‹ Traité de chimie agricoleChapitre 222 sur 399 · RÉCOLTE PEU FAVOR.\BLB DE · texte numérisé non relu

RÉCOLTE PEU FAVOR.\BLB DE

Ceodres de trèfle

non plâtré.

plâtré.

traces

(1) On a calculé en faisant abstraction de l'acide carbonique et delà perte.

Si le plâtre était absorbé en nature, s'il servait directement d'aliment à la plante, on devrait le retrouver dans les cendres, dans le rapport de 28 de chaux à 40 d'acide sulfurique ; or on trouve que, dans les cendres du trèfle plâtré de 1841, pour 29,4 de chaux, il y a 3,9 d'acide sulfurique, c'est-à-dire 1/10" de la quantité qu'exige la chaux pour être saturée. On remarquera de plus, ce qui est fort curieux, qu'il n'y a pas plus d'acide sulfurique dans les cendres du trèfle plâtré, que dans celles des plantes qui n'ont pas reçu de sulfate de chaux; il est donc bien clair que l'explication si simple de Davy ne peut être adopt«*e.

Le baron de Liebig avait supposé que le plâtre flxe le carbonate d'ammoniaque des eaux pluviales en le métamorphosant en sulfate d'ammoniaque. On sait, en effet, que si l'on mélange le carbonate d'ammoniaque avec du sulfate de chaux, on obtient un précipité de carbonate de chaux, et il reste en dissolution du sulfate d'ammoniaque; c'est ce qu'exprime l'équation suivante :

Ca«SO* + Az^H^COa = CO'Ca* 4- Az*H»SO*.

Le sulfate d'ammoniaque n'étant pas volatil comme le carbonate, il ne sera plus entraîné au moment de la dessiccation du sol pendant les chaleurs de l'été; les plantes pourront donc bénéficier de cette ammoniaque qui, sans Tintervention du plâtre, se fût dissipée dans l'air et leur eût échappé.

Cette théorie a été évidemment émise à un moment où Liebig croyait encore & l'efficacité des engrais azotés ; mais elle a le défaut de s'appliquer très-mal, car il est peu de plantes qui profitent aussi peu des engrais azotés que les légumineuses. 11 est à remarquer, en outre, qu'ils sont très efficaces sur les céréales; or, il se trouve que les céréales ne profitent pas de l'emploi du plâtre.

Page 1