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INFLUENCE DES LUMIÈRES ARTIFICIELLES

Quand on substitue à la benzine un liquide beaucoup moins diathermane qu'elle, le chloroforme, par exemple, la lumière Drummond provoque tantôt une très faible décomposition et tantôt une production d'acide carbonique ; avec la lampe Bourbouze, le phénomène de respiration l'emporte nettement sur celui d'assimilalion, l'atmosphère s'appauvrit en oxygène et s'enrichit d'acide carbonique (i).

Moyenne de cinq expériences.

Manchon renfermant de l'eau. du chlorofornie.

Lumière Ih'ummond.

Acide carbonique dispara 9 . 66 f . 35

Oxygène apparu 9.79 0.20

Lampe Bourbouze.

A. carbonique (apparu +» disparu — ). — 0.62 -+-i.8i

Oxygène (apparu -f-, disparu — ) -h 0.76 — i .47

Quand dans ces expériences on opère avec la benzine, il faut entourer les feuilles en expériences d'un manchon où Ton fait circuler le liquide assez rapidement pour qu'il ne s'échauffe pas ; il faut en outre que les appareils soient rigoureusement fermés pour éviter que des fuites ne provoquent l'inflammation du liquide qui ne serait pas sans danger.

Celte influence si marquée des radiations calorifiques permet de concevoir que M. Famitzin ait souvent trouvé que des feuilles, placées dans des tubes protégés contre les radiations directes par des étuis de papier, dégagent autant d'oxygène que celles qui sont éclairées directement, et que Boussingault ait observé également des dégagements d'oxygène aussi énergiques à la lumière di S'il se qu'au soleil.

Expériences de H. Kreusler. — Dans un travail important publié récemment, et auquel nous avons eu occasion déjà de faire quelques emprunts, M. Kreusler (2) a étudié l'action très diverse qa' exerce l'élévation de la température sur l'assimilation et la respiration. Si l'on fait la grandeur de la respiration et celle de l'assimilation observées à la plus basse température égale à l'unité, on aura pour les feuilles de ronce les progressions suivantes :

[U Ann,de8fc. natur. bot., 6» série, t. X, p. 6î. lî) Ann. agron,, t. Xlî, p. 684.

iS,8

On voit nctlemcnt que si on représentait par des courbes l'éaergie de la respiration et celle de l'assimilation, en prenant pour abscisse les températures et en portant sur les ordonnées les quantités d'acide carbonique émises ou décomposées, ces courbes auraient des allures très différentes.

La courbe de respiration est fortement convexe vers l'axe des abscisses (I), tandis qu'au contraire la courbe de l'assimilation s'élève rapidement en partant des basses températures arrive à un optimum, resLe presque horizontale de ll'',3 à il°,8 puis s'abaisse doucement.

Les observations précédentes montrent que les sources artificielles employées à la décomposition de l'acide carbonique sont eu général très chargées de radiations caloriGques; or celles-ci eialtent la respiration jusqu'à lui faire masquer l'assimilation, d'où l'opinion, que les lumières arliricielles étaient incapables de déterminer la décomposition de l'acide carbonique. Il n'en est plus ainsi avec la lumiiire électrique. Ce ne sont plus calorifiques qu'il faut craindre, mais au contraire les ileltes désignées parfois sous le nom de rayons cliius avons vu que lorsqu'on emploie un régulateur de lut préserver les feuilles contre les radiations violettes l'ai'c d'enveloppes de verre,

i électrique est assez énergique pour que la décompo- ;ide carbonique puisse encore s'observer, quand on e à une certaine distance des plantes; avec l'arc évalué es que j'aî employé en I8SI, à l'exposition d'élcctri- >bteuir de XEhdea canmleims, immergé dans l'eau

lie 1-e que uùui aïouf obsrrTt depuis k'ugteiDps, H. UoUsau el moi iui., i'sorii', t. XIX, p. ïîl'.

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