‹ Traité de chimie agricoleChapitre 295 sur 399 · PLATES- FORMES ET FOSSES A PURIN · texte numérisé non relu

PLATES- FORMES ET FOSSES A PURIN

i'^Les places qu'occupent les animaux dans les étables sont en conlre-bas des passages destinés à leur apporter les aliments, les animaux descendent dans ces sortes de fosses dans lesquelles s'ac* cumulent leurs déjections qu'on recouvre chaque jour d'une mince couche de paille, le fumier est ainsi tassé constamment par l'animal lui-même Cette disposition présente cet inconvénient que la température de l'élable est très élevée, que les courants d'air s'y produisent amenant des maladies, en outre l'extraction du fumier est un peu laborieuse.

D'après M. Holdefleiss, directeur de la station agronomique de Breslau, le fumier ainsi produit est plus riche que celui qui est exposé à l'air, il contiendrait 5.4 p. 1000 d'azote contre 4.2 contenu dans celui qui est préparé dans les cours de ferme (1).

2° L'accumulation du fumier sous les animaux est en somme assez rare, et presque toujours le fumier s'entasse dans la cour de ferme, mais tantôt, il est étalé sur une très grande surface en contre-bas de la cour, cette place est désignée sous le nom de fosse à fumier, tantôt :

3° Au contraire la surface est restreinte et le fumier s'élève jusqu'à une hauteur de 2"',S0 à 3 mètres environ; il est placé dans le cas sur une plate-fomie.

C'est ainsi qu'est disposé le fumier de Grignon, au milieu de la cour on a délimité deux surfaces légèrement bombées du centre aux bords par des ruisseaux pavés dont l'inclinaison est telle que les eaux d'égouttement se rendent dans deux fosses à purin, établies entre les plates -formes; chacune des plates-formes a 18 mètres sur 10, la surface totale est donc de 360 mètres carrés. Les fosses à purin présentent une capacité totale de 10 mètres cubes ; ces fosses reçoivent directement par des caniveaux les liquides des vacheries, bergeries, écuries, qui occupent trois des côtés de la cour.

A Grignon, les deux places suffisent pour recevoir le fumier produit par 30 bêtes bovines, 15 chevaux, 500 moutons et 45 porcs environ. Le fumier est amené sur le tas par un plan incliné garni de planches pour faciliter le travail des garçons de cour qui le conduisent à la brouette. Le fumier est tordu sur les parois, de façon à présenter de trois côtés un mur vertical, toutes les fois qu'on

cbauda, exploitant des terres légères sur lesquelles le fumier est très efficace do voir si cette opération est avantageuse.

(1) Grandeau, Uevue agronomique du a Temps », 17 novembre 1891.

apporte de nouvelles litières, on les répartit uniformément sur toute la surface pour que le tas s'élève régulièrement.

Relations entre le fumier produit et le nombre des animaux entretenus. — Des chiffres compulsés par Girardin, il résulterait que les animaux produisent les quantités de fumier suivantes :

Désignation Poids Poids dn fomier

des aaimaux. de ranimai. en no an.

Vache laitière à Tétable 400 1 1 . 000

Bœuf à Tengrais 500 25.000

Cheval de trait 600 9.000

Bœuf de travail 600 H .000

Mouton au pâturage 40 500

Porc adulte 100 1 .400

Rapports 1 25

Ces nombres varient naturellement beaucoup d'une exploitation à Tautre.

Yoici ceux qui sont relatifs au bétail de Grignon.

Poids

Litiftre

Fumier prodalt

Nombre

moyen

par jour

d'auimauz.

des

et par

par tète

poar Tensemble

animaux.

animal.

et par

an.

par an.

15 chevaux

600 kil.

6 kil.

Page 1