ACIDE PHOSPHORIQUE TOTAL
dant aux plus fortes qu'on obtienne dans les bonnes terres (1).
Mais il n'en est plus de même pour d'autres végétaux, ainsi que nous lavons vu dans la première partie de cet ouvrage ; ni les betteraves, ni le chanvre, ni le maïs, ni le trèfle ne s'accommodent d'une nourriture purement minérale ; les expériences exécutées à Grignon sur ce sujet le démontrent clairement.
Il est nécessaire de maintenir dans le sol une certaine dose dhumus à l'aide d'apports de fumier de ferme ou d'engrais organique, tels que les tourteaux ou les plantes enfouies en vert. Les engrais salins exercent une influence heureuse, mais ils n'assurent pas à eux seuls des récoltes rémunératrices, pas plus que l'humus seul De conduit aux grands rendements.
En général, la nitrification au printemps n'est pas assez active pour assurer les fortes récoltes et l'emploi du nitrate de soude est utile, mais il ne doit pas faire négliger l'emploi du fumier, qui apporte au sol l'humus, aussi nécessaire au développement de certains végétaux que les matières minérales dont nous devons maintenant nous occuper.