PRODUITS EMPLOYÉS.| N° 1. | N°2. | N°3. | N
Cristal de roche. . . | 300 SR 300 ,
Sabu: mt ou, 7. a:1300 stats 1068 300.
Minimes. " : . | AAA ROPPEE ACTE CENTER Céruse de Clichy. . . | : ...: |" 514 TO T2 Potasse à l'alcool. . . 163 96 | 168 96 gras. ff" Œit CIE 29, 27 18 27 Acide arsenieux. . . tt I 0, I
On voit que, pour la composition, le strass se NE beaucoup du flint-glass. 4 RE
Le strass incolore n'est en usage que dans la bijouterie. IL sert à faire‘les imitations de diamans qui ont dans ces derniers temps obtenu un succès bien mérité, en raison , de la perfection singulière de ces diamans, sous tous les | rapports. ES | 6
Avec le cristal de roche on obtient, dit-on, un strass” plus dur que celui qui est fait avec le sable ou Le silex; mais il est quelquefois trop blanc, ce qui n’est pas avan tageux pour les petites et moyennes pierres. Elles ont moins d'orient et jettent moins de feu que celles dont la: matière est légèrement colorée èn jaune. Cette teinte dis— paraît dans k gille des pierres.
626 | LIV. Ve CHe Xe SURASSS |
| 1497. Strass colorés. Cés strass sont destinés à fournir des imitations Les diverses pierres naturelles plus ou moins Es timées dans le commerce de la bijouterie. Sous ce rapport, l’art de faire le strass est en quelque sorte un art limité; car, dès qu on peut obtenir des copies fidèles des pierres | employées par les bi joutiers, l’objet est rempli. | En effet, ce’serait vainement qu'on pourrait se procurer des strass remarquables par leur belle nuance ;"si ces strass ne ressemblaient point à quelque pierre précieuse, ils seraient repoussés par les consommateurs. Il ne faut pas perdre de vue que ceux-ci veulent acheter à bon prix, des pierreries assez parfaites, pour qu’un œil inexercé les prénne pour de véritables pierres fines, d’une valeur bien plus considé rable. Ainsi, lestrass le plus parfait, s’il n'imitait rien, n'aurait pas de valeur, ear il ne tromperait-personne.
Les fabricans de strass sont donc limités pour les cou leurs et même pour l'intensité des couleurs. Aussi, quoique, sous tous les rapports , nous eussions dû placer la fabrication desstrass colorés avec les verres teints ou peints, il nous à paru plus commode pour le lècteur, de joindre ici Je petit nombre de recettes : qui composent. cet art, renvoyant du reste tout, ce, «qui concerne la théorie génÉ= rale de la coloration 1e strass, au chapitre des verres co- Jorés dont ils font évidemment partie. + #
Dans lasfabrication des pierres artificielles , “ÿ est. heal coup de précautions à prendre, de soins à observer, que la pratique seule peut faire connaître. Les matières doivent être pulvérisées , et même porphyrisées avec attention. Les mélanges ne se font bien que par une tamisation répétés. 11 ne faut pas se servir du même tamis pour passer diffé rentes compositions quelque soin que l’on mette à le net- ‘oyer après l'opération. Enfin, pour obtenir des masses ‘bien fondues, bién Donnée sans stries, ni bulles , il faut ‘employer des substances pures et Me ae dans un État de ténuité extrême; choisir les meilleurs creusets ,
STRASSS | 67 fondre à un Rd gradué et bien égal dans $ son maximum de température; laïsser la matière au feu pendant vingtquaire à trente heures , et ne faire refroidir les creusets FE très-lentement, afin que la matière éprouve une sorte de recuit. : ts
1458. Topase. Cette composition est très-sujette à va= rier dans la fonte, en raison du degré de température où de la durée du feu. Elle passe du blanc de strass au jaune soufre, au violet et au rouge pourpre; suivant des circonstances qui ne sont pas bien: connues. On peut comparer cette matière au 7 Rss des Allémands et des lialiens.
V oici la recette de M. Douault :
Strass trèstblanc. . . 1000: 21 Verre d’antimoine. .. 40 Pourpre de Cassius. . I
Il faut choisir le verre d’antimoine le PE san et d’un jaune rouge orangé clair.
On peut, avec le fer seul, obtenir. ne st 44 assez Berlè avec le mélange suivant : Sn AS à
# Wir *
Strass. . . SEE NA DO D EL
Oxide de fer. . . # “T0 TT 1450. Fubis:C est la plus rare et ja plus Ch les pierres artificielles. La. préparation de la topasé fournit un hoyen d'obtenir constamment et à volonté de tres: “beaux subis Souvent le mélange pour topase, donne une masse’ opaz que ; translucide sur ses bords et offrant dans ses lames minces une couleur rouge par, transparence. Une partie
ji "À
de cette matière - topase opaque , ret-8 parties de strass fondus dans un creuset de Hesse, qu on: laiése 30 heures au feu. d’un four à à potier, donnent pour résultat un beau cristal jaunätre semblable au strass. Réfondü au éhies meau, celui-ci produit le plus beau bu dO “ich,
On peut faire un rubis moins beau et d’ une teinté af férente, en employant | les proportions suivantes : \ à
G28 LIV. V. cit. %a STRASS.
Strass incolore, . « « 1000 Oxide de manganèse 25
1460.Émeraude. L’émeraude est très-facile à fabriquer. Celle qui réussit le mieux résulte du mélange de l’oxide vert de cuivre avec le strass incolore. Si l’on ajoute de J’oxide de cobalt, le verre obtenu présente des reflets bleus. La composition qui imite le mieux l'émeraude naturelle est Ja suivante :
Strass incolore. . . . 1000 Oxide de cuivre pur. 8 - Oxide de chrôme.. . 0,2
On peut en augmentant la proportion de chrômé ou d’oxide de cuivre, et en y mêlant de l’oxide de fer, faire varier la nuance verte et imiter le péridot ou l’'émeraude foncée. .
1461. Saphir. Pour produireune couleur d’un beau bleu oriental , il faut employer du strass très-blanc et de l’oxide de co très-pur. Cette composition mise dans un creuset de Hesse luté, doit rester 30 heures au feu. Voici les proportions : |
Strass incolore. , . . 1000
Oxide de cobalt, . . 15
146». A PEL Se Sa couleur doit être belle et veloutée pour qu'on en fasse quelque Cas. Voici la orgie
qui réussit le mieux : MA Strass incolore. . : 1000 j Oxide de manganèse 8 & Oxide de cobalt. . . 5 pure de Cassius.. . 0,2
| . .1463..41 igue- marine. c est ure pierre peu recherchée, mème quant elle est naturelle. C'est une émeraude pâle, tirant sur le bleu plutôt que sur le vert, et imitant assez N Ja couleur de l'eau de mer. On l’ebtient en mêlant ;
ÉMAIL. Pur 629 Strass incolore,. . , 1000 | Verre d’antimoine. . 7: d
Oxide de cobalt. . . 0,4
Ge
1464. Grenat syrien. Cette pierre, que les anciens appelaient escarboucle, a une couleur vive qui la fait estimer. Elle est surtout empiques pour les petits bijoux. Le grenat artificiel est une espèce de rubis foncé que l’on fabrique d’après la formule suivante :
Strass incolore.. . . 1000 Verre d’antimoine.. 5oo Pourpre de Cassius... A ÿ Oxide de manganèse 4
Émail,
1465. Mi l’acception que nous lui donnons, ce.mot ne désigne que l'espèce de matière vitreuse dans la composition de laquelle on fait entrer l'acide stännique. Observons toutefois, que l’on confond souvent sous cenom des produits fort différens, qui n’ont de commun avec l'émail blanc'stannifère , que l'usage qu’on en fait pour émailler divers corps, c’est-à-dire, pour les recouvrir d’un enduit vitreux. Mais il est bien évident qu'avec des précautions convenables, toute matière vitrifiable pourra servir à émailler , et que si l'émail constitue une espèce particubière parmi les corps vitreux, ce n’est pas en raison de ses usages techniques, mais bien en ce que l'émail commun , celui dont on se sert le plus souvent , se sépare nettement de tous les autres verres, par la PAR de l’acide staunique.
Nous avons vu plus haut que l'émail blanc se compose de silice et d'acide stannique unis à de l’oxide de plomb et à une base alcaline. Examinons maintenant par quels procédés ce produit s ‘obtient.
1466. On fait un alliage de 15 parties d’étain pour 100
Fr
630 LIV. V. CH. Xe ÉMATLS
parties de plomb ; on chauffe cet alliage au contact de ES jusqu’ au rouge. Il entre en ignition par places et s’oxide avec rapidité, On ramasse à mesure la couche d’oxide et on a soin de tenir le bain métallique découvert.
Quand toute la matière est oxidée, on la met en poudre et
or:la délaye dans l’eau. On laisse déposer les portions grossières, on décante la liqueur troubleet on recueille à part
toute la poudré, fine qui était en suspension. On recom-
mence cette opération, en ayant soin de caleiner denou-
veau le résidu grossier de temps en temps, po oxider
les portions métalliques qui peuvent encore s'y rencontrer. | "e.
Quand on s’est Ainsi procuré le stannate de ne ou calcine, en poudre suffisamment ténue et bien purgée de toute portion métallique , on procède au mélange qui doit
fournir. la fritte propre à à EXO Mre l'émail. Ce mélange est formé de : . ;
sd à. 08 : Sable siliceux. . + , 100 Ra leine Rd Do .Carbonate de potasse., Ga
4 FLE
Fts,
On met ce mélange dans un creuset que l’on expose à dire
une tempér ature peu élevée et suffisante seulement pour le
AG
fritter ou pour. déterminer tout au plus : Un commencement de fusion à la surface. Gett e fritte sert de base à tous es ÉMaUx. te
On peut remplacer la potasse D fé carbonate de soude et même par le sel marin, mais ces. substitutions. ‘fournissent des émaux doués de propriétés particulières,
1467. Dans les anciens auieurs, on indique une dose. de matière alcaline bien plus rate mais aussi on emploie le tale au lieu de sable a et dans ce cas, la base alcaline : est fournie par le tale lui-même. Mar par exemple , la recette donnée par Néri se ramène aux
fus, suivans où à peu près.
ÉMAILe | 63 L
DS Silice” .: te ARCS UT AO leds, 20 01618 | OT PONS VERRA Potassts Dre AMP 0. 8,79
50,0 0 Calcine, à parties égales : à à ; de’ plomb et d’étain — et done Î 3 a
0,90 Potasse.. C0 e e 0 e va ss Potasse.. [2 6e e C2 C3 0 n 0,30
100,56. Émail. | 100,50
Il est bien évident que les propriétés d’un tel composé ne peuyent pas ressembler exactement à celle du composé . que nous.avons indiqué d’abord. IL est certain que l’oxide de fer doit être nuisible, mais il est possible que la chaux ou l'alumine jouent un rôle favorable. - |
Il est donc utile d’ ierves que Clouet regarde comme nécessaire d’ employer un mélange de 3 parties de sable siliceux et de 1 partie de tale ,au moins, comme matière siliceusé. On peut imiter l effet du tale ; jusqu'à un certain point, en frittant d'avance le sable pur avec de la potasse; mais cette fritte n'introduit pas d'alumine dans l'émail , et peut-être sa présence est-elle de quelque utilité.
1468. Lä nature de la calcine n’est pas moins sujette à varier que les proportions des autres substances. Nous vénons d'indiquer les deux alliages extrêmes, sävoir : 100 de plomb et 100 d’étain, ou bien 100 de plomb et 15 d’étain ; mas on conçoit que tous Les intermédiaires ie être FA. Ces variations donneront toutefois à l’émail des : qualités particulières, et quand on en tient compte, ainsi que de toutes celles dont on 'a déjà fait mention, 1l devient assez facile de comprendre pourquoi la fabrication de l'émail a pu rester si long- temps secrète. En effet, tous les: pôtiers savent fort bien préparer l'émail qu'ils emploient comme couverte pour la faïence commune ; mais quand il s’agit de l'émail qu'on applique sur
les métaux , il est diflicile, À ce qu ‘il paraît, de le produire à çoup sûr. |
Les Vénitiens ant conservé cette branche d'industrie, si restreinte d’ailleurs, qu'il ne vaut guère.la peine de chercher à à la leur ravir. On fabrique cependanten France,
et depuis long-temps, des émaux Dyane de rivaliser
‘avec ceux de Vénise. M. Lambert, qui s’est occupé très- - attentivement de ‘cette branche de la chimie pratique, possède à Sèvres un atelier capable de fournir à tous les besoins du‘pays. : ©1514 4 © À
1460. tu on s’est procuré la fritte par l'un ‘des procédés qu’on vient de décrire, il reste à mettre l'émail en fusion et à le priver de toute coloration accidentelle. . C'est ce qu’on exécute, en ajoutant la dose convenable de peroxide de manganèse. On fait d’abord en petit quelques essais, avec divers mélanges. Quand on est fixésur laproportion à employer, on mêle la fritte réduite en poudre avec le peroxide également pulvérisé; on met le tout dans un creuset, et on fond à un feu de bois vif et bien pur ou exempt de fumée. Quand la matière est en fusion , on la coule dans l’eau et on la pulvérise. On répète trois où quatre fois cette opération; on donne enfin la dernière fusion à l'émail , et on le livre au commerce. #! » : à
1470. On peut substituer dans l'émail l'acide antimonique à l'acide stannique, mais alors il faut éviter l’emploi de l’oxide de plomb. Il paraît que le composé qu'on se procure ainsi, convient mieux pour les émaux colorés en pourpre oufen bieu. Voici, d’après Clouet, les proportions les plus convenables.
300 de verre blanc.
# roo de borax.
20 de raigre. ii: ) Ÿ
100 d’antimoine diaphorétique lavé.
1471. La coloration des émaux se fait au moyen des
| POTERIESSS ON D 633 mêmes substances que celle des strass. La dose en est seulement plus forte, en général. Quant à l'emploi des émaux, ilest assez varié. À l'occasion des faïences, nous ferons connaître l’un des plus importans, c’est-à-dire, la préparation et l'application de l’émail ou couverte des faïences communes. Nous reviendrons, en nous occupant des peintures vitrifiées , sur les applications de l'émail à l'art d’émailler les métaux , ainsi que sur l'art du peintre en émail, qui se trouvera réuni à l’art du DUqre sur porcelaine, et sur verre auquel il touche de si près.