‹ Traité de chimie agricoleChapitre 297 sur 399 · PLATES-FORMES ET FOSSES A PURIN · texte numérisé non relu

PLATES-FORMES ET FOSSES A PURIN

Noms

Nombre

des

d'ani- Poids

par

domaines.

maui. moyeu, kil.

jour, kil.

Bourdon . . .

. i2 loi

Marmilhat .

Palbost....

Famier produit par des bœafs de travail.

Litière Nomi>re de Jours

Fumi

ler

totale. de de de par tète totaJ.

présence, repos, trarail. et par jour.

kil. kil. kil.

Les bœufs de travail à Grignon produisent par jour 23 kilos de fumier, chiffre analogue aux précédents.

Les animaux à l'engraissement donnent des quantités beaucoup plus élevées; voici celles qu'on a constaté pour les trois étables des domaines de Bourdon :

Nombre Poids Litière

d'ani- moyen ^ maux par tète, parjour. totale.

Nombre

de Jours.

Bœufs

Vaches

Jeunes bœufs..

Bœufs

Jeunes bœufs. .

kil.

Bow'don.

kil. kil.

Marmilhat,

Pamier

par tête par 1000 k.

et de poids Tif par joar. et

par jour.

total.

kil.

kîL 79.0 73.1 78.0

kil.

Palbost.

Bœufs 28 709 iO.O 23.380 2.346 60.0 84.0 140.280

Jeunes bœufs. . 24 4^8 5.7 8.760 1.536 32.0 73.0 50.180

Dans l'exemple de Girardin, un bœuf d'engraissement produirait 68^,5 de fumier parjour, les gros bœufs de Salers, engraissés en Auvergne en fournissent des quantités analogues, mais la production des jeunes bœufs est plus faible.

Si au lieu de prendre comme terme de comparaison le poids des animaux, nous prenons la litière, nous trouvons les nombres suivants :

Poids de fumier fourni

par 100 k. de litière

pour les bœufs de trarail.

Grignon 288

Bourdon 44i.

Marmilhat 492

Palbost 496

On voit qu'& Grignon la paille est employée comme litière en bien plus grande quantité qu'en Auvergne.

En résumé, nous trouvons qu'en élevantle fumier jusqu'à 3 mètres environ, avec des places de 360 mètres carrés on a un cube de 1080 mètres, et comme notre fumier est bien tassé, qu'il se coupe aisément à la bêche en tranches parfaitement nettes, on peut lui attribuer un poids de 850 kilos au mètre ; d'où nous pouvons conclure que les deux formes contiendraient 918000 kilos de fumier, chiiïre un peu inférieur à notre production annuelle; il est naturel qu'il en soit ainsi, car bien que les fumures d'automne soient bien plus importantes que celles de printemps, celles-ci enlèvent une partie du fumier de l'hiver, de façon que jamais les plates-formes ne contiennent la production totale d'une année.

Si au lieu d'élever le fumier comme on le fait à Grignon jusqu*à 2'", 73 ou 3 mètres, on se borne comme dans le Nord à lui donner une épaisseur d'un mètre ou l'^yoO quand les fosses sont remplies, on est naturellement conduit à donner à celles-ci pour un nombre égal d'animaux des dimensions plus étendues qu'aux platesformes.

Il est plus difficile de déduire du nombre des animaux de la ferme les dimensions à donner à la fosse à purin. Il est manifeste que ces dimensions sont liées à l'abondance des pluies; il est vraisemblable qu'une matière aussi poreuse que le fumier ne laisse guère passer que le dixième de l'eau qu'elle reçoit ; si, comme à Grignon, la forme présente une surface de 360 mètres carrés ; elle reçoit en une année par la pluie 360" X O^'jS c'est-à-dire 180 mètres cubes d'eau, dont le dixième serait de 18 mètres cubes. Si on s'appuyait sur ces nombres pour calculer les dimensions de la fosse à purin on lui donnerait une capacité exagérée, en effet, les 500 millimètres d'eau, sur lesquels repose notre calcul, tombent dans la durée d'une année, et pendant ce long espace de temps, le purin qui a traversé quarante ou cinquante fois le tas de fumier s'est évaporé dans une large proportion, de telle sorte qu'en réduisant la fosse à 10 mètres cubes environ pour une place de 360 mètres carrés on a des dimensions presque tpujours suffisantes (1).

Le rapport cesserait d'être exact si le fumier au lieu d'être disposé en cubes d'une hauteur de 2™, 50 à 3 mètres était étalé comme dans le Nord ; en effet, dans ce cas la masse à traverser par l'eau est beaucoup moins épaisse, les liquides qui ont passé au travers du

(l) En vingt-cÎDq ans de séjour à l'École de Grignon, je ne me rappelle pas avoir ru plus de trois ou quatre fois la fosse à purin déborder dans la cour; cela est arriTè en été après des orages déversant d'un seul coup d'énormes quantités d*eau.

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