X AVERTISSEMENT
d'automne fournissant des plantes destinées à être enfouies par les labours.
Le chapitre consacré au fumier de ferme est très étendu : j'ai exposé plus complètement qu'on ne l'avait fait jusqu'à présent, la série de fermentations et de réactions qui amènent les pailles à l'état de matières ulmiques.
J'ai cherché, dans cet ouvrage, non seulement à exposer l'état actuel de la chimie agricole, mais à favoriser les recherches des chimistes des stations agronomiques et des laboratoires agricoles en décrivant les méthodes d'analyse; en outre, j'ai inséré à la fin du volume les instructions émanées de la commission des stations agronomiques, qui a fixé les procédés de dosage à employer dans les analyses d'engrais; toutes ces notions techniques sont imprimées en petit texte.
J'ai déjà essayé, il y a vingt ans, en publiant le Cours de chimie agribole professé à C Ecole d^agriculture de Grignon, de présenter sous une forme accessible aux cultivateurs l'ensemble des connaissances chimiques qu'ils doivent posséder pour exploiter avantageusement leur domaine.
Quand cet ouvrage fut épuisé, je me trouvais engagé dans des recherches de laboratoire et de culture trop nombreuses pour pouvoir préparer une seconde édition; des années se sont écoulées, et c'est seulement à la fin de 1889 que j'ai pu entreprendre la rédaction du Traité de Chimie agricole que je termine auiourd'hui.
Il rencontrera des conditions bien plus favorables que son devancier.
L'enseignement agricole progresse chaque jour : il prépare à notre pays une génération de cultivateurs aussi obstinés au travail que leurs devanciers, mais d'esprit plus ouvert. L'armée agricole reçoit aujourd'hui une instruction complète. Tandis que les officiers travaillent à Paris, à Grignon, à Mont-