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La dose du calcin n’est pas précise; on l'augmente pour la première et la seconde fonte quand on se sert de creusets neufs. Si l’on emploie un sable très-argileux, il faut supprimer la marne et fournir la chaux, au moyen d'une addition convenable de craie. On peut se servir. de natron ou de soude brute pour remplacer la potasse que fournit la soude de vareck, mais dans ce cas même , on a soin de joindre au mélange une certaine quantité de cendres neuves, afin qu'il ÿ ait de la potasse dans le verre. Enfin, en employant la soude de vareck à plus haute dose et sup:
À BOUTEILLES, | | Grt primant la charrée «la dissolution du sable est plur tôt effectuée, les fontes Mine rapides , mais Ë fiel de verre de-. vient plus abondant.
* Voici les proportions baies à introduire dans ce dernier cas :
DADIE JAHHE ee à à ee docs din eue 100 PARLES: Soude brute de vareck . . . . . .… . 200 Cendrés neuves}. HAN EN LS S
Calcin ou fragmens de bouteilles. ... 100
Il serait curieux de comparer la résistance des bouteilles ainsi préparées avec celles qu’on obtient par l’autre procédé. Du reste, ce dernier est assez généralement pratiqué maintenant. C’est celui qu’on emploie à Givors.
1440. Le fourneau de fusion pour le verre à bouteilles ne contient à l'ordinaïre quesix creusets. Ceux-ci ont 92 à 96 centimètres de hauteur# et le même diamètre ; leur épaisseur, dans le fond, est de 10 à 12 centimètres. On les remplit presque jusqu'aux bords, et dès que la matière est affaisée et convertie en verre, on remet de nouvelle composition dans les pots, et l’on poussele feu. Les fontes sont rapides, car la plupart des compositions de verre à bouteille fournissant peu de fiel de verre, on n'a pas de temps à perdre pour l’aflinage. La fonte dure sept à huit hetres, et dès DRE est terminée, on ralentit le feu pour que le verre s’épaississe au point convenable pour le
travail. Pour cela, on remplitde foyer de menuailles bien tassées, on intercepte les courans' d'air autant qu’ on peut et on évite de toucher au feu pendant le tr ravail du verre, afin de ne pas ranimer la combustion. Cette préparation s'appelle faire la braise.
1441. Eacon. Le travail du verre à bouteilles est fort simple. L'aide cueïlle au moyen de la canne , la masse de verre convenable et passe la canne au souflleur. Celui-ci,
Gi LIV. Y. CH. X. VERRE en soufllant et tournant continuellement la canne, forme peu à peu la panse de la bouteille qui se termine dans un moule. Pendant que la bouteille est dans le moule, l’ouvrier continue à soufñller et à tourner. Il relève ensuite la canne et tenant la bouteille dans une situation verticale et renversée, 1l enfonce le cul. On coupe alors le col, on fixe la canne au côté opposé, on arrondit le bord du col et on place le cordon qui doit le renforcer, ainsi que le cachet, si la bouteille doit en avoir un. À
La canne passe alors entre les mains de l’aide qui doit la porter dans le four à recuire. Celui-ci la détache de la canne au moyen d'un léger choc. ‘
On emploie ordinairement le charbon de:terre pour faire le verre à bouteïlles, et on calcule en général sur 100 hectolitres de charbon pour faire environ 3500 bouteilles ordinaires.” Les bouteilles ordinaires reviennent à Givors, à 9 francs le 100 et se livrent sur place à 10 francs.
1442. Usages. Le verre àbouteilles est employé pour les bouteilles à vin et pour quelques grands appareils de chimie, tels que cornues, baïlons, ete. Ces usages n'ont pas besoin de plus grands détails, maisil est nécessaire de dire quelques mots sur les vases destinés à supporter une haute pression. Il se fait en France une si grande quantité de vins mousseux et d'eaux gazeuses, qu'un manufacturier intelligent pourrait, en se livrant à la fabrication des bouteilles nécessaires à ce genre d'industrie, s’assurcr un succès de longue durée. En effet, ces vases éprouvent une compression intérieure qui cause la fracture des bouteilles trop faibles, ce qui occasione une perte toujours assez grande et souvent désastreuse. On pourrait ladiminuer en essayant toutes les bouteilles sous une pression double de celle qu’elles doivent supporter. D'ailleurs il serait PURES d'étudier la forme des bouteilles et de s’arrêter à celle qui paraîtrait la plus avantageuse. En outre, il faudrait aussi soumettre à des essais