CHAPITRE XI
Poteries.
14792. Nous désignons sous la dénomination générale de: poteries, non-seulément les vases d'ornement ou de ménage faits en terre argileuse cuite et vernie, mais encore tous les objets quelconques préparés avec des argiles soumises à l’action du feu. Par conséquent, les briques les plus grossières, les tuiles, les carreaux d'appartement, etc. , vont.se trouver ICI à côté des LD pt arr de et des poteries les plus soignées. (
L'art de façonner l’argile et de la durcir au moyen d'une cuisson convenable, parait. être l’un des premiers que les hommes aient mis en pratique. Dès que la civilisation naissante introduit l'usage des alimens cuits, on voit RUE des poteries plus où moins grossières déstinées à leur cuisson. On observera plus loin et non sans quel-! que surprise , l'espèce d’uniformité qui règne dans les procédés ou les produits de cette industrie parmi les Pop bIe à demi sauvages, ou du moins peu civilisés, bien qu'on les étudie à de grandes distances de lieux ou d’époques.
: L'art de fabriquer les poteries est porté aujourd'hui à un degré de, perfection remarquable en pratique, bien que, sous le point de vue de la théorie, il resté encore à se rendre compte d'une foule de détails difficiles à expli- | quer. En soulevant dans ce chapitre toutes les questions de théorie auxquelles la fabrication des poteries nous a paru se rattacher, mous n'avons pas eu la prétention de les résoudre, mais nous ayons ‘du moins espéré que ces questions une fois posées , il serait facile d'arriver à leur solution complète, soit.en combinant convenablement les faits observés dans les ateliers, soit en soumettant les matières premières et Les produits à cause analyses soigneuses.
1493. Les résultats auxquels l” étude des verres nous a conduits, permettent de se former une idée générale assez nette des poteries. On peut, en effet, se représenter à priori maintenant, l'espèce de réaction qui doit s'effectuer dans les matières employées pour la fabrication des poteries, quand on vient à les soumettre à l’action du feu.
Les mélanges naturels ou artificiels qui composent les ; pates de poteries , peuvent être classés de la manière sui-
vante : j
Sihce 'alummte. . 2: 1%. 408" 2 type idéal.
Silice, alumime, chaux . . . . . . grès, faïences, creusets, Siice, alumine, oxide de fer: . . £ briques, carreaux, tui-
Silice, ina chaux, ox. de fer. } les, etc.
Silice, alumine, FRERE -,% . ++ --porcelaine-dure. Silice, alumine, soude. . . . . . . porcelaine tendre. Silice, alumine, magnésie. . . . - porcelaine de Piémont. Silice, alumine , baryte. La te ML TES:
. Une arg gile, formée de. lice et d'alumine parfaitement pure, est, il Le le dire, un type idéal que la nature ne réalise presque jamais. A quoiqu'on puisse affirmer qu'une argile semblable produirait de véritable poterie, au moins. paraîtsil certain que les, combinaisons qui se forment dans les poteries ordinaires sont plus compli-