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DÉMONSTRATION DE LA TRANSPIRATION

vrir de buée, elle se condense bientôt en gouttelettes qui ruissellent sur les parois ; si après une heure d'exposition au soleil on coupe la feuille avec des ciseaux au ras du bouchon et qu'on pèse successivement : la feuille, le tube avec Tcau condensée, puis le tube sec, on trouvera la quantité d*eau évaporée ; le tableau suivant donne une première idée des quantités émises (1 ).

Quantité d*éaa émise en une heure par les feuilles exposées

au soleil.

DATES de

L'BXPÉBnUU».

23 avril 1869

30 avril

8 juin

2 juin

NATORR d«

LA rLAlITK.

Colza

TEMPERA - TUBK

M L AIB.

POIDS

de

L'OKeAIII.

Colza

Blé

Seigle

POIDS

l'bao aicoiiLLis

POIDS

de

L'sAOveeoanjji

pour 100

de feuilles.

Ainsi en une heure, une jeune feuille de blé ou de seigle évapore une quantité d'eau voisine de son poids.

Celte eau évaporée vient manifestement du sol, et on sait que si dans les circonstances habituelles l'absorption par la racine compense l'évaporation, il peut arriver que l'équilibre soit rompu, que la plante évapore plus d'eau qu'elle n'en reçoit, c'est ce qu'on observe après une chaude journée d'été, où les feuilles fanées languissantes s'étalent sur le sol ; souvent une nuit suffit pour rétablir l'équilibre et le lendemain, on voit redressées, turgescentes, les feuilles, qui n'ont plus rien de l'aspect lassé de la veille.

Malheureusement pour ia plante et pour le cultivateur, la moindre

'}) P.-P. Dchéraiu, Ann. desac, nat. bot.^ S* i«éric, t. XII, p. 5.

trace de cet état de prostration siiflit pour supprimer totalemcDl l'assimilation du carbone; par suite, le temps pendant lequel la plante est momentanément fanée est absolument perdu pour son accroissement. Cet état fâcheux ne se produit pas quand l'absorption est égale à Tévaporation ; il est donc intéressant de comparer ces deux fonctions, c'est ce qu'a réalisé M. Vesque à Taide de l'appareil décrit dans le paragraphe suivant.

§ 85. — L'absorption comparée a la transpiration.

Cet appareil (1) consiste en un tube cylindrique A (fig. 41) fermé par un bouchon dans lequel on mastique hermétiquement la

Fig. 41. — Appareil de M. Vesque pour comparer Tabsorpliou à là (rauspiration.

tige d'une petite plante enracinée dans Teau; ce tube est soudé à un autre tube plus étroit recourbé de façon à avoir une grande branche verticale B. Sur un point de celle-ci, en a, le tube est étranglé.

L'appareil, qui mesure 7 à 8 centimètres de haut, est placé sur une petite planchette de bois verni, ou sur un bouchon plat.

Quand tout l'appareil est rempli d'eau, on y fait pénétrer la plante, puis ou place le bouchon fendu qui doit être assez bien

(I) Afin, des se, naU bot,, 6^ série, t. VI, p. "201.

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