‹ Traité de chimie agricoleChapitre 369 sur 399 · DE MM. SCHLŒSING FILS ET LAURENT · texte numérisé non relu

DE MM. SCHLŒSING FILS ET LAURENT

Au moment où ont été imprimées Iqs diverses parties de ce volume dans lesquelles il est question de la fixation de Tazote libre par les plantes ou par les sols, les remarquables expériences de MM. Schlœsing fils et Laurent, n'étaient pas encore publiées (1); il nous a paru qu'elles étaient importantes à faire connaître et nous leur consacrons ces dernières pages.

MM. Schlœsing fils et Laurent ont cherché si les légumineuses étaient seules capables de fixer Tazote atmosphérique, ou bien si au contraire cette propriété appartenait également à d'autres familles végétales ; pour élucider ce sujet, ils ont employé simultanément les deux méthodes directes et indirectes qui se contnMent l'une par l'autre : déterminant par de rigoureuses mesures les changements survenus dans l'atmosphère confinée où les plantes ont vécu, établissant d'autre part par des dosages d'azote, au commencement et à la fin des expériences, si le système plante et sol avait gagné l'azote gazeux disparu de l'atmosphère confinée.

Quatre plantes ont été mises en expériences : topinambour, avoine, pois et tabac ; plusieurs vases renfermant le même sol que celui qui portait les cultures précédentes ont été en outre introduits dans les appareils, mais sans être ensemencés autrement que de délayure de terre.

La première série d'expériences a montré que de l'azote gazeux avait toujours disparu, mais en faible propodion, sauf dans le cas des pois, qui ont fixé une quantité notable d'azote ; « la surface des sols s'était peu à peu et à divers degrés recouverte de plantes vertes parmi lesquelles on areconnu des mousses [Bryum^ Leptobryum

\X) Le mémoire est publié in extenso dans le cahier de février 1892 des Annales de l'Institut Pasteur.

Chimie agricole. 56

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