‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 172 sur 218 · d : ! Fr k A À ; 3} TT re · texte numérisé non relu

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Verre soluble. : : :

1398. C'est unsimple silicate de potasse ou de soude qui réunit une parfaite solubilité dans l’eau bouillante, à quelques-unes des propriétés générales du verre ordinaire. D'ailleurs bien que les usages du verre soluble soient fort différens de ceux du verre commun, son étude nous donnera des rapprochemens si précis-et si justes, à l'égard des autres classes de verres, que nous avons dû le réunir au groupe formé par ceux-ci.

La découverte du verre soluble et de ses usages est due à M. Fuchs, à qui nous emprunterons tout ce que nous allons en dire. Ce verre dissous dans l’eau fournit un liquide qu’on applique sur les toiles ou les bois pour les rendre incombustibles. En eflet, par l’évaporation de

l'eau, il se dépose sur ces corps une couche d’une matière fusible par la chaleur et capable de les garantir du con-

tact de l’air nécessaire à leur combustion.

- 1309. Préparation. On peut obtenir le verre soluble en dissolvant de la silice précipitée et bien lavée dans une dissolution de potasse bouillante. Maïs ce procédé in-,

commode et coûteux, n’est point praticable en grand.

Quand on chauffe ensemble du sable et du carbonate de potasse, l'acide carbonique n’est jamais entièrement chassé, à moins que’le sable ne soit en quantité dominante. Mais on peut expulser tout l'acide carbonique en ajoutant au mélange de quartz et de carbonate de potasse, de la poudre de charbon, en proportions convenables et

telles que l’acide carbonique du carbonate non décom-

posé trouve la dose de charbon nécessaire à sa transformation Br oxide de carbone. De cette manière, la silice forme d’abord un silicate en proportions convenables. et, chasse l’acide carbonique; puis, au moyen d'un bon coup de feu, le reste du carbonate de potasse est décomposé par

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le charbon, l’oxide de carbone se dégage, et la potasse devenue libre se volatilise ou se combine avec le verre déjà fonméig; te, ?

1400. Pour obtenir toujours le verre NbIE de bonne et demème qualité, il faut prendre plusieurs précautions. La potasse doit être purifiée. Si elle renferme beaucoup de chlorure de potassium, on n'obtient pas un produit entièrement soluble dans l’eau, et il reste un résidu gluant. En outre , le verre obtenu est efllorescent. Le sulfate de potasse ne produit point de mauvais effet, parce qu'il est décomposé par le charbon quand la fonte est suflisamment prolongée, car, sans cette précaution, le verre renferme du sulfure de potassium qui lui donne également du penchant à l’efflorescence. +

Le quartz doit être pur; du moïrdil ne doïît pas contenir, une quantité notable de chaux ou d’alumine , parce que ces terres rendent une partie du verre insoluble, Une faible proportion d'oxide de fer est sans iniluence.

On prend la potasse et le quartz dans la proportion de 2 à 3, et sur 10 parties de potasse et 15 de quartz on prend À parties de charbon. Il ne faut pas prendre moins de charbon ou le supprimer ; bien au contraire, quand la potasse n’est pas suffisamment pure , il est avantageux d’employer une plus grande proportion de charbon. Ce corps accélère beaucoup la fonte du verre, et en éloigne tout l'acide carbonique, dont, sans lui, il reste toujours une petite partie qui exerce une influence fàcheuse.

Du reste, on observe les mêmes précautions que pour la préparation du verre commun. Les matières doivent être d'abord bien mélangées, frittées et ensuite fondues à un feu violent dans un creuset réfractaire Jusqu'à ceque la masse soit liquide et homogène. On enlève Ia matière avec une

cuilière de fer et on remplit aussitôt le creuset avec une nouvelle frite. | .

On peut prendre 80 livres de potasse, 45 livres de sable

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SOLUBLE* 9 et 3 livres de charbon en poudre, pour ane fonte, et le mélange doit alors être chauffé pendant 5 à G heures.

1401.Le verre brutainsi obtenu estordimairement chargé de bulles ; il est aussi dur que le verrecommun; il est d’un noir grisätre et plus où moins transparent sur LP Quelquefois il à une couleur blanchätre , d’autres foiselle est jaunâtre ou rougeâtre , ce qui estun indice d’une trop faible proportion de charbon. Si on l’expose plusieurs sémaines à l'air, il éprouve de légères variations, qi pour | sa destination, sont plutôt avantageuses que nuisibles. IL aitire un peu d'humidité de l'air qui le pénètre peu à peu, sans que son agrégalion et son apparence sorent changées. Seulement, il se fendille et sur sasurface il se produit une légère efflorescence. Si, après qu'il a éprouvé ce changement, on le met au feu, il se gonfle par suite du dégagement de l'eau qu'il avait absorbée. |

r402, Pour le dissoudre dans l’eau , on le bocarde; car sans cela, la dissolution se ferait trop lentement. Sur 1 partie de verre en poudre on prend à peu près 4 à 5 parties d eau. |

L'eau est d’abord portée à l’ébullition dans une chaudière , et après on y met peu à peu le verre ; il faut con-stamiment remuer parce quil s’attacherait au fond. FL faut que lPébullition soit continuée 3 ou 4 heures, jusqu'à ce qu'il ne se dissolve plus rien; et la liqueur a acquis alors le degré de concentration convenable. Si, pendant que la dissolution est encore liquide, on arrête l'ébullition, on donne accès à l'air et la potasse enattire Pacide carbonique, ce qui produit un effet très-nuisible. Par Ja mème raison, il ne faut point prendre une trop grande quantité d cau pour la dissolution; car pendant la longue concentration qui deviendrait nécessaire, l'acide carbonique de l'eau se combinerait facilement à la potasse, ce qui produirait du sous-carbonate de potasse et un précipité de silec. dun nd la liqueur devient trop épaisse

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avant que tout ne soit dissous, il faut ajouter de l’eau chaude. | |

Quand la dissolution a atteint une consistance siruéét'une densité de 1,24 ou 1,25, elle est suffisamment concentrée et bonne pour douane, On la laisse reposer, sos les parties non dissoutes puissent se déposer; pendant le refroidissement, il se forme sur la liqueur une pellicule coriace qui plus tard disparaît d’ elle-même, ou se disseut quand on la plonge dans la lues: Cette pellicule se montre déjà pendant l'ébullition, à mesure que la liqueur approche de la concentration ; elle sert même à l'indiquer. Th |

1403. Quand le verre brut est composé convenablement, qu'il ne contient pas beaucoup de sels étrangers, pas de sulfure de potassium, on peut le traiter comme on vient de l'exposer. Mais s'il renferme notablement de ces corps, il fautavant de le dissoudre, séparer ces substances étrangères; on y parvient par la méthode suivante, Le verre bocardé est exposé à l’action de l’air pendant trois à quatre semaines et souvent remué;s il s’agglomère trop, ce qui arrive quand l'air est humide , il faut détruire les masses qui se forment.

+ Le verreattirel'humidité de l'air, comme nous l’avons déjà

dit, et les substances étrangères se séparent ou s’effleurissent. Alors, ilest facile d'en séparer le verre: On l’arrose avec de l’eau froide et on le remue souvent. Après trois heures, on enlève la liqueur qui contient tous les sels étrangers et très-peu de silicate de potasse et on lave la poudre avec de l’eau neuve. Le verre traité ainsi, se dissout facilement dans l’eau bouillante et donne une dissolution qui pe laisse rien à désirer. - Comme le verre soluble est seulement employé à l’état liquide, il est gardé dans cet état pour l'usage. Pour cela, il n’est pas nécessaire d’avoir des soins particuliers, parce que dans un long espace de temps il n’éprouve pas de chañgemens remarquables, quand la dissolution a été convena-

SOLUBLE. | Bet blement concentrée. Cependant, il ne CARE pas laisser à l'air œn trop facile accès.

1404. On obtient un semblable st en remplaçant ‘a potasse par la soude; il faut alors à peu près, deux par= tes de sous-carbonate de soude cristallisé pour une sh de quartz. Ce verre se comporte de la même manière que celui à base de potasse, mais il le surpasse à l'emploi. Les dissolutions de ces deux espèces de verre peuvent être mêlées dans toutes les proportions, et ce mélange rend de meilleurs services dans quelques cas, que chacun d'eux pris séparément.

1405. Propriétés.Le verre soluble, formeunedissolution visqueuse qui concentrée est un peu trouble ou opale. Il a une réaction ct un goût alcalin. La dissolution se mêle avec l'eau dans toutes les proportions. Quand la densité

de la dissolution est de 1,25, elle contient presque28 p.°/,

de verre; quand on la concentre* davantage elle devient très-visqueuse et peut se tirer en fils comme le verre fondu. À la fin, la liqueur se prend en une masse vitreuce cassante, dont la cassure est conchoïde; elle ressemble beaucoup au verre ordinaire, mais n’a point autant de dureté. Quand la dissolution a été appliquée sur d’autres corps, elle sèche rapidement à la température de l’air, et forme un enduit analogue au vernis. 4 $

Le verre soluble desséché n’éprouve pas de changemens remarquables à l'air, etn’en attireni l’eau ni l’acide carbonique. Aussi, l'acide carbonique de l’airn’a-t-il point d’action bien prononcée sur la dissolution concentrée, quoiqu'elle se décompose et laisse précipiter de l'hydrate de silice , quand on fait passer à travers, un coureat d'acide carbonique. Mais la dissolution étendue devient trouble à l'air avec le temps et se décompose entièrement. Lorsque le verre est impur, il se forme après quelque temps, une efflorescence produite par du carbonate, et de, 14 hy posulfite de potasse ou par du chlorure de potassium.

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: Le verre soluble se dissout peu à peu et sans résidu dans l’eau bouillante ; mais dans l’eau froide da dissolguion se fait si lentement que l’on pourrait croire qu’elle n’a pas lieu. H ne devient cntièrement insoluble que quand il renferme une bien plus grande portion de silice, ou quand il renferme d’autres corps; tels que des terres et des oxides métalliques, etc., qui forment des sels doubles ou triples, ainsi que cela a lieu pour les verres ordinaires.

1406. Le yerre soluble qui a subi le contact de l'air se boursoufile d’abord avechbruit, etfond assez difficilement, quand on le soumet à l’action du feu. Il perd alors à peu près 12 p. ./° de son'poids. Il contient donc, même à l’état solide, une quantité considérable d’eau qu’il ne peut point perdre à la simple dessiccation par l'air.

L'alcool leprécipite, sans l’altérer, de sa dissolution dans l'eau. Quand la dissolution est très-concentrée, il faut peu d'alcool pour le précipiter; et il n’a pas besoin d’être trèsrectifié. On peut doncse servir pourproduire du verre soluble pur, d’une dissolution de verre soluble impur ; ontraite la dissolution par l'alcool, on laisse reposer le précipité gélatineux, on soutire la liqueur surnageante , on rassemble Le dépôt, on le pétrit rapidement après avoir ajouté ul peu d’eatfroide et on le presse. À la vérité, on éprouve quelque por te, parce que l’éau froide dissout rapidement le verre précipité, à cause de sa grande division. "

Les acides décomposent la dissolution du verre, Is agissent aussi sur le verre solide et en séparent la silice à l'état pulvérulent.

1407. Composition, D'après M. Fuchs, 34 verre és ble contient, quand il a été exposé à l'air:

Silice. SR OPA CHU TRUE TAC TE G2 + HIT AM RE 1 +

% Eau. . ee : 481. € 'e e . 12.

SOLUBLE: 583 * Ce qui donne pour le verre lui-même, suppose sec :

+ DAME SIMON # | Patoises ils SUIS W 00

C'est donc tr atome de potasse pour 7 à 8 de silice. La proportion de potasse perdue par volatilisation {est peu considérable, En effet, pour s’en convaincre, il suflit de jeter les yeux sur le tableau suivant.

Mélange employé. Verre obtenu, LSilice ———— 100 ——" 100 Potasse——— 45 ———— 42

Ce serait donc une perte d'environ 6 p. °/, de la po- ‘tasse ss en supposant même que celle-ci füt Püre, ce qui n’est pas.

1408. Usages. Les piopriélés du verre soluble en rendent les ipplications nombreuses et variées. On s'en est servi au théâtre de Munich, comme moyen préservatif contre l'incendie. |

Toutes les matières végétales, 1 bois, les étoffes de coton , de chanvre, le papier , etc., sont, comme on sait, jeoinististibles ; mais pour brûler, ces matières ont besoin de deux cordons , une pe LE élevée et le contact de? air, , qui fournit l’oxigène nécessaire à leur transformation en eau et acide carbonique. Une fois enflammées, leur combustion développe la chaleur nécessaire pour que le phénomène continue, pourvu qu’elles aïent le contact de l’air. Privées de ce contact, et chauffées au rouge, elles fourniraient des produits volatils inflammables, il est vrai, mais le charbon qu’elles laissent pour résidu ne brülerait point, puisqu'il serait privé d'air, et dès lors la combus- ‘tion s’arrêterait d'elle-même. Tel est le rôle que jouent tous les sels fixes, fusibles et formés d’ailleurs de substances incapables de céder leur oxigène au rouge cerise tant au carbone qu'à l'hydrogène. Ces sels fondent quand la

matière végétale se trouve écliauffée ; ils lui forment ün enduit impénétrable à l'air et préviennent ou limitent son inflammation. Le phosphate, le borate d'ammoniaque sont dans cecas, fiais terres RATS AEreres offre des inconvéniens qui ne se rencontrent pas dans l'emploi du verre soluble.

Celui-ci forme un enduit solide et très-durable, qui n’éprouve point d'altération par l'air, qui n'occasione pas de grands frais et qui est d’une application facile. Maïs pour nepas manquer le but, il faut apporter un soin particuliewdans sa préparation et son emploi.

Pour enduire le bois et d’autres corps, il faut une dissolution de verre soluble pur, parce que sans cela l’enduit serait efilorescent et se détacherait après un certain temps. Cependant une faible impureté n’a pas d'effet bien sensible, quoique après quelques jours, l'enduit se recouvre d’une efilorescence pulvérulente quine reparaît plus quand

on l’a enlevée avec de l’eau. Quand on veut donner au bois

un enduit durable, il ne faut pas au commencement em ployer une dissolution trop concentrée, parce que dans cet état elle ne le pénètre pas, n’en fait pas sortir l'air et ne s’y attache pas solidement. Il est bon de repasser souvent le pinceau sur la même place, et de ne pas étendre trop légèrement l’enduit. Pour les 5 ou 6 dernières couches il faut employer une dissolution plus concentrée, pourtant pas trop épaisse, et autant que possible l’étendre également. Îl faut que chaque couche soit bien sèche avant d'appliquer la suivante ; dans un air sec et chaud, il faut à peu près 24 heures. Après 2 heures l’enduit paraît sec, mais il est dans ungétat tel, qu’il pourrait être ramolli par une nouvelle couche. On a alors le même inconvénient qui a lieu quand on applique une couche épaisse avec une dissolution concentrée : l’enduit se fend et n'adhère pas bien au corps. Ceci n'a cependant lieu que pour le verre à base de potassé ; celui qui a été formé avec de la soude ne parait pas se fendiller.

SOLUBLES "#2 585 148 Quoique le verre soluble seul, soit déjà très-utile comme moyen préservatif du feu, il remplit encore mieux ut quand il est mêlé d’un autre corps incombustible en poudre. Dans le mélange , le verre sert principalement comme corpsliant. L’enduitrecçoit plus de corps, il devient plus solide et plus durable et secoagule parl’action du feu, en une croûte très-adhérente quand le corps additionnel a été convenablement choisi. L’argile, la craïe, les os calcinés, la poudre deverre;etc., peuvent être employés pour cet objet; mais on ne peut encore dire avec certitude lequel de ces corps mérite la préférence. Un mélange d'argile et de craïe paraît être plus convenable que chacun detces corps séparement. Les os calcinés forment avec le verre soluble une masse très-solide et bien tenace. La litharge, qui forme avec le verre un mélange facilement fusible, fournit pourtant avec lui un produit qui n’est pas propre àenduireleboïis, parce qu'à la dessiccation , il éprouve trop de retrait. Il se fend et se détache facilement. Le verre de plomb , le verre soluble brut, sont d'excellentes matières additionnelles. Ce dernier doit être pulvérisé et exposé à Vair, pour qu'il en attire l'humidité. Si on le mêle à la dissolution de verre, et qu'on l’applique ensuite sur un corps quelconque, il donne en peu de temps une enveloppe ayant la dureté de la pierre, laquelle, si le verre est de bonne qualité, est invariable et résiste bien au feu.

Les scories de fer et de plomb, le felspath, le spathfluor, peuvent être employés avec le verre soluble; mais lequel de ces corps est préférable, et dans quelle proportion doit-il être ajouté? C’est ce qui ne peut être décidé que par des expériences. On: conseille de former toujours Jes premiers enduits avec une dissolution de verre: so- Juble pur, et de repasser une couche semblable sur celle à laquelle on aura #employé un mélange, surtout quand cette couche sera inégale et rude au toucher. :

Pour l’enduit des bois du théâtre de Munich, on a ajouté

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Yo d’ argile jaune (terre jaune). Après six mois Méndait m'avait éprouvé que peu d'altération ; seulement en quelques endroits il était endommagé et avait besoin de quelques réparations; ce qui provenait de ce que le travail devant être fait en peu de temps, la préparation et l’application de l’enduit ne furent point faites avec le soin nécessaire. :

1410. Quand où veutemployer ce moyen pour préserver du feu une maison où une salle de spectacle, il ne suflit pas de couvrir seulement les parties boisées, il est très-nécessaire de préserver les toiles qui sont les objets les plus dangereux pour le feu. Aucun des moyens proposés jusqu'ici ne paraît aussi avantageux que le verre soluble; car il n’agit point sur la fibre végétale, et remplit Pespace qui sépare les fils; il se fixe dans le tissu de manière à ne pas s’en séparer,.et augmente la durée des toiles. La raïideur qu'il donné à la toile ne nuit pas à l’usage des rideaux, parce qu’elle se laisse facilement rouler; et relativement à la peinture qu’on applique sur les toiles, le-verre forme un fond solide. Mais, pour empêcher les altérations que les couleurs pourraïent éprouver par la réaction de V’alcali, par exemple, Le bleu de Prusse, les laques, etc., il faut, avant de peindre, passer une couche d’alun, et ensuite une couche de craie. RUE

IL n'y a point de difliculté à vaincre pour ie la couche de verre soluble sur la toile; cependant, cette opération n'est pas : aussi aisée qu on pourrait le croire. Il ne suflit pas de les enduiréravec la dissolution ou de les immerger, il faut encore qu'après cette opération elles soïent soumises à une forte pression. On atteindrait peutêtre mieux le but, en les faisant passer entre deux cylindres qui seraient plongés dans la liqueur. Quand'on brûle une toile recouverte seulement à saisurface de verre soluble, elle reste encore incandescente pendant quelque ‘temps après qu'on la retire du feu, ce qui n'a point lieu

DE BOHÈME. 58 quand'elle a été convenablement imprégnée. On obtientle meilleur effet à cet égard, quand on a ajouté de la lithärge à la dissolution. A la dessiccation, la toile’ obéit au retrait de la. matière, et ne peut plus s'en séparer ensuite, comme cela arrive quand le même mélange est employé pour recouvrir le bois. Une partie de litharge finement broyée est suffisante Les 14, pe de ne concentrée. AU |

1411. Le verre séhltiès peut avoir ER d’autres apphiuions ; principalement comme Pope collant ; ilest supérieur à ceux qu'on à employés ; jusqu'ici, à Mégèrd des fragmens de verre et de porreleine: etc.

On peut se servir de cette matière à la place de la rs i pour appliquer des couleurs, quoïqué seule elle ne donne pas un vernis capable de conserver sa transparence à l'air.

Verre de Bohéme. — Crowwn-glass.

1142. C’estunsilicate de potasse dans lequel il n'entre que de petites quantités de chaux ou d’alumine. Cette espèce de verre se fait remarquer par sa légèreté et en même temps part absence complète de coloration , quand il est fäbriqué avec des matières pures. Ces deux De lui assignent un rang distingué pour la fabrication de tous les objets de gobeletterie. La dernière surtout le rend seul propre à la” fabrication des i instrumens d’ optique, dans lesquels il sert à achromatiser le flint-glass. La beauté de ce verre est telle d’ailleurs, que tous les anciens auteurs l ont confondu avec le cristal. ;

1413. Verre de Bohéme. Voici une composition de verre de Bohème. ss

+ ot 100 sable siliceux lavé à l’acide hydrochlorique. 6o carbonate de potasse purifié.

16 carbonate de chaux bien blanc.

La fonte et le travail de ce verre ne présentent rien de

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