CH* + 40 = 2H20 + C
2 foi. 4 Tol. 4 vol. 2 vol.
6 vol. Contraction.
Le volume de Tacide carbonique est donné par la mesure du gaz avant et après le passage dans Téprouvette à potasse (voyez p. 15). (3) Ann, agron,, t. X. p. 395.
dans Tair atmosphérique ; il en faut déduire que Télévation de température est due à une combustion alimentée par Toxygène libre ; quand cet oxygène fait défaut, quand Tair ne pénètre plus, ainsi que cela arrive au bas du tas de fumier, où l'analyse des gaz ne décèle plus que des traces d*azote, la température est beaucoup plus basse.
M. U. GuyoD (1) a montré l'influence du libre accès de Tair atmosphérique sur l'élévation de la température de la masse, par l'expérience suivante : du fumier fut tassé dans une grande caisse en bois d'un mètre cube, fermée de toutes parts, la température ne s'y éleva guère au delà de lo% tandis qu'elle atteignit 72'' dans une autre masse du même fumier, placée dans une caisse de même dimension mais construite en fil de fer, pour permettre à Tair de pénétrer.
Ces combustions sont déterminées par l'activité d'un ferment figuré; quand, en effet, on chauffe jusqu'à 100® de la paille dans des dissolutions alcalines d'une concentration analogue à celle qui existe dans le fumier, puis qu'on fait traverser le liquide par un courant d'air, il n'entraîne aucune trace d'acide carbonique ; dans ces conditions la paille ne s'oxyde pas.
Si au contraire on introduit, dans des tubes de verre, de la paille mêlée à des dissolutions alcalines et qu'on se borne à chauffer ces tubes à 35® après les avoir soudés à la lampe, on reconnaît que lo liquide est peuplé de bactéries, que tout l'oxygène a été absorbé et remplacé par de l'acide carbonique ; les bactéries que renferme la paille elle-même sont l'agent actif de la combustion, car en faisant pénétrer dans les tubes, du chloroforme, la paille ne donne plus que de très faibles quantités d'acide carbonique; si au lieu de mettre en observations dans les tubes de la paille, on y place du fumier, la production de l'acide carbonique se manifeste en présence du chloroforme, elle est moins active, mais encore notable.
Les oxydations qui se produisent dans le tas de fumier sont donc dues, pour la plus grande part, à l'action d'un ferment figuré, dont l'énergie est paralysée par le chloroforme, et pour une part moindre, au jeu des affinités chimiques.
C'est ce qu'à constaté également M. Th. Schlœsingfils, qui après avoir stérilisé du fumier par l'action d'une température de H 5', a mis en comparaison des lots, dans lesquels ne s'exerçaient que de simples actions chimiques et d'autres qui avaient été ensemencés, après la stérilisation. Dans l'une de ces expériences rapportées à
(1} Comptes rendus, t. XCVIII, p. 528.