‹ Traité de chimie agricoleChapitre 108 sur 399 · LNFLUENCE DES DIVERSES RADIATIONS SUR LA TRANSPIRATION · texte numérisé non relu

LNFLUENCE DES DIVERSES RADIATIONS SUR LA TRANSPIRATION

L'influence de ces rayons est particulièrement marquée dans l'expérience suivante : « J'ai mis trois branches de la morelle grimpante ordinaire, ou Mcamara^ en expérience le 10 septembre, à sept heures du matin, et on les a retirées le i6 à pareille heure, ce qui fait six jours. Le ballon dans lequel une des branches était placée était à découvert ; celui de la seconde était à Tombre d'une serviette portée sur quatre pieds, auxquels les quatre coins de la serviette étaient noués ; la serviette de la troisième était appliquée dessus. La branche du ballon découvert avait transpiré 829',83, elle pesait {3s%4d; celle du ballon qui était seulement à Tombre pesait 13b',39, et elle avait donné, par la transpiration, 43s'',92 ; celle dont le ballon était exactement couvert n'avait transpiré que 14 grammes, et elle pesait 138%il. On voit donc que celle de ces branches qui a été privée le plus des rayons du soleil a moins transpiré, puisque les branches qui étaient dans les ballons couverts ont donné beaucoup moins de liqueur, quoiqu'elles pesassent davantage. Je ne m'attendais pas cependant à avoir une différence si considérable entre le poids de la liqueur transpirée de la branche du ballon qui était à. l'air libre et de celle que contenait celui qui était seulement à l'ombre; je pensais que l'air, en circulant autour de ce ballon, ne devait pas être beaucoup moins chaud que celui qui entourait l'autre ballon, et lorsque je vis le résultat de l'expérience, je m'imaginai que l'action immédiate du soleil pouvait être nécessaire pour augmenter la transpiration, et qu'une plante qui serait dans un lieu plus chaud, mais privé des rayons du soleil, pourrait transpirer moins, qu'une qui serait dans un endroit plus froid et qui recevrait ses ravons. »

Expériences exécutées à Grignon. — En employant Tappareil iigurépage 280, j*ai obtenu des résultats analogues à ceux de Gueltard ainsi que le montre le tableau ci-joiut.

Qaaatité d*eaa évaporée en une heure par les feailles exposées au soleU, à la lamiére difiUse ou & Tobscurité.

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