin le moven de les cal- 1 du dv dw r

culer sans qu'il soit nécessaire de former explicitement l'expression nouvelle de la fonction 9. Mais il est bon de remarquer dès à présent que, pour déterminer la

valeur de -p, il ne suffit pas de connaître la fonction 9 et la variable u. Cette dérivée

dépend aussi du choix des deux autres variables v et w que l'on adjoint à u pour exprimer 9, et qui doivent rester constantes dans la différentiation. Considérons, par exemple, la fonction

on a

Posons

9 prend la forme

cp = x1 ( x -h y H- z) yz ;

-^-z=.ix [x-hy-h z)yz + x*yz.

x+y+ z = u, yz=:v; l = x*uvf

fii PREMIERE PARTIE. - CALCUL IMFFÉRENTIEL.

et sous cette forme on a

-r- = o.jffii* = 2 i ' • x -f- > ■ -r c >*w.

On voit donc que la même fonction 9 peut avoir, par rapport à la même variable x. «les dérivées partielles très-différentes, et que ces dérivées dépendent du choix des variables que Ton adjoint à x pour exprimer ç et qui restent constantes dans Topération.

52. L'exemple précédent ne peut laisser aucun doute sur l'exactitude de la proposition énoncée. Nous croyons utile cependant d'ajouter quelques explications pour faire mieux sentir la raison de la différence que nous signalons.

Considérons, pour plus de clarté, une fonction de deux variables seulement

cette fonction z peut s'exprimer également au moyen de x et d'une nouvelle variable ayaut avec les deux premières une relation connue. Si Ton choisit une variable // définie par l'équation

on peut, entre les équations [i, et ■' 2 >, éliminer v et en déduire une relation de la forme

La dérivée p prise dans l'équation (ij est la limite du rapport de l'accroissement de z à celui de x, lorsque y reste constant.

La dérivée -£- prise dans l'équation (3) est la limite du rapport de l'accroissement de z à celui de .r, lorsque u reste constant.

Or il est clair que, y restant constant, // est variable, et, u restant constant, y est

variable; les deux valeurs de ^-déduites des équations fi) et (3) n'ont donc pas la

même définition, et il est tout simple qu'elles ne soient pas égales.

Si Ton considère l'équation (1) comme représentant une surlace, ^ est la limite

du rapport de l'accroissement de z à celui de x lorsqu'on se déplace sur la surface sans changer y, c'est-a-dire sur une section parallèle au plan des ZX. En déduisant

au contraire -r- de l'équation (3), on calcule le rapport de l'accroissement de z à

celui de x, lorsqu'on se déplace sur la surface en laissant à u une valeur constante.

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