‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 180 sur 218 · À BOUTEILLES · texte numérisé non relu

À BOUTEILLES

convenables les verres de diverses compositions et préférer ceux qui exigeraient l'effort le plus grand pour amener eur rupture. Enfin, il est vraisemblable qu’on aurait de l'avantage à donner au recuit de ces bouteilles des soins particuliers. Déjà la, première de ces conditions peut se réaliser, M. Colardeau , ayant fait une machine propre à soumettre les bouteilles à une pression convenable pour les essayer. Il n’est pas douteux que l'introduction de ces machines dans le commerce, n’oblige très-promptement tous les fabricans de verre à bouteilles à étudier#isoigneusement les données qui peuvent leur permettre d’obtenir à coup sûr, des vases d’une résistance considérable, sans augmenter leur épaisseur, d’une manière incommode.

Il paraît, d’après les expériences faites par la Société d'encouragement, que les bouteilles à vin deChampagne ne résistent qu'autant qu'elles peuvent supporter une pression+ce douze atmosphères. Mais, tandis que la casse dans les celliers s'élève de 20 à 30 pour 100, les bouteilles neuves soumises à la machine de M. Colardeau résistent presque loutes à 12 atmosphères , et la casse ne s'élève dans ce cas qu’à 2 ou 3 pour 100. H résulte de là que le mode de remplissage et le recuit peuvent avoir une grande influence dont il faudrait trouver moyen de tenir compte. Peut-être serait-il avantageux de laisser dans les bouteilles plus de vide et de ne s’en servir qu'après les avoir recuites à l'eau bouillante. En tout cas, la prime d'encouragement est assez forte pour tenter les fabricans et les engager à faire les'essais nécessaires pour résoudre cette question.

Page 1