‹ Traité de chimie agricoleChapitre 35 sur 399 · MOUVEMENT DES GRAINS DE CHLOROPHYLLE · texte numérisé non relu

MOUVEMENT DES GRAINS DE CHLOROPHYLLE

petites bandes de plomb sur des feuilles de tabac ou de maïs éclairées par la lumière directe; en enlevant les écrans après dix ou quinze minutes, on reconnaît que la partie protégée présente une couleur plus foncée que le reste de la feuille; la tache ainsi produite disparaît au reste rapidement si la partie d'abord recouverte par la lame métallique est ensuite exposée à la lumière.

Uaction de la lumière sur les mouvements des organismes chargés de chlorophylle se démontre encore à Taide des zoospores émis par les petites algues d'eau douce appartenant au groupe des Prolococcacées.

M. Bréal a disposé la curieuse expérience suivante (1) : un tube d'essai est noirci extérieurement sur une flamme fuligineuse : à l'aide d'un stylet on dessine ou l'on écrit sur le noir de fumée de façon à mettre le verre à nu. On remplit alors le tube avec le liquide chargé des zoospores, et on expose à la lumière pendant une ou deux heures ; on vide ensuite le tube et on enlève le noir de fumée. Les c-aractères tracés sur le noir sont exactement reproduits en vert par les zoospores à l'intérieur du tube ; ils se sont fixés là seulement où la lumière pénétrait dans le tube et y ont formé une couche continue, adhérente, qui résiste aux lavages à l'eau et persiste d'une année à l'autre.

M. E. Bréal a constaté en outre que toutes les lumières ne sont pas favorables à la fixation des zoospores ; en immergeant à moitié des tubes garnis extérieurement d'un manchon de clinquant* laissant entre les deux bords verticaux de l'enveloppe une bande découverte, dans des dissolutions : rouge, jauno, verte ou bleue, il a vu les zoospores se fixer toujours dans la partie qui recevait la lumière blanche, ne pas se fixer sur la bande qui recevait les lumières rouge, verte ou jaune, tandis qu'ils ont adhéré sur laparoi éclairée par la lumière bleue.

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