‹ Traité de chimie agricoleChapitre 345 sur 399 · kil. de fumier renfermant 150 kiL donnent · texte numérisé non relu

kil. de fumier renfermant 150 kiL donnent

-— = 50 azote nitrique et organique 50 —

5000 kilos de fumure verte renfermant 50 kilos d'azote en fournissent ~ 25 (?)

Azote fourni par la terre, le fumier et Tengrais vert 115 kilos.

A fournir par le nitrate de soude: 140 — 115=25.

11 faut donc ajouter 200 kil. de nitrate qui donneront 32 —

147 kilos.

Si le fumier de ferme avait été plus abondant, si les engrais

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avaient donné une récolte plus forte, nous aurions pu trouver dans ces engrais une somme totale d'azote telle que l'appoint de nitrate de soude nécessaire fût devenu plus faible, se réduisant à 100 ou même à 50 kilos.

Les chiffres précédents soot naturellement tout à fait approximatifs, car les coefficients par lesquels sont multipliés les teneurs en azote du fumier et des engrais verts ne sont pas établis avec certitude ; aussi je ne donne les renseignements précédents que comme un exemple d'une méthode à suivre ; ce que nous devons nous efforcer de trouver ce sont précisément ces coefficients ; si nous les possédions pour un nombre de terres suffisant, nous pourrions construire une courbe partant des terres fortes à matière organique abondante comme les terres de Limagne, arrivant aux terres légères comme celles de Grignon ou à d'autres sols nitrifiant encore plus facilement et on trouverait ainsi des nombres à introduire dans les calculs plus précis que les précédents. Nous croyons fermement que les travaux dirigés dans ce sens présenteraient une haute utilité.

En résumé, suivant nous, que les engrais chimiques azotés ne doivent être employés que comme engrais complémentaires ; ils sont tellement solubles, tellement à la merci d'une pluie abondante, qu'un sol qui ne reçoit pas d'autre fumure est exposé à ne plus pouvoir soutenir les récoltes que par ses propres ressources toujours insuffisantes pour conduire aux grands rendements; si an contraire à une bonne fumure de fumier et d'engrais vert viennent s'ajouter do faibles appoints d'engrais chimiques, on est à l'abri des perles qu'occasionnent les averses inopportunes; elles peuvent enlever le nitrate de soude ajouté, mais le fumier produit de nouvelles quantités d'azote nitrique, Tazole organique subsiste et la récolte reste au moins passable.

A, phosphoriqtie, — La récolte de 40 000 kilos de betteraves exige 64 kilos d'acide phosphorique ; les 30 000 kilos de fumier apportent 90 kilos environ d'acide phosphosrique assimilable qui paraissent au premier abord absolument suffisants, puisqu'ils dopassent la quantité contenue dans les betteraves, mais il est à remarquer que l'acide phosphorique ne forme pas dans le sol des matières solubles, difîusibles, il est à remarquer en outre que ces phosphates ne se répandent pas uniformément dans le sol, comme le font les nitrates, de telle façon qu'on est conduit à employer les superphosphates comme engrais complémentaire dans les sols qui

ne renferment pas une forte proportion d'acide phosphorique soluble dans Tacide acétique. Quand au contraire, ainsi qu'il a été dit, une fraction notable de Tacide phosphorique est soluble dans les acides faibles, ainsi que cela se présente à Grig-non, ou dans la Limagne d'Auvergne, les superphosphates sont inutiles.

Nous avons vu qu*ils sont indispensables dans un grand nombre de terres et notamment à Rothamsted quand on cultive sans fumier^ avec des engrais chimiques ; pour savoir s'il est encore nécessaire d'en ajouter après une bonne fumure de fumier de ferme, nous pouvons recourir encore aux expériences exécutées à Rothamsted sur les betteraves; or en 4871, 72, 73 on a donné à quelques parcelles, outre du fumier de ferme, une dose énorme de superphosphates, on a obtenu àThectare:

Racines. Feuilles.

Fumier seul 40.925 10.870

Fumier et superphosphates 37.ii9 9.791

Il est visible que cet excès d'acide phosphorique n'a produit aucun effet utile.

Il arrive donc souvent que l'addition du superphosphate ou fumier ne produit pas d'efTet; quand cependant on cultive sur un sol décidément très pauvre en acide phosphorique, Taddition des phosphates est nécessaire, même après une fumure de fumier de ferme, car dans ce cas, comme il a été dit déjà, le fumier est bien loin de renfermer la haute dose d'acide phosphorique sur laquelle s'appuient nos calculs.

Nous avons donné des exemples de cette utilité des superphosphates ajoutés à une fumure de fumier de ferme dans nos expériences de Blaringhem.

Potasse. — Les 30.000 kilos de notre fumure de fumier apportent au sol environ 150 kilos de potasse; notre récolte exige pour 40 tonnes :

Racines 40 X 4 = 1 60

Feuilles 20 X 4 = 80

Il nous faut donc 240 kilos de potasse, quantité supérieure à celle qui est apportée, mais la terre fournit habituellement la quantité supplémentaire et, ainsi qu'il a été dit plus haut, l'addition des engrais de potasse est rarement utile.

§ 269. — Calcul des engrais complémentaires pour le blé.

Très habituellement, on ne donne pas au blé de fumure directe de fumier de ferme; quand on fait succéder ainsi que cela arrive souvent dans la région septentrionale, le blé aux betteraves, on se borne à employer au printemps une faible fumure de nitrate de soude et la récolte est suffisamment alimentée.

Il est facile d'en saisir la raison; imaginons que nous voulions obtenir 30 quintaux métriques de grain correspondant à 60 quintaux métriques de paille ; nous aurons comme exigence d'azote :

Grain 3 X 21 .0 = 63>'0 azote.

Paille 6 X 4.8 =: 28.8 —

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