‹ Traité de calcul différentiel et de calcul intégral (volume 4)Chapitre 101 sur 454 · LIVRE SECOND. - DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. - DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE

à l'unité en valeur absolue; un terme tel que (4) a donc la partie réelle et le coefficient de V^ dans la partie imaginaire moindres tous deux que «„-«,,,. Or la série à termes négatifs dont le terme général est a,, — «„,,

est évidemment convergente et a pour limite — «„; i^ en est donc, à fortiori, de même des deux séries dont les termes sont moindres en valeur absolue. Le produit de P„ par ( i — ^) tend donc vers une limite déterminée, et, en excluant le cas où ^7= I, il en est de même de P„. On peut énoncer la proposition précédente en disant que si les coefficients a^, a,,...,an, vont en diminuant et tendent vers zéro, les séries

(5) rtu4-a, cosy -t-rtî cos 2'j>. . . -l-a„cosn(î>-|-. . .,

(6) «, sin ^-t-rtjsin 2q>. . . + n„s\n nr^-h- - -,

sont convergentes pour toute valeur de l'angle 9, en exceptant toutefois, pour la première, l'hypothèse 9 = 0.

Si l'on suppose 9 = ;r, la première de ces séries devient

«0 — a, -t- «2 — «3 -h ... , et l'on retrouve le théorème déjà démontré (246).

Transformation d'Euler.

250. Une série étant donnée, on peut la transformer en une autre, soit par un nouveau mode de groupement des termes, soit au contraire par la décomposition de chaque terme en un nombre fini ou infini de parties, soit enfin par l'addition de termes nouveaux dont l'ensemble se détruit. L'une des transformations les plus célèbres est celle qu'Euler a proposée pour une série ordonnée suivant les puissances d'une variable.

Soit la série

Posons on aura

(3) ^^".+"'T^.+"'iTTyr^+"'ïTi^'

Mais on a (225)

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