‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 171 sur 218 · CT · texte numérisé non relu

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Ces analyses montrent sans aucune RS. 4 is ; que la loi de A du eristak varie, 6 que l'oxipène des bases est à à éelui “ii bi me à dis Le rapport de i:7ouder:0o. | :

1370. Flint-Slass, Coste: espèce de verre. e déffère essentellement du el ordinaire “Sinon. pour la nature, du moins pour l'état de promration des élémens et pour 163

SR. | LIV. V. CH. X4 VERRE, quantités relatives de silicate de plomb et de silicate de BOFaage Vois, la Me du flint-glass de M. Guinand,

Ab : Silice. * #, Le À *, + da, ÿ

Alumine.…. . . .. 1,8

Oxide de plomb. . 43,5 7 :

Hs Chaux: does à O; 5 ATTE ” Potagse. à 7 au 411.7 | Acide arsénique.. trace. ) : 100,0 qi

: Sion réprésentk cette. composition par deux atomes de silicate de potasse et trois atomes de silicate de plomb, eû admettant que l’oxigène de la base; sdit àscelui de la silice dans le rapport de:1::4 ; dans Lun et l’autre de ces nié on trouve la ME rca suivante :

DE € f, t} i 1 À e 1

niet, he ARTS TO OU jui 12,6 ?

3 at. ox. de plomb. = {183 45,5 20 at. silice ..4 : 77 3859 -- à 41,9 EX At iniglss hi = 9214 | Gone

1301 Strass. La composition du strass nous re éti= core le rapport der : {'éntré l’oxigène des bases ét celui de la silice; mais dans.le strass, on trouve entre les si- Jicates de posees de plomb, un rapport bien différent « de celui qu'on observe däns les deux äütres verrés plom- Éo Voici l'analyse < du strèss de M. Douault Wieland. ,

#0 ; Silice. rene i sé 2 ei ms 138. Ji muse ! Alumine... > to 150.2" | Oxide de pou. MR 53, 0 . Potasse. NP DEN Lt Lau r 90 97 d'A traces sa AJ trace.

VERRE, 545 En supposant que le strass soit formé d’un atome de silicate de potasse, pour trois atomes de silicate de plomb, et en admettant, du reste, le rapport de r : 4 entre l’oxigène des bases et celui de la silice, on trouve les résultats suivans : 1445 aire 1 at. potasse — 588oubien' 6,9 m1) 3 at. oxide de plomb = 4183 ‘A: SONG :

16 at. silice ns Joûs ‘39,5 1 at. strass — 7852 100,0

Résultats conformes à ceux de l’analyse, quand on a fait abstraction des matières accidentelles, c’est-à-dire le borax , l’alumine et l'acide arsénique. Les fabricans ont tenté bien d’autres proportions sans doute ; maïs, ils ont probablement trouvé dans celles-ci, quelques qualités particulières qui ont déterminé le choix en leur faveur.

1372. Émail. Ce composé diffère essentiellement des précédents par la présence de l’acide stannique. On sait que les fabricans d’émail emploient des recettes assez variées ; les uns y font entrer de la soude, les autres de la potasse, quelques-uns préfèrent un mélange de ces deux bases. La dose d’acide stannique elle-même n’a rien de fixe et parait susceptible de varier dans de larges limites. Mais , toutefois, on verra par l'analyse suivante que ce verre si particulier, tend à passer à l’état de saturation que les autres nous ont offert. Cette analyse a été faite sur un émail blanc, d’origine inconnue.

M a ie Ses — 18,4 oxigène.

Ox. de plomb.. 50,3 = 3,6 id.

Potasse..0; 140,3 139 10e

— 4,9 oxigène,

IAE

L’oxigène des bases est à peu près le quart de celui des acides.

Il, 35

540 | LIv. Y. CHAXY VERRE.

Propriétés du verre.

1353. Nous allons examiner maintenant les propriétés générales du verre, c’est-à-dire, l’action du feu et celle des principaux agens chimiques. Nous étudierons aussi les propriétés physiques de ce corps si remarquable, et principalement celles qui se e rattachent à ses usages économiques.

Les diverses espèces de verre comprises dans le tableau précédent sont toutes capables d’éprouver une fusion complète à une température élevée, et généralement d'un rouge cerise ou au-dessus. Les verres à base de plomb sont les plus fusibles, et ils le sont d'autant plus, qu'ils renferment. une quantité plus considérable d'oxide de plomb. Les verres ordinaires le sont au contraire d’autant moins ;, qu'ils contiennent davantage de chaux et d’alumine. no le strass, le flintglass et le cristal sont plus fusibles quele verre ordinaire, et celui-ci l'est un peu plus que le verre à bouteilles. |

1374. Les verres à plusieurs bases eus éprouver diverses altérations, quand ils sont fondus et refroidis lentement. La silice se partage entre ces bases, etforme ainsi des composés à proportions définies qui cristallisent chacun séparément ; de telle sorte, que le mélange intime des matières qui constituent le verre se trouve ainsi détruit ; le verre devient alors très-dur, fibreux, opaque , Letucoup moins fusible, meilleur conducteur de l'électricité et de la chaleur ; c’est ce que Réaumur appela du verre dévitrifié, Jlorsqu’il observa ce phénomène dont la découverte lui est due. |

La dévitrification du verre est un phénomène général qui se présente sur toutes les espèces de verre, mais surtout sur les verres à plusieurs bases terreuses, et plus difficilement sur les verres plombifères ou sur les verres

VERRE 547 simplement alcalins. On le Drotlait. presque toujours em fondant le verre, et l’abandonnant à un refroidissement très-lent , ou ( en chauffant le verre au point de le ra mollir, ct le soumettant à une chaleur prolongée et à un refroidissement gradué. L’ opération réussit mieux. sur le verre à bouteille que sur tous lesautres, puis vient. le verre mple à base de soude, après celui-ci le rue ‘ete yerre simple à base de potasse le dernicr. 1

EU

vert ordinaire, puis le verre blanc, ensuite le verre sim

Cette propriété exerce une ,si grande influence sur la fabrication du verre. RE ‘il est difficile de n’en pas faire immédiatement l’ apphliéation. Elle explique en effet > pourquoi dans À fabrication des bouteilles , on évite avec tant de sain de réchaufter plusieurs fois la masse de verre qu’on veut façonner. Elle se dévitrifierait véritablement au bout de peu d'instans; le verre deviendrait dur » peu fusible, et présenterait une foule de grains solides, Lits minés da us une matière encore ie de là, le nom de verre galeux que lui donnent les lets On concoit de même pourquoi le verre vert et même je verre blanc ordinaire, et à plus forte raison le verre à bouteilles, ne peu vent être façconnés à la lampe d'émailleur qu'autant que l'euvrier porte une célérité convenable dans son travail. S'il y met trop de lenteur, qu'il soit obligé de réchauffer à plusieurs reprises le tube de verre qu'il veut soufler, la Imasse 5e dévitrifie encore, et tous les phénomènes que nous venons de décrire, se manifestent. En vain, essaiet-1l alors de souffler une boule, toute la force de ses poumons n'y suffit pas; le verre n'est plus assez mou. Ty ailleurs la matière devient alors rugueuse, à demi opaque, et presque infusible. | | 5

On conçoit par les mêmes principes, combien il im= porte de choisir avec soin les verres qu'on destine à fournir des mass es volumineuses et épaisses, telles. que celles qu'on destine à la fabrication des lentilles nécessaires

aux grands instrumens d'optique. Le refr TEL La semblables masses est nécessairement très-lent, ce qui amène la dévitrification du verre. On ne peut donc guère réussir, qu'avec le verre à base de plomb et de potasse, et le verre à base de potasse et de chaux. Aussi, ces deux sortes de verre , qui constituent le flint et le crown, sontils employés exclusivement à la fabrication des objectifs pour les lunettes astronomiques.

La dévitrification des verres est donc un phénomène du plus grand intérêt, et sur lequel l'attention des verriers ne saurait trop être dirigée. Elle en paraîtra plus digne encore quand nous ferons remarquer qu’en raison de ses propriétés, le verre dévitrifié peut remplacer la porcelaine dans presque tous ses usages. Ainsi, pour les besoins de la chimie, on peut faire des tubes, des cornues , des ballons , des capsules qui résistent au feu non moins aiséament que les vases de porcelaine, qui sont aussi peu perméables que le verre ordinaire, qui résistent fort bien aùx acides, etqui enfin peuvent s’obtenir d’une seule pièce sous mille formes variées que le moulage de la porcelaine ne fournirait qu’avec peine. C’est une industrie à créer et une industrie bien importante, car elle pourrait fournir des ‘vases d'une poterie salubre , élégante , et dun RES peu élevé.

M. D'Arcet à qui tant de branches de l’industrie doivent de si heureux perfectionnemens, n’a point négligé celle-ci. Il a fait en verre à bouteilles dévitrifié des camées, des carreaux d'appartement, des porphyres, des mortiers et des pierres colorées pour la mosaïque, dont les propriétés précieuses seront appréciées tôt ou tard. Qu un fabricant habile monte ce travail avec soin et l’on peut assurer qu'il en tirera bon profit.

1375. Examinons maintenant ce phénomène plus en détail.

Pour effectuer la dévitrification du verre, Réaumur

vera die. 549 choisissait le verre à à bouteilles ordinaire ou le verre vert. I] remplissait les vases d’un mélange de plâtre calciné et de sable blanc réduits en poudre fine. Il les introduisait dans une caisse en terre, qui elle-même était remplie d’un semblable: mélange, en ayant soin que les vases fussent bien isolés les uns des autres, ainsi que des parois de Ja caisse ; l’espace vide étant occupé par le plâtre et le sable. La caisse ainsi préparée, munie d’un couvercle et lutée, était portée dans un four à faïence et abandonnéé à elle-mème pendant toute la durée d’une cuisson. Au bout de ce temps, le verre était entièrement dévitrifié.

La cassure de ce verre est soyeuse, et quand on l'examine avec attention, elle suffit pour montrer comment s’est opéré le phénomène. En effet, précisément au milieu de son épaisseur, le verre présente une ligne brune, et c’est sur ce point que se réunissent une infinité de petites aiguilles cristallines partant de la surface extérieure et intérieure du vase. Ces aiguilles, parfaitement parallèlesentre elles, sont d’ailleurs perpendiculaires à la surface du verre, ainsi qu'au plan passant par la ligne de jonction, qui suit elle-même toutes les variations de forme que le vase peut offrir. À joutons, que dans les vases imparfaitement dévitrifiés, les deux surfaces présentent des aiguilles semblables, mais trop courtes pour se rencontrer, et par conséquent séparées par une portion plus ou moins grande de verre ordinaire qui occupe la partie moyenne de l’épaisseur du vase. Îl est donc évident, qu’une cause quelconque détermine la cristallisation du verre; que cette cause agit sur les surfaces d'abord , et se propage ensuite vers la partie moyenne » Jusqu'à ce que les cristaux partis des deux points opposés viennent à se rencontrer.

1376.M. Dartigues s’est assuréquelecémentn'était point | indispensable, et que le verre à bouteilles, chauffé seule- “ment au rouge pendant quelques | jours , se dévitrifiait: ‘entièrement. On verra plus bas néanmoins, que la potasse se

volatilise pendant la dévitrification, ce qui indique. l'utilité d’un cément siliceux qui joue alors le rôle d’un corps absorbant, à la manière de l'acide sulfurique dans l'expérience de Leslie.

Reaumur n'avait pas bien compris la théorie du phénôrnène de la dévitrification, et plus tard Keir, Pajotdes-Chärmes et quelques autres observateurs, en examinant etdécrivant lès cristallisations qui se trouvent quelquefois dans le verre, ne saisirent pas non pluslaliaison intime de ces deux classes de faits. Les recherches de M. Dartigues ainsi que celles de M. Fleuriau de Bellevue, ont mis hors de douté l'identité complète de ces deux phénomènes.

La dévitrification est donc une cristallisation du verre. x expérience prouve que le verre ‘lentement refroidi cristallise presque toujours, quand le passage de l’état liquide à l’état solide s’est opéré assez doucement pour que les arrangemens moléculaires convenables aient pu s’effectuer. Mais il me semble, qu'en appliquant cette idée d’une manière absolue aux verres dévitrifiés de Réaumur, on 1omberait dans un grave erreur que l'analyse nous apprend à éviter. Il existe, en effet, dans les verres dévitrifiés ou cristallisés deux classes dense

La première classe comprend les verres qui, au moyen d'une chaleur prolongée et quelquefois à l'aide d’un cément convenable, sont parvenus à un état de combinaison homogène, et ont pris la forme cristalline, en perdant quelques-uns de leurs principes constituans.

La seconde classe comprend les verres qui, au moyen d’une solidification très-lentement opérée, se sont partagés en deux ou plusieurs composés différens, dont les uns ont conservé l’état vitreux,, tandis que les autres ont pris une forme cristalline régulière,

“1877. Voyons de plus près ce qui se passe dans les deux cas. On sait déjà comment on effectue la dévitrification, d'après Réaumur. Nous allons en examiner

; pe hi

tt MODE 55r

d'abord les FAUNE, is analyse d’ un n tube ver boue

teilles dévitrifié ,par M. D’ Arcet, à la verrerie de la Garre €, à Paris, nous a donné les résultats SUIVANS :

Sihite ds ie. Je,0 = 20xip:

Anne 0e Era 0 EG Sesquioxide de fer et °: in 456 de manganèse. . . 6,6 — 2,oid.

Chant EE ee AT NA

Perte ou potasse. . . 2,0

LL tue AIS É

: 100,0 et The

En compatant cette analyse avec celle du verre à bouteilles ordinaire, on voit que s’il reste de la potasse, la quantité s'en trouve au moins réduite au tiers ou à Ja moitié de la quantité ordinaire. Du reste, cette analyse montre que l'échantillon analysé est formé d’un atome de sesqui-silicate de fer ou d’alumine, et d’un atome de bi-silicaie de chaux ou de PRE :

Il'est-peu probable qu’on obtint le même résultat pour tous les verres analogues, quant à ce qui concerne l’état de saturation des silicates, ou leur rapport entre eux; mais, il est certain que la potasse se volatilise presque en entier par la dévitrification opérée à la manière de Réaumur, et queles autres produits s’arrangent, soit pour constituer un seul silicate, soit pour en pres Pe qu restent méla ngés.

M. D’Arcet a trouvé, il est vrai, que le verre à bou teilles se :dévitrifiait, sans changer de poids. Cela peut arriver en-efet , lorsque l’oxigène, absorbé par le passage de l’oxide de D à l’état de sesqui-oxide, se trouve égal en poids à la potasse volatilisée. | L

Les changemens chrniques qu’on observe dans la déve trification du verre à bouteilles consistent donc :

1° Dans la perte d’une partie ou de la totalité de la potasse.

Eüai Liv. V. CH. X. VERRE, 2° Dans le passage d’üne partie ou de la totalité du protoxide de fer et de manganèse à l’état de sesquioxides. 3°. Dans la formation d’un ou de plusieurs silicates définis et cristallisés, au moyen des produits restans.

1378. Le second procédé de dévitrification se présente quelquefois seul, mais souvent en mêmetemps que le précédent. M. Bontems a bien voulume faire connaître les curieux résultats d’une expérience faite en grand, à la verrerie de Choisy-le-Roi, dans laquelle ce procédé est bien distinct du précédent. On a fait un verre avec 100 de sable et 40 de carbonate de soude parfaitement pur et sec. Ce verre refroidi rapidement, était transparent comme àl’ordinaire. On l’a refondu et on l’a soumis à un refroidissement lent, pour que;la solidification se fit elle-même avec lenteur. On a obtenu ainsi un verre laiteux, grenu, et évidemment dévitrifié par places. Les parties dévitrifiées ont été refondues et refroïdiès rapidement après la fonte , ce qui a fourni de nouveau un verre ordinaire. Celui-ci , par une nouvelle fusion et par un refroidissement prolongé , a donné du verre mieux dévitrifié que la première fois. Enfin, les portions qui offraient la dévitrification la plus par-

faite, ayant été fondues encore et brusquement refroïdies

ont fourni: de nouveau du verre doué de ses caractères ordinaires. à

Cette expérience remarquable suffit déjà pour établir que dans la solidification lente du verre, il s'établit un.

partage des élémens, au moyen duquel un silicate défini se cristallise et se sépare ainsi de la masse restante.

Il existe dans le cabinet de l’école polytechnique , une masse de verre détachée d’un fond de creuset. À la surface, se trouve une croûte opaque, blanche, cristallisée en aiguilles et d’une épaisseur régulière de quelques millimètrès. Tout le reste de la masse est d’une parfaite transparence, mais on obserye dans l’intérieur de celle-ci une

VERRE. x: 553 foule de prismes blanes et opaques , semblables à la croûte extérieure , tantôt isolés ; tantôt accolés par groupes de deux, trois, quatre, etc., et formant des étoiles ; tantôt plus nombreux encore et formant alors des sphéroïdes. La dévitrification s’est donc opérée ici, à la surface, par suite de l'évaporation de la potasse et dans la masse même, au moyen du partage qui résulte d’un refroidissement lent.

Voici l'analyse des deux sortes de verre que renferme ce morceau. |

Portion transparente. Porlion cristallisée.

DCee re an Nu e1n 002): 00) LL: QUI:

Alumine. 4: 0359 1.4. 114972 12,20 id:

Chang na 0eme d'A... 0 12/30 et SE AR

Meet Se 0000 10:

Soude. . . . . 19,8

Il est évident que la potasse s’est séparée en quantité considérable du verre, au moment de la cristallisation. Il ne l’est pas moins, que tandis qu'on ne trouve aucune relation simple entre les élémens du verre transparent, on observe, au contraire, dans le verre cristallisé , une composition nette et bien définie. Car, l’oxigène de l’alumine est à peu près le tiers de celui de la potasse et de la chaux, et l’oxigène de ces trois bases se trouve assez exactément, le quart de celui de la silice. C’est donc un composé d’un atôme de quadri-silicate d’alumine et de trois atômes de quadri-silicate de soude ou de chaux. Ce qui revient , au reste, à la composition du verre à vitres ordinaire.

1370. Il paraît donc probable d’après cela, qu'au moment où le verre est soumis à une lente solidification, il s’en sépare le composé défini le moins fusible auquel ses élémens puissent donner naïssance, celui-ci prenant alors l’état cristallin.

Si les analyses précédentes n'avaient point résolu la question, celle-ci suflirait pour démontrer que tous les

verres sont desssilicates à proportions définies.ou du moins des mélanges de divers, silicates définis dissous l’un par l'autre. .

On est autorisé à AT Le de Fe qu'en n prolongeant suffisamment le temps de la solidification d'une masse vitreuse . il pourrait s’en séparer successivement des composés de plus en plus fusibles, la base alcçaline se concentrant de plus en plus dans les résidus successifs: On concevrait par là, ce qui se passe dans la solidification des laves, qui ont tant d'analogie avec les produits qui nous occupent , et l’on se rendrait compte de la formation des cristaux de nature si variée qu “elles présentent dans leur masse.

En résumé , L dévitrification est une cristallisation du verre due à la formation de composés ‘définis infusibles à la température äctuelle au moment'de la dévitrification. Täntôt, cette infusibilité s'obtient par la volatilisation de la basé alcaline; tantôt, par un simple partage ; celle-ci passant alors dans la portion du verre qui conserve l'état vitreux. Tous les verres peuvent donc se dévitrifier, car tous les verres sont capables de passer à l’état de silicates définis, ét par conséquent de silicates cristallisables. Les verres qui contiennent à la fois des oxides indifférens et des:oxides basiques, se dévitrifieront mieux que les autres, par la tendance. qu'ont à s'unir en proportions définies les silicates indifférens et les silicates basiques. Enfin , les verres dévitrifiés jouiront de propriétés très-variables, car leur composition elle-même différera complétement selon la nature des verres et les circonstances de la dévitrification, Ainsi, tantôt le verre dévitrifié sera boursouflé ou cristallisé'en aiguilles d’un volume considérable ; c’ést ce qui arrive avec le verre à vitres. Tantôt, il sera cristal- Jisé en aiguilles très-fines ou même simplement transformé en une masse opaline et sans apparence, de ‘cristaux. C'est le cas du verre à bouteilles. ere obus

1380. Quant le y verre a été chauffé au point de se ramollir et qu’on l’expose à un refroidissement brusque, il est très-cassant ; quand, au contraire, on le soumet à un l'éfroidissement très-lent, il devient capable de r$sister sans se rompre , à des chocs assez forts, et il résiste également bien à des variations de température assez brusques. On à comparé ces CURE à la trempe de l'acier, et quoique les explications qu’on en a données soient peu

satisfaisantes, nous devons entrer ici dansquelques détails, en raison de l'importance pratique du sujet.

On met en évidence le fait général d’une manière fort simple; que l’on prenne, en effet, du verre fondu, et qu'on le laisse tomber goutte à goutte dans de l’eau froide,

chaque goutte se solidifiera subitement et prendra la forme d' une larme ; ; la petite masse qui s'est détachée de la canne, ayant fiié si quelques instans avant de s’en détacher complètement. On a donc ainsi, une masse de verre plus ou moins volumineuse et généralement sphéroïde ou ovoïdale , terminée par une queue qui finit en pointe trèsefilée, La surface de ce verre est plus dure qu’à l’ordinaire ; mais. dès que l’on vient à casser la petite queue , toute la masse vole en éclats, avec une légère détonation. On connait ces petits appareils sous le nom de {armes bataviques. On en explique le jeu en supposant que, par * l'immersion, dans l’eau frdide, la surface du verre s’est subitement solidifiée, les parties centrales étant encore rouges de feu, et par conséquent fortement dilatées. Quand à leur tour, ces dernières se sont solidifiées et refroidies, elles ont du conserver des points d’adhérence avec la surface et elles occupent par conséquent, un volume plus grand que celui qui convient à la température à laquelle elles se trouvent ramenées; les molécules centrales se trouvent donc plus écartées qu’à l'ordinaire , et elles exercent sur l'enveloppe une traction très-forte. Dès l'instant où une portion de l'enveloppe se trouve rompue, les molé-

cules qu’elle retenait se contractent vivement, entrainent avec elles toutes les autres, et déterminent ainsi une foule de points de rupture ; comme cet effet est instantané , chaque fragment se trouve lancé avec force, et chasse l'air au devant de lui; ce fluide é éprouve donc.une dilatation et une RAR brusque d’où résulte la détonation qui se fait entendre.

Le même effet se produit sous une autre forme, dans ce qu'on nomme Ja Jrole philosophique. C’est une espèce de tube court, épais et fermé par un bout, qu'on obtient dans les cristalleries , en soufflant une petite masse de verre pour juger de l’état du verre dans les creusets pendant la fonte. Ces tubes sont fort épais, car ils doivent permettre d'apprécier exactement la teinte du verre. Ils sont exposés à un refroidissement assez brusque, parce que l'objet qu'on se propose n’exige aucun soin à cet égard. On accélère même ce refroidissement, en agitant dans l'air la canne qui supporte le petit tube. Celui-ci se trouve donc par le fait, dans un état fort änalogue à celui ‘des larmes bataviques. Les couches intérieures ont éprouvé un refroidissement lent , et les couches extérieures au contraire , un refroidissement rapide ; aussi, quand on frappe mème très fortement ces tubes en dehors, ils ne cassent point , tandis que le moindre choc en dedans, suffit pour les faire sauter en éclats, avec une détonation semblable à celle qui a lieu dans les larmes bataviques. Une petite bille, un fragment de verre qu’on laisse tomber dans l'intérieur du tube, suffisent même pour déterminer la rupture. |

Ce sont des phénomènes plus ou moins analogues qui se produisent dans les vases de verre un peu épais, ‘qu'én livre au commerce. Par de légères variations de température, comme celles qui ont lieu quand on les trans porte d’une chambre sans fèu dans une chambre chaude LS il arrive quelquefois que ces verres éclatent t tout à coup,

sans cause apparente. On conçoit, que plus Les verres sont épaiset plus aussi les effets de cette espèce s’y produisent facilement. Les tubes de verre un peu épais et surtout ceux qui sont d’inégale épaisseur , sont aussi très-sujets à se fendre, et ordinairement la fente se prolonge dans toute la longueur du tube. Mais les tubes de verre ne sont pas soumis à l'opération particulière, au moyen de laquelle on cherche à donner aux verres ordinaires un peu plus de solidité. |

1381. Cette opération qui porte le nom de recuit, consiste à soumettre le verre à un refroidissement très-lent, Elle se pratique par diverses méthodes ; tantôt, on place le verre à recuire dans des fours particuliers que l’on chauffe jusqu’au rouge et qu'on abandonne à un refroidissement lent, après en avoir fermé toutes les issues. Tantôt , le recuit s'exécute dans de longues galeries, dans lesquelles on place des caisses de tôle liées les unes aux autres par des crochets. La galerie est chauffée sur un seul point. Pendant tout le reste du trajet, les caisses de tôle et le verre qu'elles contiennent éprouvent un refroidissement qu'on peut rendre aussi lent qu’on le veut, en prolongeant le séjour des caïsses dans la galerie. Cette disposition est la meilleure de toutes, car la partie chauffée ne se refroidit jamais, et le service est très-facile puisque d’un côté, on relire le verre recuit, et que de l’autre on enfourne à mesure le verre à recuire. C’est un système de four qui devrait être adopté dans toutes les fabrications où l’on veut chauffer une matière à un point fixe, et dans lesquelles le réchauffement et le refroidissement doivent l'un et l’autre se faire avec lenteur, C’est ce qui a lieu pour la cuisson des poteries.

Il paraît que le recuit ordinaire du verre, soit qu'il ait été mal fais, soit qu’il n'ait pas un effet durable, laisse toujours quelque chose à désirer. On emploie pour quelques objets un moyen de recuit fort simple, mais très-coûteux - sil fallait s’en servir en grand.

ser] consiste à PRCEE les vases de. verre dans une bassine, en ayant soin de Îes séparer par un peu de foin’ ou de paille. On remplit d’eau les vases et la bassine et on porte le liquide à l'ébullition. On laisse ensuite le tout refroidir lentement. Les vases ainsi traités sont, pour ainsi dire, assurés contre tout changement brusque de température compris dans un intervalle de 100° ou environ. On pourrait, en se servant d'un bain d’eau chargée de quelque sel, d’un baïn d'huile ou d’un bain d’alliage fusible, sa pl cette méthode à des températures plus Pr

L'efficacit té du procédé repose sur la grande différence qui existe entre la faculté conductrice de l’air et celle des liquides. Nul doute que, dans l'opération du recuit dans l'air, divers points de la surface ne se refroidissent.à à des taux différens, circonstance qui ne peut jamais se présenter dans le recuit opéré sous une masse liquide. À Il est bien connu dans les laboraioires que les vases qui ont accidentellement subi un recuit de cette espèce, se trouvent par cela même très-propres à supporter, sans casser, des changemens rapides de température.

1382. Quand le verre n’a point été recuit, on le coupe très-facilement en lui faisant éprouver un changement de température un peu brusque ;.à l'instant mème une fente très-nette se détermine sur le point échauffé ou

refroidi brusquement. Les verriers mettent sans cesse celte propriété à profit pour détacher de. la canne les vases qu'ils façonnent, pour couper ceux-ci .en divers sehs, CiC. Mais quand le verre a été recuit, on ne parvient plus aussi facilement à le fendre par ce moyen. Il faut en général, avoir recours alors à un trait de lime pour déterminer la AE rupture. Quand Je verre a éLé entamé par la lime, qu’on le chauffe au moyen d’un fer rouge où d'un charbon ardent , et qu'on touclie ensuite fe HR échaufté avec une goutte d'eau froide ,

Ja. rupture s’ opère subitement ; la fente une fois com

VERRE. 559 mencée, il suflit pour la PU IPA SE de chauffer le verre du côté où l'on veut la diriger , et à quelque distance du point où elle s’est arrêtée d’abord. La dilatation que lair renfermé dans la fente éprouve par l’action de la chaleur, tend à élargir celle-ci, et produit, en quelque sorte, l'effet du coin, effet qui s'ajoute à celui qui provient de Jinégale dilatation que le verre lui-même a éprouvée. Dans les laboratoires où l'ona, sans cesse, à découper des vases de verre de diverses formes, on se sert pour les chauffer , de petits cylindres formés avec de Ja poudre de charbon mise en pâte avec de l’eau gommée. Ces chars bons brûlent lentement à Pair, mais en soufflant sur le: point enflimmé, on rend Ia combustion suflisamment vive et la pointé se maintient conique pendant toute la durée de l'opération. On arrive au même résultat, en faisant usage, comme M. Lebaïllif, de petites baguettes de bois qu’on a fait bouillir dans une dissolution de nitrate de plomb. Ces bagurttes séchées , brüûlent assez vivement pour développer à la pointe, la haute température dont on à besoin. | |

Ces moyens s'appliquent surtout aux verres cylindriques ; les verres plats se coupent si facilement au moyen du diamant, qu’on n’emploie pas d'autre méthode pour eux. À ce sujet, M. Wollaston a faites observations fort ingénieuses. | |

1383. Le diamant raye toujours le verre. Dans certains cas , il le coupe, mais il faut des conditions particulières. Lorsqu'on songe depuis combien de temps Île diamant est employé pour couper le verre, on s'étonne qu'on n'ait pas donné d'explication de cette propriété, et que les circonstances dont elle dépend n'aient été convenablement exa= minées que dans ces derniers temps, par M. Wollaston.

Rayer et couper sont deux choses bien distinctes. Dans le prenrier cas , la surface est irrégulièrement brisée sous Ja forme d’un sillon raboteux; dans le second, on produit

une fissure unie, une fente légère qui peut être continuée sans interruption d'une extrémité à l’autre de la glace qu’on veut rompre. L'artiste adroït fait un petit effort sur une des extrémités de cette ligne, et la fente qu'il forme se prolonge presque toujours jusqu'à l’autre. | - On sait depuis long-temps que les substances plus dures que le verre ont la propriété de le rayer; mais on avait généralement pensé que celle de le couper appartenait exclusivement au diamant ; tout en admettant que sa grande dureté contribue à rendre ce genre d'action durable, M. Wollaston pense que cette propriété dépend d'un effet mécanique qu’on peut retrouver avec d’autres substances. Quand un diamant est façonné par un lapidaire, toutes ses surfaces sont à peu près planes, et conséquemment les lignes suivant lesquelles elles se coupent, où les arêtes, sont des lignes droïtes ; maïs dans les diamans naturels, qui sont ceux que les vitriers emploient toujours, et surtout dans ceux dont ils se servent de préférence , les surfaces sont généralement courbes ; en sorte que par leurs intersections elles donnent naissance à des arêtes curvilignes. Si l'on place le diamant de telle sorte qu’une de ses arêtes soit tangenie, près de ses extrémités, à la fissure qu'on veut produire, et si les deux faces adjacentes sont également inclinées à la surface du verre , On aura satisfait aux conditions qui rendent l'opération facile. La courbure de l’arête étant peu considérable, les limites de l’inclinaison sont très-rapprochées ; si le manche qui porte le diamant est trop ou trop peu élevé, une des extrémités de la courbe portera angulairement sur le verre, et ce point tracera un rayon très-irrégulier. Quand au contraire le contact est convenablement formé , on obtient une simple fissure produite par la pression latérale des deux faces du diamant ; pression qui s'exerce également de chaque côté. Par ce moyen , les portions eontiguës de la surface du verre tendent à se séparer plus que l’élasticité des parties inférieu-

aHHY EDR Men LE S6r.

res nele comporte ; et.une séparation. partielle dés élémens du verre, une fente peu arabe en,résulte.! : 11. 11384. On POUR penser que la'faiblesse.du verre, dans, la partie égrainée par le diamant, détermine la direction. de la rupture; mais le fond. de ce perte a une grande largeur quand on le compare à une fissure convenable. Dans. un des:cas, Ja force qui doit rompre le verre se répand, sur un espace de quelque étendue et peut être facilement. déviées dans l’autre, elle est successivement. appliquée aux: divers points de la ligne mathématique qui forme, le fond, de la fissure , et suit toujours lamèême direction à cause.de la facilité avec laquelle l'adhésion des parties est détruite. La profondeur à laquelle pénètre la fissure: produite, par le diamant ne paraît pas surpasser 1/200 de pouce ; . M.Wollasion s’est assuré qu'on peut totalement changer la direction de la fracture dans tel ou tel autre: point, en égrainant une portion’ de la surface ; €et-par.une as enire plusieurs expériences + cette n'avait pas diminué. l'épaisseur du verre de plus de 6/1000 de pouce. La forme de l'arête du diamant étant la. ‘principale cause des effets qu'il produit, d’autres minéraux doués. d'une dureté suflsante pourraient présenter « des résultats analogues, si. l’on fendait leurs arêtes. un. peu courbes, M. Wollaston, ayant donné cette forme. à un saphi.s à un. rubis spinelle, à un fragment de cristal de roche et à quel-. ques autres Corps, trouva que chacuñ d'eux avait’ pendant . un.temps. plus ou,moins, long la propriété de former dans le verre des fissures, peties, Il paraît très-probable quela durée singulière de l action. des diamans coupans provient! de ce que la dureté est plus grande dans la direction des! angles: aturels derce-cristal que dans tout.autre sens. On remarque , en effet, dans quelques existaux faciles à tail; ler en, divers sens, qu'ils offrent divers degrés de: dureté; selon Ja direction des faces. 1:11:

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den Et pute à À IT, V A AEKFC 23 Fi AUS LESC 4 RITES UT à L { s , : à ,

6x LIV, Ve CHe Xi VERRE,

- 23854 I n’est personne qui neconnaisse les récits re Jatifs à la découverte! d'un verre malléable. Si par là à, on éniténd un verre capable! dés étendre en! Hhics bis le

mfiartea: à h température: ordinaire , ‘tout porte à éroiré qué cette merveille né sera pas réalisée dé Jong-terps. Sr, au contraire, on veut parler de là ductilité du verré incandéscent, il reste à cet! égard! péu de chose à C3 fre, ét lès expériences dé; RéAa a ont prouvé: qu’elle était très= grañde/C'estmémesur cette faculté que répose tout l'ért duiverriers Mais, tandis que dans les ouvrages ordiridires dévérrérié, on né pousse jarais le vérre aux dernières li2 mites de sa ductilité, on y paivient dans l'art curieux du fileur en fils de verre > M : L'art de filér le vérre consiste à l’ SHOriSer en fils, quand ilaété ramolit: > au se d'ünél rouë sur laquelle le fl s'éenroûle:, Pañ'ce moyen, on ést pen à à “filer 1e Verre avéc urré étonnänte rapidité: qe LPFE SNARIRIEP Quand: on tire uñ: morceau de verré! choux? 1 toi $4 d consertetoujours, quelle que soit 14 finesse du fil M:D64 vi chara prisiuri morceau: dé: tube de thermomètre: J dont le diainètre intéricurétait très-petit, étl’a tiré en FR Th roue | düntilsestservi aväittrois pieds décirconférénce! eté6min ame elle: faisait 5 Soo ‘tours par minute, on obténaît’ Ba casa * 4 tres de fil! par] héure;'en sorte que le ft était d'une fn (eu 4 extrême, : A 1 qué son diamètre, intérièur était: ‘à ‘péiné Be culäble. Ce fib étit pointe uit creux, Cartétant COUPÉ JE par morceatis d'un pouce et demi dé LéHEURS ‘et’ ads sur 1e" réci pion d'une iiachine preumati quéxt un ‘bout én dedans p ! l'âutré en. deliors, ila laissé passer le mercure en” petits fi “ latslbiillansiorsqu'on+ fait le vide dans lé’ rétipienté

ft proveñatit dam petit morcéau de vérre à Vitres"

coupé < avec'un dinimañt ; à présénté "nn éclat très grands väuirniéroscopey ilofffaitune forme à platié àtéb'qutré | é angles droits très-distincts. Il est: très probable qu'il idée à cette forme par ticulière la supériorité de son éclat ; car

VERRÉ. | : 563 les fils provenant de morceaux de yerré ronds ont toujours: une apparence sombre.

En réunissant du verre de diverses couleurs en un seul tube, le fil ‘qu en provient conserve ! toutes les couleurs primitives s sans qu ’élles se mélangent et sans. qu on yre- L marque : aucune interruption ; mais a plupart. se terpissent par l opération A | particulièrement le, jaune , qui disparaît ; ; ï noir passe n mème quelquefois au brun; le pourpre & et le vert sont un peu altérés, mais le bleu résiste bien.

‘Les échantillons de vérre filé sont aussi souples que la soie, et peuvent aisément ê être roulés à Ja manière du fil commyn, et employés en ornemens. Au, toucher, ilsx res semblent aux cheveux, et comme eux peuvent être bou- cléset d’une manière e.permanente, en les roulant sur un fer ch aud. Les fils provenant du verre noir ont unesigr ande réssémblance avec Tes cheveux noirs, qu'on les con fond souvent ensemble.” On sait que dans le dernier siècle > la été fabriqué des perruques en fil de verre; qu on'$’en sert

ncore quelquefois pour faire des aigrettes fort. brillantes,

enfin qu on en a même tissé des étoffes. La mode pourra quelque j jour réssusciter cé genre d’ industrie. On prétend que ik usage de ces objets de vêtement en verre, peut Offrir quelque ‘danger, des filamens détachés pouvant ètre entrainés par la respiration, et portés dans le poumon ; cela parait peu vraisé mblable.

1386. La pesanteur spécifique « du verre est en rapport avec sa composition. Les verres älcalins calcaires s sont les plus légers, le verre % boutcilles vient ensuite, puis les | verres plombifères. Voici quelques résultats : 5 |

Verre de, Bohême. : .… . .23306 Verre vitres... . . 2,642 HA. ns eos MAT: INSTEE à bouteilles. vin Glaces de Saint-Gobin . 2,488 Cristal ne 0 à 3,255

TE

Glaces de. Cherbourg... : 2,506 Flintglass. “he se DS 3 à 3,6

aie ‘qui concerne le-cristal-et'le’flint, Ja date “peut

b64 LIV! V. CH. X. VERRE.

suflire pour donner une idée assez exacte de leur composition. Il n’en est pas de même des autres espèces de verre, les différences de densité de leurs principes constituans étant trop peu prononcées. ù

Loysel a essayé. d’ établir des formules qui permis ssent de passer de la densité à la composition, mais elles sont toutà-fait inapplicables. À peine, sl pour les verres plombeux on, pourrait en espérer quelque avantage. Ces rapports varient par tant de causes qu il faudr. ait, pour les établir d’une manière sûre, se limiter à à certains verres et les tirer d’ expériences, si délicates et. si mulupliées , qu'il vaut mieux avoir recours aux méthodes ordinaires de l analyse chimique , dont les résultats seront toujours plus assurés. | 1387. Parmi les propriétés chimiques du verre, il en est a unes qui méritent un examen attentif. Nous al- 10nS les passer en reyue ; en les classant d’ aprés un ordre

rès-simple, savoir : leflet de l'air ou des corps dés- “oxigénans , celui de Lean , celui des acides et celui des bases.

1388. L'air. ou l'oxigène AA chauds, pourvu qu ils Sbient secs, n "exercent aucune action sur les verres, I] n’en est pas de mème de IN air. humide , comme on va le voir plus bas.

Il est évident que les corps désoxigénans peuvent, au contraire, agir à l’aide de la chaleur sur les verres qui renferment des no de fer ou de manganèse , et surtout de l'oxide de plomb. En effet » quand on chauffe des verres DR avec du charbon ou dans un courant d'hydrogène, ces verres éprouvent très-promptement une altératiop profonde. L’oxide de plomb'se réduit, ‘et lé plomb métallique mis à nu communique au verre une teinte noirâtre. Cet effet est même si rapide, que l’on ne peut travailler lé cristal à la lampe d’émailléur sans le noircir profondément, si l’on ne se sert pas de précautions particu-

VERRE, | 565 lières. Celle qui-réussit le mieux consiste à placer un peu de savon sur la mêche de la lampe; la flamme change tout à coup d'aspect ct ne noircit plus le cristal. Il est probable que Ja présence du savon altère la Pre de la mèche et diminue l'ascension de l'huile. |

En se rappelant que les verres qui renferment de la silice ct des oxides terreux ou alcalins n éprouvent nr de réduction, et que les autres oxides qui peuvent s’y ren- ‘contrer. sont élites quoique plus difficilement , "par les agens qui les réduiraient s'ils étaient libres, on aura une idée nette de ces résultats. | *

1389. L'eau n’agit pas sur tous les verres ; mais pourtant il en est un grand nombre qu'elle tend à décomposer ‘en silicate alcalin soluble et silicate terreux et alcalin insoluble. Elle produit en quelque sorte le même partage qui résulterait d’un refroidissement lent ou de la dévitrification du verre. Les verres à vitre, ou ceux qui ont une composition analogue, sont FL hére de cette manière, et très-profondément par l’eau bouillante. Depuis longtemps, Schéele en a fait la remarque. De telle sorte, que -J'eau qu'on fait bouillir long-temps dans des vases de verre, devient alcaline et se trouble par la portion de silicate térreux et alcalin insoluble qui forme le résidu de son action, et qui, se détachant des paroïs du vase, reste en suspension dans le liquide. Cet effet est mème si prononcé sur le crown, le verre à glace et certains verres à vitre, qu'il suffit de les réduire en poudre fine et de les mettre en contact avec l’eau froide pour qu'ils lui communiquent uné réaction alcaline. Enfin, ces mêmes verres sont presque toujours assez hysométriques pour se recou- “vrir d’une Jégère couche d’eau, ae on 1e ss au contact de l’air humide.

Cettéaction de l’eau permet d’éxpliquer un assez gr and nombre de phénomènes que l'on a occasion d'observer sur lés verres ; et principalement sur les vérrés à basé de

chaux et dé soude ou de potasse: Tout le monde sait qué les glaces polies se ternissent quelquefois à l'air. Ce résultat tient au dépôt d’une couche. d’eau hygrométrique: on |’ observe également sur les verres des instrumens d’optique. Si le verre est bien fait, l'effet ne va pas plus loin; mais sil est trop alcalin, Pas déposée en attaque peu à peu la surface et produit ainsi une décomposition semblable à celle. que. l’on vient d’ étudier ; dès lors le verre est térni sans remède, ou du moins il faut le polir de : nouveau. Quelquefois l'aspect terne. est peu sensible, et A l’altération est très-profonde ; on s'en aperçoit dès quon essaie de cliauffer le verre. Sa surface se détache en écailles très-minces et lamelleuses qui imitent par la régularité de leurs cassures le phénomène qui donne naïssance à la porcelaine truitée. Mais, dans le verre, les écailles soulevées sont très-petites, se: détachenñt éntièrement et tombent sous forme d’une poussière farineuse. Le verte reste ainsi complétement dépoli, rugueux et presque opaque. Les tubes de verre, les ballons, les cornues et même les verres à pied, qui, daus les laboratoires ; sont long-temps exposés à l'air humide ; offrent très-souvent ce phéhomène, Däns cet état, les tubes ne peuvent plus être chaüffés à la larhpe sans pérdre leur poli. Les verres de montre sont presque toujours dans ce cas. Les verres des instrumens d'optique le présentent ttès-souvent aussi ; il paraît même que les verres qui ont été polis sont plus “exposés à cet effet que les verres ordinäirés: On sait en effet, que les verres quin ’ont.pas été polis; offrent une surface plus brillante et plus duré, ce qui semble dû à l’espèce de trempe que celle-ci a subie au moment du refroidissement. Il est donc possible que le polissage rende les verres plus attaquables, en mettant à nu la partie intérieure de la masse et détruisant la couche. dite qui la garantissait.

Les vitres des maisons ou des hôtels, d une date an-

VERRES | 564 tienne, présentent souvent une ‘surface:terne et dépolies dont il faut attribuer l'origine à une, semblable cause; Lorsque l’eau hygrométrique a attaquée vérre; les moindres changémens «de température &n font éclater la surface, qui-devient äinsiterhe, dépolie,, ou du moins; fendillée et disposée à sessoulever en écailles par de moindre froitement. Cet effet :se remarque surtout dans les vitres des écuries: celles-ci, au bout de quelques années, «#6 trouvent toujours taktiont altérées qu'elles offrent tous les phénomènes dè décoinposition de la lumière que produisent les lames minces; aussi, sont-elles irisécsiet quel quefois d'une manière fort remarquable par l'intensiss et la pureté des couleurs (1). |

1390. Puisque l’eau seule peut agir sur de verre 4ÿec tant d'énergie, on concevra facilement que la potasse æt Ja soude en disbélution concentrées puissent attaquer le verre. On à peu étudié ce genre de réaction. Au rouge ; non-seulement la potasse ét la soude, mais tous Les carbonates et toutes les bases de la première section se combinent avec les.élémens du verre pour constituer des verres plus basiques. Quand:onse sert de carbonate , l'acide car bonique.est chassé. On peut même dire que tous.les oxides non ADO js la: ME chauffés avec le verfe ;

G) é # encore la: même cause qui produit. l altération s si re

marquable des, verres, anciens que l’on retrouve dans les ruines ou dans les tombeaux. Leur surface est entièrement décomposée quelquefois. Elle est devenue opaque, et de moindre frottement la fait tomber en pellicules » minces et légèr es ; qui offrent toutes les couleurs de l'iris, Quand on a détaché la partie décomposée. de la \ sürfgce extérieure d'une fiole,. on la croirait étamée. Mais il n’en est rien, cet aspect est dû à la couche intérieure de à verre décomposé , qui : à raison de son opacité parfaite renvoie toute la ; lumière qui traverse la partie encore transparente. On retrouve done ici, mais seulement avec plus d'intensité , tous les effets

LARTLD

que l’on peut observer si fréquemment sur les vitres des écuries.

568 | LIV. Ve, CH X. VERRE.

se combinent avec lui et forment aïnsi des verres transparens'ou opaques, colorés ou incolores, plus où moins attaquables que le verre employé, selonles doses. En général, quand on augmente beaucoup} la dose de l’oxide qu’on ajoute, on rend le verre soluble dans les acides. C’est ce qu'on fait pour l'analyse du verre, quand on le traite par le carbonate de uses par le carbonate ss baryte ou par l'oxide de plomb. : 020 TES) à

1391. À leur tour, les acides doivent agir sur les verres avec facilité; parmi eux l'acide hydrofluorique doit être classé à part, à cause de son action toute PAPIAARRE Les autres acides tendent à décomposer le verre en s "emparant des bases , et mettant la silice à nu.:

Parmi les verres à bouteilles, il en est beaucoup qui résistent à l’action du vin (1), et qui toutefois sont fortement attaqués par les acides nitrique, hydrochlorique et sulfurique. Il se forme des sels de chaux, de fer, d’alumine et de l’alun, quand on se sert d'acide sulfurique; ce dernier acide produit dans l'intérieur des bouteilles , des mammelons cristallins dont la base finit par percer le vase: ces mammelons ont quelquefois la grosseur d’une fève; dans tous les cas, la silice devenue libre, se prend en mr

«Les verres à base de plomb sont d autant plus attaquables , qu'ils sont plus riches en plemn. Le cristal bien fait résiste très-bien. Il en est de même des verres à vitres ; trop älcalins, ils sont attaqués , et très-facilement ; bien

“{ 1) Le verre à bouteilles trop riche en alumine est un de ceux que les acides attaquent le plus facilement. On a vu de ces verres que le bitartrate de potasse contenu dans le vin attaquait assez vite pour que l’altération fût déjà sensible au bout de peu dé jours. Le sel d’alumine produit, décolore le vin et Jui ne une saveur désagré: able, La bouteille se corrade ct il s’en détache un dépôt floconneux. En 1 même Pipe il se dépose des cristaux de divers sels, Ca

VERRE. * | 569 faitsyils résistent; aussi, quand un verre se dépolit par la chaleur, est-on sûr qu’il est attaquable par les acides (1). .13g2. Nous avons dit que l'acide hydro-fluorique agit sur le verre d’une manière spéciale. En cffet, comme cet acidetransforme la silice en eau et en fluorure de silicium, il en résulte qu'il doit agir sur tous les verres; son action serait même toujours prompte et complète, si la formation d'une certaine quantité de fluorure double de silicium et de sodium, ou de potassium, ou d'aluminium, ou decalcium ou de plomb, fluorures doubles, qui sont tous peu solubles ou insolubles, ne diminuait le contact, et par conséquent l'effet produit. dr Mer | L'acide hydro-iluorique ie pourtant js verre vite et: facilement: quand l’action s'exerce sur une petite surface et qu'on emploie beaucoup d'acide. On tire parti de cette propriété pour graver le verre; l'acide s'emploie gazeux ou liquide selon l’occasion ct Le but qu'on se propose ; l'acide gazeux donne des traits opaques , l'acide nf en fournit de transparens. | Pour graver sur verre au moyen de CURE gazeux, On nettoye le verre, on le sèche bien, on le chauffe et on y verse un vérnis fondu qne l’on y étale en couche homo- ST Ce vernis est 1poué de cire et de térébenthine ; il

(1) Le sur. cite action des acides que . M. Guyton Morveau a basé un procédé propre à l'essai, des verres. Il place le verre à

essayer dans un creuset, l’ entoure de sulfate de fer. du commerce : couvre le creuset et le chauffe au rouge. Par la Dr le sulfate de fer laisse dégager de l’acide SrUÉ ique anhydre qui réagit d'autant mieux.sur le verre ques la température :ést Heto Les bons verres résistent à cette épreuve ; les mauvais sont plus où moins corrodés., Ce mode d’essai peut être remplacé très-avanta+ geusement par un autre , qui consiste à réduire le verre en poudre fine et à soumettre celle-ci à lPaction de l'acide nitrique pur ét bouillant: L’acide détruit les verres tr op basiques plus vitè.et plus complétement: que les verres d’une composition bien: saturée.

Pay 530 LIV. V. CHa X, VERRE. | doit être asséz mou pour que le burin l’enlèvé sans l’écaillér; on le forme en général d’une partie de térébenthine pour-quatre parties de cire. Quand le verreest froid, le vernis a repris un peu d'opacité, mais point assez pour empêcher de calquer; on passe alors un burin sur le vernis en suivant Îles traits du dessin, et on entame le Yernis jusques au verre. Quand le dessin est tracé, on éxpose de verre aïhsi préparé, à l’action de la vapeur hydrofluorique. Pour cela, on se sert d’une caisse en plomb où d'un vase en’ terre; on y place du fluorure de calcium pulvérisé avec de l’acide sulfurique concentré; on mêle bien, on place le vase sur un feu très-doux, et on posé sur son oritice le verre qu'il s’agit de graver. Au bout de quelques minutes; à partir du moment où la vapeur a commenté à se dégager; l'opération est terminée : on enlève le verre, on emporte le vernis en le fondant et l'essuyant avec un linge doux. :. :: ii]

: Si, au lieu d'exposer le verre à l’action de l'acide én vapeurs, on Le plongedans de l'acide liquide faible; le même effet s'obtient au bout de peu d’instans:

* Mais quand on veut produire un dessin pur et correct, avec des demi-teintes et des ombres fortes, 1l faut avoir recours à un procédé plus délicatet pluslong; il faut aussi se servir d'un vernis particulier. C’est au moins ce qui ré- Ra dE UE AO ANR HER 4 ER ER D ER rs A Peu d'effet , et à Jes rendre tous au ton désiré(r). ont Hp 1 rh Juitorbe IE ELU ORNE Er ap éml “a or 2 (17 Pour obtenir une gravure sur verre bien/soignéé,,très= délicate jet’ d’une profondeur différente et déterminée ; 6n éouvre le: vetre-avee un vernis: Le meilleur est huile de lin siccative où mieux encore le vernis gras de copal noirei avec le noir de furnéé ctleiné ; parfaitement broyé et délayé dans l'essence dé térébenthine. Lesicouches doivent être minces; il faut qu'elles soient bien sèches avant d'en mettre une nouvelle: On cesse de couvrir

vite! Bi Fabrication du verre: |

1303. On n’a pas de notions certaines sur les procédés mis èn üsagé par les ancièns pour la fabrication du verre. Mais , depuis l'époque où Agricolà à décrit cét art, la dise position générale des fours, le mode de fabrication et la nature des matières employées ont éprouvé des modifications de détail, maïs pas de changetnient dans leur ensemble. | le verre de vernis, dès qu’on s’apercoït que la lumière ne le traverse qüe très-dificilement. La couche de vernis ne doit pourtant pas être trop épaisse , le vérnis én serait disposé à s ’écailler; prihcipalement dans les points où les traits doivent être très-rapprochés ou croisés. v

Le verre préparé , on calque le dessin , et on enlève le vernis avec des pointes de graveurs , ou de simples aiguilles de différentes forme et grosseur. Pour plus de commodité on éclaire le dessin par dessous , en l’inclinant à peu près de 45° sur un pupitre percé d’une fenêtre. Cette position du verre permet d’ apercevoir les traits les plus délicats.

Après avoit fait le dessin, il faut le ronger avec l'acide hydrofluorique liquide; mais avant de comrnenger cette opération à il faut essayer le vérré dussi bien que l'acide. On Fait cet essai pré- Yiminaire sut un petit coupon du même vérre, couvétt du même vernis: On divise ée cotpon en cind où six Bees oh fait sur chacune de ces parties quelques traits à l'aiguille ; jet on commente à les couvrir successivement, et de minute en minuté; au moyen d’un pinceau 3 avec l'acide hydro-fluorique liquide. Lorsque l’aeide a agi pendant une minute sur la dernière, portion ; il a doncété.en contact avec le verre pendant deux minutes sur la précédente et pendant six minutes sur la première, Cela fait, on lave le coupon à grande eau , et ‘on enlève le vernis au moyen d’un couteau et

le l'essence LE ‘érébenthine. Il n’est plus : difficile de fixer le temps convenable pendant lequel < on, doit faire agir cet acide sur le dessin , pour être sûr de réussir , et poûr le ronger à une profondeur duel On porte alors l'acide sur le dessin , , au moyen d’un pinceau dé poil de chameau , et après le temps déterminé par l'essai def éaction ;'on His à grade Eat et on le débarrasse du Vernis,

572 LIV, Ÿe CH, Xe VERRE.

Les planches qui accompagnent cet ouvrage, nous dispensent de décrire les fours à verrerie. Nous pouvons nous contenter de dire ici que les matières à vitrifier ayant été préalablement frittées dans la plupart des cas, sont soumises à une température convenable dans des creusets d’une argile très-réfractaire. On élève la température jusqu’à ce que la masse vitreuse soit devenue bien homogène et bien pure ; puis on le laisse tomber jusqu'à ce que le verre ait acquis la consistance nécessaire pour le travail.

1394: Les réactions qui se passent dans le creuset sont irès-faciles à comprendre. En effet, si on a mêlé de la silice, du carbonate de soude et du carbonate de chaux, la silice s’empart de la soude et de la chaux, et l'acide carbonique se dégage. De même, si on a mélé de la silice, du carbonate de potasse et du minium, ce dernier repasse à l’état de massicot, et la silice se combine ensuite avec le massicot et la potasse. On a donc d'abord'un dégagement d’oxigène, puis un dégagement d'acide carbonique.

Ces dégagemens de gaz qui accompagnent constamment la production du verre, expliquent la présence si fréquente des bulles, dans la masse vitreuse. Pour chasser ces bulles, on est obligé de porter la température très-haut, afin que le verre devienne bien liquide. Mais comme la potasse et la soude peuvent se volatiliser à ce haut degré de chaleur; on se trouve forcé par suite à introduire dans les EUR bien plus de potasse et de soude que le verre n’en doit conserver, X

Cette température élevée est encore nécessaire dans tous les cas où l’on se sert d’alcalis impurs. La présence des chlorures et même celle des sulfates qui fondent sans se mêler au verre, occasioneraient dans celui-ci une foule de. nodules ou nœuds blancs’ et opaques disséminés dans sa masse. À une température élevée, ces deux matières, plus légères. que le:verre Emrifn nent nager à la surface du bain vitreux : on les enlève alors avec une poche (1).

(1) Ce sont ces chlorures que l’on désigne dans les verreries sous

Li £ VERRE. . ; 73

La, volatilisation de la potasse produit au-dessus des: creusets une vitrification rapide des briques de la voûte du fourneau; de là, des gouttes d'un verre coloré qui tombent note dans le creuset. Ce sont ces gouttes que l'on connaît sous le nom de larmes.

Il est enfin deux accidens de fabrication : les filandres et les cordes qui se présentent encore plus souvent. Lies filandres proviennent du défaut d’homogénéité dans’ la masse vitreuse. Quand la densité de celle:ci n’est pas uniforme, le verre soufilé présente çà et là des stries qui dévient les rayons lumineux : ce sont les filandres. Les cordes sont des stries superficielles et protubérantes ; elles ont toujours lieu quand on soufile le verre trop froid.

1395. On se sert pour faire le verre de substances assez variées ; le sable siliceux, le carbonate de potasse, celui de ROUTE celui de chaux et le minium sont les seules qui soient strictement nécessaires. On peut remplacer les carbonates alcalins par leurs sulfates. On peut en quelques occasions se servir de sables argileux et ferrugineux. Pour le verre à boutcilles, la présence de l’alumine’'est même indispensable. Les verres contiennent quelquefois de la magnésie qui provient du sable employé. Les soudes bruics, les potasses brutes, les cendres elles-mêmes peyvent être substituées aux carbonates purs; enfin, on a proposé l'emploi du felspath et celui des laves volcaniques. |

1306. La fabrication du verre au moyen du sa est une idée qui se présente naturellément à l'esprit, dès que l’on connaît la vitrification si facile de ce miné-

le nom de sel de à verre: Les sulfites y portent célui LE fil 738 verre. Bosc d’Antic a même éherché à prouver. que.les chlorures. jouent un grand rôle dans la production des bulles. La tension du sel marin à une chaleur rouge suffit peut-être, en effet, pour en nee duire. Depuis que les sels de soude sont livrés au commerce à bas prix , il se produit bien peu de sel ou de fiel de verre dans les verreries ordinaires, mais dans les verreries à bouteilles on en obtient toujours, parce qu’on y emploie des soudes brutes.

5 | Ÿ Hiv. Ve CHR, VERRE, val. Aussi M. Ghérard la:tiil proposéé, il y a longtemps

déjà, ; dans les mémoires de l'académie de Berlin. D’ après lui, on devrait mélanger, poux obtenir un verre à vitres :

és 2 parties de felspath, 2 parties. de sable, I partie de craie ; i ya

cequi donnerait à peu près pour da ‘composition du verre, en ne supposant même aucune volatilisation de prune pendant la fonte ; LÀ nt Silice, + 4 4 73)

Alumine...… 81.

Potasse.. us VI,

* Chaux . : T2

Ces proportions mal. calculées ne payent donner pi urt verre difficile à fondre et prompt à se dévitrifier. C'est. précisément ce qui arriva dans. une ‘expérience faite en | grand. par | M: Rey; sous les yeux de MM. Chaptal et Allut. La fonte exigea deux fois plus de temps qu’à l'ordimaire, mais élle fournit un beau verre. On croyait l'ex+ périence heureuse, mais quand le creuset fut refroidi au point de permettre le travail, la masse se trouva tout-à+ fait RPAGRCe laiteuse et grumeleuse, en-un mot dévitrifée. D' après ce fait, doit-on rénoncer au felspath? Il est dificile de le croire, Qu’ on mélange, en efet, 100 parties de felspath, 100 parties d'argile d’Arcueil ou d une argile analogue, et 80 de chaux vive, ou r équivalent en. craie, et l'on apua, un verre dont voici la composition :

rites L Eelspatb. Argile. Verre. | Baie te. 1063 2, 03,2, .f189-ou bien, :F46,3 : Alumine. gt FAN : 37. gs DO) si a 200

‘Potasse. Le , 16. CR Liver Véro 16. "7 ï Jar Chaux: AVES ASS PS AIT ETES 5 LE 8. e 2 à 28,0 F gui Lae te U9 OT ETES ere 280 400 ‘

c'est-à-dire, an verre qui, à la couleur près, si largile est'éxempte de fér, sera tout-àsfait de même nature: que lévérre'à bouteilles et qui en offrira les avæntages ainsi que les inconvéniens. En ce qui concerne le’ verre à -vi-

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; vÉnE, ide 575 tres drdiniairé où les verres analogues ; Îe fclspath doit pouvons + entrer pour, un tiérs ot pour t un quart, sâns inconvénient bien grave. On produirait ATHSP Un vérré qui ne différerait # verre commun que par l4 présence de céntièmes d'aluminé, et nous YOyons qu AL y'a dans le commerce des verrés qui en contiennent éctte quantité ét mème plus. Enfin, il'est probable qué par des additions convenables de borax, d'acide borique ou d’oxide de plomb, on amènerait fe felspath à-prodtrire lüi-même un verre doué de toutes les qualités désirables:

1307. Certaines laves, les ponces, le basalte ; le peche stéin ét autres produits volcaniques se rapprochent telle= Mént du vérre à bouteilles par leur composition, qu’on ne peut mièttré en doute la possibilité d’en tirer parti, sousce point de vue, C’est à M. Chaptal que Sont dues les préthes res téntativés de cette espèce, et si elles w'ont pas réussi, äl faut s’en prendre à l'époque, bien plus qu’à la concép= tion elle- mème , #48, est à la fois hcureuse én théorie et suscépliblé de succès dans la pratique. L'analyse suffit pour € ER convaincre. ; | A ARS LE

Ponce de Lipari. Basalle di Basalte 7, | Pechstein

73560 | Hasenlierg. ES La, .) 2) de Misnie.

Siliéés ue Pn7,5. ) AU Brune vikOn 357850

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Avec de la pierre ponce, ‘dés stories de ah de la craie et un tpétr de soude en ‘proportions convénables, | on ferait donc du verre à bouteilles. Le basalte en dorinerait de m ème par l'addition d’un peu de craie et de soude:

556 LIV. V, CH. X, VERRE, Le pechstein , traité comme la ponce, en fournirait aussi.

Les tentatives faites par les conseils de M. Chaptal ont réussi tant que la matière examinée par lui a été employée; mais quand on a dü faire usage d’un autre produit volcanique , les résultats sont devenus mauvais ‘les proportions se trouvant dérangées. Une analyse fort simple eût prévenu tout émbarras et conservé leur rang à ces matières volcaniques dont les effets excellens ont été. constatés par. une assez longue expérience.

C’est en 1780 que M. Chaptal, alors et hl de chimie à Montpellier, proposa l'emploi de la lave. M. Ducros, verrier des environs d'Alais, fondit à la houille la lave du volcan éteint de Montferrier, sans aucune addition, eten fabriqua quelques bouteilles. M. de Castelvicil, autre verrier du pays, fondit au bois un mélange de it de lave et de soude, et obtint aïnsi des bouteilles plus le et plus résistantes que celles qu’on fabrique à l'ordinaire, Ces bouteilles eurent un si grand succès qu’on ne pouvait suffire aux demandes. Mais au bout'de quatre années , les bouteilles qu'on obtenait ne ressemblaient plus aux premières ; elles leur étaient fort inférieures ; la fabrique perdit sa be réputation , et, elle fut forcée d'abandonner le système qu'elle venait d'essayer avec tant de succès.

La nature de la lave avait donc changé ; le même dosage ne convenait donc plus, et une analyse pouvait seuleguider l'opérateur. C'est par là qu'il faudrait commencer si lon voulait reprendre une fabrication digne à tant d’égards d’être de nouveau soumise à des épreuves que l’état de la science rendrait bien plus faciles. C’est pour avoir pris une autre marche queM. de Castelvieil a échoué, et GATE M. FougéFoux, de Bondaroy, qui paraît s'être occupé en 1787 de la même queen: sans avoir connaissance des faits qui précèdent, n’a pointréussi non plus.

: Exarinons maintenant: en détail, les diverses FRÈEs de verres.

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