‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 170 sur 218 · LIV. Ÿ. GHsFX« PLATRE · texte numérisé non relu

LIV. Ÿ. GHsFX« PLATRE

a l'on voit aisément a que cette opération si simple peut encore offrir, quelques, difliculiés. Peut-être des fours à plâtre convenablement construits rendraientils l'opération plus régulière, mais dans leurs dispositions actuelles, ils exigent sa süin-et de L attention pour éviter tout mauvais résultat.

1344. Le four à plâtre n’est autre chose qu'un parallélipipède vide fermé par trois murs de troismètres de hauteur. L'in d'eux a trois mètres de large, les deux antres en ont six: Où récouvre le four d'un toit qui préservé le plâtre dé pliie: La pierre à plâtre est disposée en tas soutenus par unë espèce de pont de plusieurs arches, dans chacune desquelles ti home doit pouvoit entrer en rampant, jus= qu'au fond du four, Les piles et les voûtes sont PE avec 2 morceaux de plätre Choïsis.

1345: Quand lé four est plein; ; On ge aané chaque init tin feu de bois, que l’ett Conduit dôtcement pour ob: ténir aûtant qu'on le peut une térhpétatti re uniforme dans toute la masse. Mais quelques soins qu’on y mette, lés parties voisines du foyer 6nttrop de feu, celles Qui en sont éloi= gnéés pas assez ; et celles qui sont du téntfesé trouvént généralement seules au point convénablé! On peut éviter en grande partie ces inconvéniens, en Cälcinant le ‘plâtre dâns un four à réverbère,, après l'avoir réduit en poudre:

Comme on peut le remuer, il est gere de lui dongee le degré précis de feu, dont il a besoins.

:1346. Le plâtre calciné doit être consérvé déiéi hr lieu sec. Il reprendrait sanscela, peu à peu; son eau de’ eristalli= sation par le contact de l'air humide et perdrait toutes ses propriétés. il vaut mieux, par lemême motif, ne le mettra en. poudre. qu à mesure du besoin. Dans des dieux humides, le plâtre n'est pas d'un‘hon emploi, à cause de sa solubilité déns l’eau, Aussi, faut-il éviter de s’en servir dans les fon datjons, Il faut éviter aussi de l'emploger pendant l'hiver, çar l'eau qu'il absorbe venant. à se PRTEEn vente bb

VERRE: “din gätion serait détruite par la dilatation que la 8 glace round ah motient de sa formation. | nie

345. Lés mouleurs employent du plâtie choisi étgénéi rälement assez pur. Dans la bâtisse, où préfére le plätre qui éontient 12 à 13 pour 160 de carbonate de chaux, comme éelui de Montmartre. On a cru long=temps que ce cärbonate de chaux était éonverti en chaux parla calcination, et on expliquait ainsi la plus grande ténacité de ce plètre mpur: Mais M. Gay-Lussac a montré que le carbonate m'était pas altéré, et il attribué ses bons effets on plutôt les bonnes qualités dü plâtre qui én renferme à une causé étrangère à la présence du carbonaté de chaux. IL est cer= tain que le carbonate n’est pas déconrposé dans là cuisson duplâtre ; il l'est aussi que les plâtrés tendres ne sont pas améliorés par l'addition d’une quantité de chaux ou de craie semblable à eélle qu'on observe dans Île Free de Paris. et

11348. En conséquence ; M. Gay-Lussaé pense qué td Fe relative des plâtres cuits ét gachés , est en rapport avec leur dureté avant la cuisson. Aïns?, les piérrés à plä ire denses doivent donner des plâtres durs et denses aussi; et les pierres à plâtre légères où RARE donrieront à à Isur iour en plâtres téudres,

999969 GORE EP RE MERE EEE CHAFÎTRE L'ren Verre, cristal, strass et émaux.

G 349% La découverte dû verre est sans contredit un dé dos importlans service que la chimie ait réndu à la civili=s sation. Sans parler des usages économiques du verre; et: en. le considérant séulement sous le rapport de ses 6m plois. dans l'étude des phénoménés naturels, on ne peut k etira eg n dou ke l'influence singulière qu il à a exercée sur

53% à LIV, V. CH. X. VERRE,

les progrès de la raison humaine. C’est par son secours que l’astronomie est parvenue à un degré de perfection si ad mirable; c’est encore lui qui a permis aux naturalistes d'étudier, à l’aide du microscope, une foule de phénomèmes qui échappaiént à nos sens. Mais 8 qui caractérise, surtout notre civilisation moderne, c’est. l'emploi qu’en ont fait les physiciens et les His dans leurs ,expériences. Il n’est pas besoin d’une étude approfondie. de la, chimie pour reconnäître que c'est au verre qu'elle doit

tous les progrès qui ont permis d’en établir la théorie ac=

tuelle, si féconde en applications merveilleuses. :

1360. Ïl est vraiment curieux quele verre, quis ‘appliqué

à tant d’usages, que les chimistes emploient si souvent, et dont les propriétés ont une influence si prononcée dans ses diverses applications, n'ait pourtant jamais été, l'objet:

d'une série d'expériences propres à fixer la théorie de sa: fabrication, Ce n’est pas néanmoins qué cette théorie ne

soit à peu près établie; mais ce nest guère dans.les ou-

vrages publiés sur le verre qu’il faut la ehercher: pres< que tous ont été écrits à une époque où.lerôle que la,si« lice joue dans la fabrication du verre m'était pas définis:

et, parmi les ouvrages récens, aucun ne mérite de fixer

l'attention. Je regrette que la forme. et:les limites de ‘cet

ouvrage ne me PACE pas de donner plus d'étendue À ce chapitre ; maïs j'essaierai du moins de rassembler tout ce que l’on sait de précis, tant sur histoire et les propriétés du verre, que $ür sa fabrication.

135r. S'il fallait en croire Pline, dont la version a si

souvent été reproduite d” une manière absolue, bien qu ie

la rappbrte en termes très-dubitatifs, ‘la décodk été du

verre se serait faite par hasard, Des marchands dé soude! phéniciens, ayant pristerre sur les bords du fleuve Bélus, : voulurent préparer leurs alimens' sur le rivage. Faute de:

‘mieux, ils se servirent de quelques blocs de soude pour supporter le vase qui contenait les alimens, et pendant

leur cuisson, ces blocs fondirent et TT den à en verre le ble sur lequel ils reposaient. Quand on connaît la température ‘nécessaire à la ‘préparation du: verre le | plus fusible, et qu'on a vu seulément l’intérieur d’un four de verrerie en ‘activité, on côncoit combien ce récit est peu vraisemblable.

1 18592. Le‘hasard a éu sans dot sa part at l’inven-

tion du verre; mais on aurait pu trouver, parmi les arts: Connus-des anciens des phénomènes plus propres à ;réveiller l'attention d’un esprit observateur. La fabrication des poteries, l'extraction des métaux exigent l'emploi d’un feu violent et soutenu, ce qui suffit pour que des si- licates fusibles, plus ou moins analogues'au verre, prennent Mira naissance, Qu'un potier intelligent ait essayé de réproduire à volonté:les larmes vitreuses qui se formaient accidentellement sur ses produits ; qu'à force … d'éssais il soit arrivé à reconnaître l'influence des cendres sur l'argile, et qu’il soit ainsi parvenu à produire le verre, cela se conçoit aisément. Quoi qu’il en soit, l’anecdoté rapportée par Pline doit être miseau rang de ces vaines suppositions, par lesquelles les anciens commentateurs ont souvent essayé de suppléer au silence de l’histoire, et qui se sônt transformées plus tard en articles de foi, par quelque méprise ‘de copiste ou par quelque erreur d’un nouveau commentateur. PP. |

- 1393. Ce qui n'est point douteux, t'est que le verre a été connu des Phéniciens qui, pendant long-temps, en ‘ont pour aïnsi dire conservé le monopole, favorisés par la réunion du natrort, du sable et du, combustible, dans un pays placé d’ailleurs sur les bords de la mer. :

Il n’est point question du: verre dans la Bible, ce qui permet de croire que les anciens Egyptiens ne l'ont pas connu, bien qu'on ait dit que les verreries de l'Egypte ont précédé celles de Tyr.et de Sidon. D'après Pline et Strabon, les verreries deSidonet celles d' Alexandrie étaient

LIVe v, cu. <, VERRE,

Eee vélébrez et produisaient des ouvrages très “perfection: nés ; car déjà on taillait, on gravait, on dorait le verre, et on faisait même des verres colorés à limitation des pierres précieuses, c’est-dire qu'on pratiquait déjà ce que l’on fait de nos jours; te qui annonce une fabrication très-ancienne. Les Romains employaient le verre à divers usages, qui indiquaïent aussi une fabrication active. On a ‘arouvé à Herculanum des vitres évidemment faites par un procédé de:souflige ‘plusou moins analogue à à célui qu'on a a émploÿé dans les temps modernes.

Il paraît certain que les procédés de fabrication conservés en Phénicie ÿont été pris aux douzième et treizième siècles pat les Européens, du temps des croïsades. Transportée d’abord à Venise, qui fit long-temps le monopole du verre, cétic industrie fut établie en France par Colbert.

1354. Mais quoique dès la plus haute antiquité, les provédés de fabrication aient été fort analogues à ceux qu’ôn emploie aujour hui, il nefaudrait pas croire que l'industrie du verrene s’est point ressentie des progrès de la chimie moderne, Bien loin de là, on peut le dire avec assurance,

‘ tette industrie a suivi Le mouvement comme lesautres, et

tou ces procédés sont devenus bien plus simples , depuis qu'ellé trouve, à bon marché, des alcalis purs dans le commerce. Toutefois lés nn et Ja fabrication, considérés dans leur ensemble, n’ont souffert que des modiications qu'An examen yet attentif pourrait faire considérer. come assez légères. Parmi les écrivains modernes qui ‘ont écrit sur la fobidea à duverre, Agricola, le plus äncien de tôus, décrit des fourneaux ét dès procédés fort AHAIRÈUÉ à ccûx qu'on emploie encore de nos jours. TPlûs tard, Né, Merret, Eunckel, Henckel,, Pott , Achard let. etes autrés chimistes, se sont occtrpés «de là fabriéation du verre; mais on.doït clusser à part, comme ouvrages reétñia Muatts sûr cette matière , celui de Néri,

les mémoires le Bose # Antie, l'article dei di Allut dans

l'Endjelépédie méthodique, et l'ouvrage de Loygel: henpeusement tous ces ouvrages sont incomplets ou écrits à une époque où les matières employées différaient trop ,

par leur impuareté, de celles dont on se'sert de rios jours, pour que les phénomènes observés alors, Des sure fort utiles à connaître maintenant. |

1355. Depuis que lès recherches de Berzelins ‘ont mis hors dé doute lé caractère acide de la silice, la composition générale du verre ne peut plus offrir de difhicnltés. Le . verre est un véritable sel ; un silicate à base de potasse, de soude, de chaux, d’ stideide fer , d’alumine ou d’oxide de. plomb, dans mul on peut remplacer l’une de ces bases par autre , pourvu qu il reste toujours une base alcaline. La silice peut d’ailleurs être remplacée, à Son tour, en partie par l'acide borique, sans que le verre perde ses caractères principaux.

Quoique, aux yeux de la chimie , la potasse, la soude, la chaux , l'oxide de plomb, J'alumine et l'oxide de fer jouent le même rôle, il est pourtant bien évident que, dans l'application, l emplof de l'un de cés corps ne peut pas être substitué d’une manière indifférente à celui de l’un ou de l’autre de ses analogues. Il en résulte nécessairement dans. ‘le produit des différences de fusibilité, de ductilité, de dureté, ete., dont il faut tenir compte. De là, la nécéssité de classer les verres selon leur composition ; c'est aussi par Ah que nous commencerons l’histoire du vérre. Nous férons connaître ensuite les propriétés générales des corps vitreux et les. propriétés particulières de chaque cspèce. Nous éxamhinerons aussi la composition .qui leur est propre, ainsi que les procédés généraux de fabrication. Nous términerons cetie étude,” par T'ésamen détaillé des diverses éspèces ét par l'exposition dés procédés spéciaux qe conviennent à ARS Hi srpie

| L Bt | al

* # * L: Li

| Classifi cation et composition des verres.

ù “8356. On donne le nom de verre à toute nabitartal composée, fusible à une température élevée, solide à la température ordinaire, Cassante et éclatante , soit en masse, soit en fragmens; mais, dans les arts, lenom de vérre est réservé à He silicates dont les bases peuvent va“ rier, ce qui permet d’ établir les espèces suivantes :

1 x° Werre soluble. Silicate simple de potasse où de soude, ou bien mélange de ces deux silicates.

2° Werre de Bohëme. Crown-glass. Silicate de ue et de chaux. | 3° Verre à vitre ou objets analogues Silicate de potasse ou de . … soude et de chäux..

4° Verre à bouteille. Silicate de mu ou 1 de soude, de hu d’alumine et de fer. | . 6” Cristal ordinaire. Silicate de notée et de plomb. 60 Flintglass. Silicate de potasse et de plomb , plus riche en NS que le précédent.

7° Strass. Silicate de potasse et de plomb encore plus a en plomb que le flint.

80 Émail. Silicate et stannate ou antimoniate de potasse ou

de soude et de plomb.

Tous ces verres peuvent être ts par des Ecrire colorés, qu’on mélange dans leur masse pendant, qu'ils sont Er Ce sera l'objet d’une étude spéciale. De même on examinera séparément l’art de. peindre lé .Yerre, qui dans ces derniers temps à fait de si heureux progrès en F rance.

1957. Verre soluble. Le verre soluble est un.composé dont la connaissance eut épargné bien des fautes, aux verriers. C est, comme On : La dit, un silicate simple à base de potasse où de soude , ‘et, .chose remarquable, ce Corps est soluble dans l'eau Dane sans résidu, quoique peu altérable par le contact de l’eau froide. Toutefois , il est bien éyident qu’un semblable verre doit être fortement

| VERRE. 1. 254% hyg romiétrique, et, parmi les nombreux exemples que l'on. pourrait citer, je me bornerai à rappeler le suivant , pour montrer les inconvéniens qui en résultent. En 1580, on faisait en même temps, en France, des verres ‘de Bike dont le procédé était alors une importation récente, a moyen des deux recettes suivantes :

A Bayel, en Champagne.. À Elembac, dans les Vosges, : Site Releases 1 0 00 Te PS bre OU Potasse. CE À COR D PES ECS 100. . +. ee e ee + 100 NS M NE

Or, tandis que le verre des Vosges était inaltérable à V'air, celui de Champagne manquait de limpidité, de brillant et de solidité, et attirait l'humidité de l'air. à tel point, que le pied creux des verres à boire se remplissait, dans les magasins , d’une dissolution saturée de carbonate dempotasse. À ce fait rapporté par Bosc d’Antic, on pourrait en joindre beaucoup d’autres qui prouveraient la nécessité indispensable de la chaux ou de l'oxide de plomb pour la fabrication des verresqui doivent résister à l’action . de l’eau ou à celle de l'air humide.

1358. Le verre soluble, fabriqué pour l’objet spécial que M. Fuchsa eu en vue, c'est-à-dire son application sur les bois ou les tissus qu'on veui rendre incombustibles, est composé qe telle manière, que:la silice contient Sep fois plus d’oxigèneque la potasse, où, ce. qu revient au même, que, pour sept atomes de silice , il s'en trouve un de po- ‘tasse. Ce verre est donc composé: de: |

7 at. silie = 1348 ou bien 69,88 1 at. potasse — 587 . , ‘30.12

r Din .1935 |. 160,00 IL paraît que. le verre soluble à base de soude ne conserve sa solubilité qu’autant que la dose de’soude est plus grande ;. elle. peut: même être portée’ jusqu'à deux atomes

138 |: | | LIV, Y, CH, Xe VERRE,

pour je # Mes sans c' le verre re pts à

froid, - ; “1359: F erre de Bohérié. M. Pettdiet: $ qui a eu l’oc-

casion de visiter une verrérie en verre de Bohëme à Neu-

vélt ; a'bien voulu me füré connaître le ide que lon

h: emploie. C'est le suivant :

(Quartz 1 À . 6181-1100

Chaux caustique. : . , 50

£arbonate de potasse. . D

Salpêtre, acide arsenieux, peroxide de manganèse en quantités convenables,

‘1360: Lé verre pris dans cette verrerie . , par M. Perdonnet , à été analysé, par M. Gras, dans le RATE de l'École Âs mines, Cette analyse a donné. ‘

aoû Gilie. durses 3,6188 871 exe.

niv DR CI 2,01 Potasse. . * + 11,0 1,86

** Alumine.. ..: 2,2 1,02

Jai ü n Il 1

AE Magnésie. 4 118,8 0,89 { es 7,83 ‘ ! Oxide de fer, 39 3 1,20 | Ox. de mang. 0,2 0,08 :

| op

QUE ET silice contient à peu près cinq fois l'osigène des bases. L 365. Pass un verre HAE Bohême d'a anticnne fabrication, ja ai trouvé éd hé TT TES LAN GO = is 36 oxig.

Alumine:. : 9,6 = "4,48

Chaux. + 0:24æ:296a; 904 oxig. des pass.

Potasse, 211.8 1,99

Ce qui died exactement le rapport de 1: 4 entre l’oxigène des hasés et celui de l'acide.

M. Batka m'a assuré que dans quelques verreries d’Allemagne,lon.emploie le silicate de chaux (swollastoni te) dans Ja. fabrication dû verre:de Bohème.

-4802% Lrownrglàses Le croyn estauési in verre à basé

VERRE: Ed de potasse et de chaux, Jai fait l'analyse d'un crown de fabrique allemande , dans lequel la quantité d’oxigène de de ces deux bases est sensiblement la même. La silice contient à peu près quatre fois plus d’oxigène que les bases. Voici l’analyse de ce crown, regardé comme:très-bon par M. Gauchoïix. | 59 y

SiNGer SN 108812 324,0 0%.

Alumine, oxide de fer

et de manganèse. . . 2,6 = 1,2 id. enerlÈns Chat 0 NN 120 Fe ,5 id. » 8,4 ox. des bases.

Potasse.. Ex bone 3,7 id.

En calculant les résultats , d'après la supposition que les quadri-silicates s'y trouvent atome à atome, On à 1 at. potisse = 588 oubien 23,8 1 at. chaux — 356 14921 8 at. Silice — 1540 61,9

1'at. crown — 2494 : . 100,0

1363. Verre à vitres. Le verre à vitres est généralement formé de silice, de soude et’ de chaux. Comme l’atome de la soude diffère peu de celui de la chaux, il en résulle que dans le verre à vitre la quantité de silice varie

à peine, bien qu'il renferme des quantités fort différentes de chaux : celle- =Ci remplace alors presque poids pour poids une portion de la soude. Dans le verre à vitres bien fait, la silice contient environ quatre fois she de des bases. |

1364. Outre la soude’et la chaux, ‘le verre a Mesa contient toujours de l’alumine proveñant , soit du sable , soit des creusets, soit du sel de soude employé. Il paraît que

“la quantité ( Paie augmente, quand on diminue celle dela chaux. Cette dernière base, employée en doses convenables, doit. donc ménager: les creusets. On ne peut douter que l’alumine qui se trouve dans le yerre m’ait une influence marquée sur ses propriétés, quand | la quantité en devient considérable, 1? aluminerend, sans aucuñ doute,

Se

bo LIV. V, CH. X. VBRRE.

le verre plus dur, moins fusible êt plus facile à dévitrifier: IL faut donc éviter dans le choix. et le dosage des matières, tout ce qui tend. à prolonger la fusion, car on perd du. combustible et on gâte les creuseis. La présence de l’alumine dans les, verres tend à modifier leur loi de

saturation, car l alumine exige moins de silice que les autres bases.

1365. On peut apprécier ces diverses assertions par les

analyses suiyantes.

N, 1. Silice.. Go65 2 36 21 OPEN CR . 36, .… Alumine 1,82 — 0,8 à: as Chaux 13,31— 3,72 8454 =. PAT 19860

Soude 15,22 — 3,88} ox. dela SUR enexcès — 2,41

Noa. Silice 69,25 36,69 oxigène . : . . . . . .. 36,69 Alumine 2,20 = 1,02, |

Be Chédacs 17:25 = 4,831. SA. HSE : af 34,88

Soudé 11,30 — 2,87) ox. de la'silice en excès = 1,81

“No 3. Silice 68,55 — 35,64 oxigène. . . . . .... 35,64

Aluminé 2,40— 1,12

"Chaux 16,17 .4,62/ =8,92<4—. : :.....55,68

Soude :: —. 3,287 ox. de la siliceenmoins= 0,04

N°4. Silice” 68,65 — 35,6 5 41:40 |: a fn de . 35,6 Alumine 4,00, ar 06 | | * Chaux 9,65 = 2,70) — 9,06 KX4— sir : 86,24

. Soude 17,70 = 4,50 ox. de la silice en moins = 0,64

VERRES 54t

Nous reviendrons sur cette question, en nous occupant à la peinture sur verre. Pour le moment, contentonsnous d'observer que le véritable état desaturation du verre à vitres paraît se réaliser, quand la silice contient 4 fois : l'oxigène des bases réunies, pourvu qu'il ne contienne pas beaucoup d’aluimine, car alors l'état de saturation change Lobtnëc fait, uL UP JR ga | 1366, Verre à glaces: Il. est Lite à ee de gs et de soude. Sous le rapport de la pureté de lateinte, on aurait: avantage à remplacer la soude par de la potasse ; les glaces se trouveraient ainsi débarrassées du ton ver dâtre ou bleuâtre qu’elles offrent toujours;:et on pourrait vraisemblablement augmenter la dose de la chaux que l'on a soin de tenir faible dans ces sortes de verres, pour éviter

Ja dévitrification. Voici l'analyse d'un verre à glaces :

Silice.… ; 75,9 994. croigène

Alumine. 2,8 Z 158 rod Ait Lisa LR

Chaux. ; 3,8 1,0 id. =. 0,7 -oxigène.

Soude.. , 17,9 — f4 ae 144 St RE 100,0 |

1367. Ce verre ne diffère donc du verre à vitres qué paf les proportions; mais les différences, sousce rapport, sûnt notables. Dans le verre à ritres, en effet, pour chaäque atome de soude, il ÿ a toujours au moins un demi-itome de chaux, Dans lé verre à glaces, au contraire, pour un: atome de soude, on ne trouve qu'un quart d’atome de chaux, Dans le verre à vitres, en réunissant l’alumine et la chaux, l’oxigène de ces bases terreuses dépasse toujours l'oxigène de la soude. Dans le verre à glaces, l’oxigène de la chaux et de l’alumine font à peine la moitié de celui de la soude. Toutes ces circonstances font que le verre à glaces est plus fusible, plus ältérable et moins dur que le verre à vitres; mais il est aussi moins cassant et moins

af L 34 | Liv. V. CH: K: VERRE,

promptà se dévitrifier. On. remarque dans l'analyse qui précède. que la quantité’ d’oxigène de la silice est à peu près six fois celle des bases, Ce qui tend à confirmer que le vetre à sr se ltnphrbehe, en effet be à verre solubles ox Lo w \ il

1368. : Ferre à Sites La Sion dé ce verre doit être très-variable, quant aux proportions des matières qui le constituent ; maïs quant à leur nature, tout porte à éroire qu'ils offrent entre eux peu de'différence. On! y rencontre toujôurs de la silice, de l’alumine, de l’axide de fér, de l’oxide, de manganèse en petite proportion ;.de;la chaux; de la potasse et de la soude, ou bien seulement l'une de ces bases alcalines.

Voici an die du verre à bouteilles de la mañufacture

de Sèvres.i.:

Silice. : 77 4 24866PS T0 7 v == 90,7 oxig-

Alumine. fie 6.0r ti a Bob SN ER 4

Fe AE Le: Bn4 = 1,7. id : Fu

Chaux. , +. 5 2922 218,2 id) | RS D

POSE PA TEEN 5,48 — o,g id. ro RE M 100,00

use ce | verre, éamnpsition “4 PP of LU 2 définie, puisque; d’une part, la silice contient deux fois plus d’oxigène que les bases, tandis que , de l'autre, l'a lumine et l'oxide de fer contiennent moitié moins d’ OXi« gèneque la chaux et la potasse, On aurait donc un atome de bi-silicate d'alumine ou de peroxide de fer et deux atomes. de bi-silicate de chaux-ou de potasse, pour : la carpasis don de ce verre.

ot lmalgee d un autre verre à boutoil les. #

“A7 NBRRID NW 4714 543

Silice, *. 4: , + ‘ o LE = = ) fie EH Dr : 93:60: oxfgénes as it} re EE a ‘nu ÉRE 6, 6. ox “a 8,50 Feet E |

FTEEN St

Chan Peur... Hat 7,6 a À Potasse . . . . . .0,1 à 00 de iJ=8 ne id.

100,0, à à PE CE. 13

Au lieu de ii ilicatés, nous trouvons dont i ici des sesquisilicates. Au lieu du rapport de 1 à 5 5 entre l'oxigène des bases indifférentes êt'éeloi dé DAS AC nes , nous RAT le rapport de 1:21. Ces différences permettent de penser qu'il peut en exister de plus g grandes encore. Ce dernier verre se dévitrifie bien plus facilement que le premier. : ! Mois ait | | -1369. Cristal. H est iuibuts For dé silice, 4 potasse et oxide de plomb ; mais lerapport de ces trois corps varié selon que le four est chauffé au bois ou à la houille: Dans ce dernier cas, on augmente la proportion de l'oxide de plomb. Voici deux anses de éristal. |

Silice.. ox 96 = où à ie, |

* Chaux #-4-+5-0,0 -—e;p2 id.

: Ox. de plomb: 32, 5 — 8ÿ%5 — id. he oxig, des bases, Potasse. À ap dpi = 1 »90 id,

Cristal de Vonéche fait à la houille, analysé ver M. Berthier. Tati

“Kilicé, à è t 2 à 6r;o FES so “okigène. er. LEE 99 {| c1+ 28 Os: de plomb; r 83,87: 0238 7 | 3,3 FE ds cs

Potasse, +... 050 = a DCE a:

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