‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 178 sur 218 · À BOUTEILLES · texte numérisé non relu

À BOUTEILLES

À l’erre à bouteilles.

1437. Le verre à bouteilles est formé, comme on l’a vu plus haut, de silice, alumine, chaux, potasse ou soude, oxides de fer et de manganèse. Ces derniers oxides colorent ce verre, qui doit, toutefois, une partie de sa couleur au charbon.

Quoi qu’il en soit, comme la couleur du verre à bouteilles lui est essentielle, ou que du moins elle ne nuit pas à son débit, on le fabrique à creusets ouverts, même en se servant de houille comme combustible. Cette cir-

‘constance définit la fabrication tout entière, et suffit pour en laisser deviner presque tous les points importans.

1438. Préparation. On fait entrer peu de soude ou de potasse dans la composition du verre à bouteilles. Et comme les carbonates de ces bases sont d’un prix élevé, on n’emploie ordinairement dans les verreries, que des cendres neuves ou de la soude de vareck, pour fournir leur base alcaline. D'ailleurs, les autres matières sont prises à un état d'impureté qui ne peut convenir qu'à la fabrication du verre employé pour les bouteilles à vin.

Les matières premières de la fabrication de cette espèce de verre sont des sables jaunes et ferrugineux, des résidus provenant du lessivage des soudes du commerce, des cendres lessivées qu’on nomme charrées , des cendres neuves, des soudes de vareck et de l'argile commune.

Les sables colorés sont même préférables aux sables blancs, l’oxide de fer qui les colore, jouant le rôle de fondant. Ils n’ont besoin d'aucun lavage ni d'aucune pré- ‘paralion : on en sépare toutefois les corps étrangers d’un volume notable, tels quesles pyrites, les cailloux, etc. Pour cela, on (ee fait sécher ct on les passe au travers d'une claie: d’osier à claire voie.

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Groô Liv. Ÿ. CH. X. VERRE

L’argile propre à entrer dans la composition du verre à bouteilles est une terre jaune marneuse; c’est la terre à four; elle contient donc de l’alumine, de la silice , du carbonate de chaux, des oxides de er et de manganèse; elle est peu liante , se réduit facilement en poudre quand elle est sèche, ce qui rend les mélanges plus faciles.

Les résidus du Jlessivage des soudes, ainsi que: les cendres lessivées où éirréest sont ne puis passés à la claie s il est besoin. |

Les cendres neuves proviennent en général des foyers domestiques. On doit préférer celles qui résultent de la combustion du bois neuf ou du charbon de bois. On les tamise et on les sèche avant de s’en servir.

La soude de vareck est employée en poudre. On la passe même au travers d'un tamis de toile métallique trèsserrée.

1439. Voici le dosage ordinaire de ces matières :

Sable j jaune. sf % ; à "Tro0 parties Soude de vareck. . . . . … 30 à 4o

Charrées. :h 14401. 100opd Cendres neuves. . . . . . 3o à 40 Argile jaune. . . . . . . 8oà 100 Calcin ou fragmens de bou-

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