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STABILITE DES COMBLES CONIQUES ET SPHERIQUES

607. Les principes précédents peuvent être utilement appliqués dans la construction de combles sphériques ou coniques de dimensions peu considérables , comme , par exemple , lorsque l'on veut couvrir ou restaurer le clocher d'une église ou quelque tourelle d'un ancien cbâteau. Mais quand il s'agira d'un monument d'un très-grand diamètre , il sera toujours préférable de n'employer que des bois droits pour les parties qui exigent une force que l'on ne pourrait jamais obtenir avec des pièces courbes dans lesquelles une partie des fibres aurait été tranchée. En effet , nous avons déjà dit que la solidité des berceaux cylindriques dépendait surtout des fermes en bois droites qui leur étaient inscrites ou circonscrites ,. eh bien , il en est de même des dômes ou coupoles sphériques (fig. 19 et 23, PI. 50), dont la solidité dépend des cônes ou pyramides formés par l'ensemble des grands arbalétriers inscrits ou circonscrits aux fermes courbes qui forment en quelque sorte les méridiens de la voûte principale.

Nous sommes donc naturellement conduits à rechercher les conditions de stabilité des combles coniques et pyramidaux.

608. Si l'on pouvait placer un tirant à chacune des fermes ou sections méridiennes du comblé , ou si l'on pouvait remplacer tous ces tirants par une enrayure , comme

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nous l'avons dit aux numéros 464 et 465, la question ne présenterait aucune difficulté ; mais , les dômes ou coupoles étant presque toujours destinés à couvrir des salles d'assemblées , on doit chercher, autant que possible, à débarrasser l'intérieur de la voûte de toute pièce de bois apparente , et dans ce cas , on remplace les tirants par une couronne ou ceinture formée par l'ensemble de toutes les sablières (462).

Cette couronne , qui remplace tous les tirants , doit être assez solide, en chacun de ses points, pour résister à la poussée horizontale qui tend à faire glisser le pied de ï 'arbalétrier de la ferme correspondante.

609. Supposons d'abord que l'ensemble des sablières forme la couronne qui est indiquée sur la figure? 19 de la planche 38 — A , il est évident que si les pièces de bois qui composent cette couronne sont évidées à l'intérieur et cintrées en dehors , il ne faudra compter, comme nous l'avons dit ailleurs, que sur la partie de chaque pièce dont les fibres n'auront pas été tranchées.

Or toutes les parties qui ne sont pas teintées sur la figure forment évidemment un polygone régulier dont chaque sommet correspond au pied d'un arbalétrier, et la question revient alors à éCudier pour chacun de ces points l'action produite par l'ensemble des forces qui agissent sur la ferme correspondante.

610. Nous avons vu aux numéros 442 et 445 comment on peut obtenir la valeur des forces horizontales qui tendent à écarter les pieds des arbalétriers.

Toutes ces forces, égales entre elles, agissent perpen-

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