Dérivées de ^^, pour a; = o. — bn posant
ces m arclang:r •
[i+xr
et calculant m et -7^5 on vérifie facilement la relation dx »
( ,j ^î'j 1^ , f 2„j ^ 2) ^ L!f 4- 7n (m -h 0 M = o; ^ ' dx' ^ dx
on en conclut, en différentiant p fois et faisant x = o,
/dP+^u\ .dPli
et par suite, si/? est impair et égal à ik -^ i ,
et û p est pair et égal à 2^,
dx'
m.[m+ i). , .[m+ ik — T
Dérwées et différentielles ci- ordre supérieur pour les fonctions de plusieurs variables indépendantes. Notation adoptée.
159. Lorsqu'une fonction contient plusieurs variables indépendantes, on peut en former la dérivée par rapport à l'une quelconque d'entre elles ; la notation au moyen de laquelle on représente cette dérivée est la même que dans le cas d'une seule variable indépendante. Si l'on a
les dérivées de u par rapport à x,y, z, sont désignées (50) par ^, ^, —• Les dé-
Cl ^ Cl y ciz
rivées du second, du troisième ordre, etc., par rapport à l'une de ces variables, seront désignées de même, conformément aux notations indiquées plus , , d'il d'^ii d'^u
Lorsque l'on prend la dérivée de u par rapport à x, puis celle du résultat par rapport à r, ou plus généralement lorsqu'on prend un certain nombre m de fois la dérivée par rapport à une variable x, puis un nombre ji de fois la dérivée par rap-
port a j, on désigne le résultat de ces opérations par "•
De même, si l'on avait à prendre la dérivée m fois par rapport à x, n fois par
rapport aj, puis/> fois par rapport a s, on désignerait le résultat par ^^ ~ •
^ * ^ ^ * dx"' dy" dzP
Possibilité d' intervertir les différentiations .
160. L'étude des dérivées prises successivement par rapport à des variables différentes, conduit à un résultat important. L'ordre des opérations n influe pas sur le résultat.
Pour commencer par le cas le plus simple auquel se ramènent tous les autres, supposons que l'on prenne la dérivée d'une fonction u d'abord par rapport à x, puis la dérivée du résultat par rapport à j, et prouvons qu'il reviendrait au même de
prendre la dérivée par rapport à j, puis celle du résultat par rapport à x. Démontrons, en un mot, que l'on a
d'^ u d'il
dxdy dfdx '
soit
on a par définition
du __.. ■j[x-\-^x,y) — <if[x,y) <sl[x-^^x,y)—'lf[x, y)
dx ^x A^
£ étant infiniment petit en même temps que Ax. Si l'on donne, dans cette égalité un accroissement Aj à y, et qu'on divise par Ar les accroissements correspondants des deux membres, on aura
du '7ïx y (x + Ax, >• + A}-) — cp(.r + A.r. r) — yl-y. r+A)-) +^ [x:,x) Aj
^^' \r ~" A^Ar AT'
on a de même
du q> [x , 7'+ Ar) — a'(^, v) dj- AJ- +^"
£, tendant vers zéro avec A/, et en changeant x en x + Aa? et égalant les accroissements des deux membres respectivement divisés par Ax, on en conclut
du
dy tp (^ H- A:r, y + Ar) — v^[x -\- \x, }-) — v^[x, y-\- ^y) H- y [^,r) A^. ' ' ' \x A ,r ly A .r
Ordansces formules, comme (136) et pour les mômes raisons, — et -^ ont pour
limite zéro, d'ailleurs les premiers termes des seconds membres dans les équations ( 1 ) et (2) sont identiquement les mêmes, les premiers membres de ces équations ont donc la même limite. On a donc
du du
,. dx ,. dy
lini r= Uni
c'est-îi-dire
comme on l'avait annoncé.
dx dy dydx
161. Deux différentiations consécutives par rapport à des variables différentes pouvant être interverties, il est clair que si l'on a un nombre quelconque de diffc-
iUS PREMIÈRE PARTIE. - CALCUL DIFFÉRENTIEL,
rentiations à effectuer successivement, l'ordre dans lequel elles s'exécuteront est indifférent. La démonstration est identiquement la même que celle qui sert en arithmétique pour prouver que l'ordre de deux facteurs consécutifs pouvant être changé dans un produit, on peut, par cela seul, disposer tous les facteurs dans un ordre arbitraire.
Différentielles des divers ordres pour les fonctions de plusieurs
variables.
162. Soit 11 = (^[x, y) une fonction de deux variables indépendantes. Si l'on attribue à chaque variable un accroissement infiniment petit, il en résultera, pour la fonction 9 [x, y), un accroissement infiniment petit que l'on peut remplacer par tout autre infiniment petit ayant avec lui un rapport dont la limite soit l'unité. On a vu (54) qu'en désignant par dx ei dy les accroissements infiniment petits des deux variables, on peut ainsi représenter l'accroissement correspondant de la fonction par
, du , du j du= -j— dx -\ — j- dr.
dx dy
Si l'on attribue de nouveau à a? et à 7 des accroissements égaux à ceux qu'ils ont déjà reçus, du, qui est fonction de x et dey, aura lui-même une différentielle que l'on désigne par d"^ u, et l'on aura
, /du\ , , fdu\ J d'u J ^ ^ d'u J , ^ ^' " ^.,:
En attribuant de nouveau à ^ et à/ des accroissements égaux didx eik dy, d^ u, qui est une fonction de x et de y, aura une différentielle d^ u donnée par la formule
En continuant à former les différentielles successives qui correspondent à des accroissements constants attribués à ^u et ky, on trouve par induction la formule
,/. „ = 'Jpi d,. + n -jp^ d^- dr + îil^i^l -^, <h'-' </,-. + ... + 0 dr .
dx" dx"-' dy ^ 1.2 dx""dy' '^ «J
que l'on écrit symboliquement
f du J du , \"
Dans le second membre de cette formule, il faut remplacer les puissances de du par
des différentielles d'indice égal à leur exposant, ainsi
ldu\i' fdu\i
devra être remplacé par
dP+iii
dxP dy
Cette formule a été vérifiée pour les valeurs i, 2, 3,..., de /i. Pour montrer qu'elle est générale, il suffit de faire voir qu'en admettant l'équation symbolique
, l du j du , \"
on en déduit, en adoptant les mêmes notations,
[du , du , \''+'
Pour le démontrer, remarquons que, c?"w étant une fonction de^ et dej, la différentielle est donnée par la formule
<:/"+! u= j~ {d''u) dx H- j- {d"u] dy;
il faut donc prendre la dérivée par rapport à x de l'expression qui s'écrit symboliquement
[du , du j X"
multiplier cette dérivée par dx, puis prendre la dérivée de la même expression par rapport à/, et la multiplier par dy. Or si l'on multipViait l'expression par
du j du j
afin de former
/du , du , \"+'
[d^'^^-^dj''^^-) '
on aurait précisément les mêmes calculs à faire, et les résultats s'écriraient absolument de la même manière En prenant en effet la dérivée par rapport à^r d'un terme quelconque
dxP d} 1
et miiliipliant celle dérivée par d!a;, on trouve
A ■ -, r- dx''-^' dyi ,
dxi'^' dj-^
ce qui est identique, pour l'écriture, au terme qu'on aurait obtenu, en multipliant symboliquement
dPu diu
# * dxP "dp '
par -T- dx. De même en prenant la dérivée par rapport à j, et multipliant
par dy, les termes obtenus s'écriront de la même manière que ceux que l'on
obtiendrait, en multipliant l'expression par -r- dy, en sorte que l'opération qui
fournit la différentielle totale 6?"+' w, conduit à écrire les mêmes termes que la multiplication par
du , du , ~j- dx -\- -j- dy:
dx dy
Si donc on admet que d"u s'écrive comme
[du , du , \"
on peut en conclure que /f*"*"' u s'écrira comme
/du , du , \"+'
[d^'^^'-^dj^^n '
163. La même règle s'applique aux différentielles d'une fonction d'un nombrequelconque de variables: si l'on a
on trouve, absolument de la même manière,
, [du , du , du j du , \"
la puissance étant entendue symboliquement comme dans l'exemple précédent.
164. Si une fonction dépend de plusieurs variables qui soient elles-mêmes de^i fonctions connues d'autres variables considérées comme indépendantes, on doit remarquer que les formules précédentes ne s'y appliquent pas. Soit, par exemple,
p et q étant des fonctions connues des deux variables x ei y; on a
, . , du j du ,
Car lorsqu'il s'agit de différentielles premières, peu importe le choix des variables indépendantes, et rien (138j ne les distingue essentiellement des autres. On peut donc supposer que/? et q remplacent xeiy. 31ais si l'on veut calculer J^m, il ne faut pas oublier que l'on désigne ainsi la différentielle de du, lorsqu'on attribue, de nouveau, à a; et à j des accroissements infiniment petits égaux à ceux qu'ils ont déjà reçus. A ces accroissements égaux, correspondront, en général, des accroissements inégaux de p et de q, en sorte que, en différenliant l'expression ( i ) pour former d'^u, dp et dq ne devront pas être regardés comme constants, on aura donc
,, d'u d'u , ] , d-u , , du . du ,
et en continuant ainsi l'on est conduit à des formules compliquées et rarement utiles.
Dérivées d ordre supérieur des fondions implicites.
165. Les considérations précédentes permettent de calculer les dérivées d'ordre supérieur des fonctions implicites de plusieurs variables; la méthode la plus simple consiste souvent à former la différentielle totale de la fonction dont on veut avoir les dérivées partielles, et ces dérivées sont les coefficients des diverses puissances des différentielles de variables indépendantes, divisés respectivement par les facteurs numériques connus.
11 suffira de développer cette méthode sur un exemple. Soient
On propose de déduire, de ces équations, ^, d^' d^'' ^^"^ ^ parvenir, nous
calculerons c?'* z , en supposant dx et cÇx constants, et quand nous l'aurons obtenu sous la forme
d'2=i A dx' -^--f.hdxdy-^C </> ',
nous aurons
dx' ' ' dx dy
Les équations proposées donnent, en remarquant que d^ x et i/^r sont nuls, mais que d"^ y. ne l'est pas,
, dvi dm
dz ^ —j- dx -\- -r^ dx , dx dx
dy^ = -^- dx ^ r^ d X,
^ dx d a
dx
dx dx
dx-
Éliminant entre ces équations du et c?^ a, on obtiendra, pour d^z, une expression de la forme demandée, et le problème sera résolu. On trouve ainsi
d^z__d'rf d'<f dx d''<i(l dx \ d^
dx^ ~ ~dx'''~ ^ dx dx "d^ 71^ \ d^ j '~ dlc
d^z dr'
dx d(t> dx''
\dx /
d-i^ dx
dx fdj> dx
dx dy dx''
dj^ dx
[dx!
d'^ d (f dx dx
dx ( d'if dx
d(f d'^^ dx dx dx^
dx' dx dx d-ii dx''
(di> [dx
d-if ' '' fd^y dx ' /d^Y dx \dx) \dxj
La même méthode permettrait de calculer les dérivées d'ordre plus élevé, mais les résultats deviennent de plus en plus compliqués.
166. On peut aussi chercher les dérivées de z successivement et en les déduisant les unes des autres. On a en effet, en différentiant les deux équations données par rapport à x, et traitant j comme une constante,
dz d<f drf dx
' dx dx dx dx
d-^ d-if dx
^ dx dx dx
et, par l'élimination de ^ »
d ç dz d-^ d-^ d JL
Tx-^'-Tx~"drx~Q = '^'^''^'-^'
dcf.
Les mêmes équations, différentiées par rapport à j, donnent
et l'on en déduit
dz dy'
dtf dv.
d'x dy
d-ij da.
~ da. dy
do
dz dy'
da.
p et q étant des fonctions connues de ce et de a, il suffira de remplacer successivement dans ces formules la fonction (p par y,, puis par 92, pour obtenir
dp dp dq ^ dq , ^ , ,. , 1 ,, • , , ^ . .
dx' dy' dx dy' ^ est-a-dire les secondes dérivées de z. On trouve ainsi
drf,
dp^
dtsj,
da
dx
' dx
drsjs
dx
1^ da.
dp
da.
dy~
■ dii '
dq
do,
dy~
da
da
dx
' dx
da
On remarquera que -£ et ^ représentent l'un et l'autre ^^ : ilssont donc égaux,
ce qui établit une relation nécessaire entre les dérivées des fonctions (p< et 92- Si l'on voulait déduire de ces formules les résultats obtenus précédemment, il fau-
(Irait effectuer les différentiations par rapport à a; et par rapport à a qui ne sont ici
qu'indiquées sur les fonctions ^, et 'fa-
EXERCICES
1. Si, dans une fonction x=^'f [^), on donne à x des valeurs successives x, x -\- h,, x-+-hi-hfh, x-{-Ju-{-h2-\-1h, ' . . , et que les valeurs correspondantes de y soient
y, ji, jj, . . . , n > le rapport 7—7-7 — ' 7- a pour limite la n""" dérivée de j, lorsque A,,
lu, . . ., lin tendent en même temps vers zéro.
2. Si une fonction finie et continue de x s'annule pour les valeurs x =z x\, x=X2,. . ., X = x„, que nous supposons rangées par ordre de grandeur, on a pour toute valeur de x comprise entre x^ et Xn
f [ol] étant la valeur que prend la n'^"" dérivée de la fonction f, pour une certaine valeur de X comprise entre x, eix„. On démontrera ce théorème en remarquant que l'équation
(f [x] — A [x Xi) [x Xî). . .[x Xn) =0
admet, quel que soit A, les racines x,, x,, ■ . ., ^n , et si A est tel qu'elle admette en outre une (n+ i y*'"' racine comprise entre x, et x,,, la n'^"" dérivée
doit s'annuler entre les mêmes limites.