BRIQUES
en rang, pour les faire sécher, sur une place unie et sa- Ha
L'opération du moulage est très-prompte. Un bon mouleur peut faire neuf à dix milliers de briques dans sa journée.
Aussitôt que les briques ont assez de consistance pour se laisser prendre, sans être déformées , on les pare ; c’està-dire qu’on enlève lavec des couteaux les bavures du moule ; on les place ensuite les unes sur les autres, et on en forme une espèce de muraille à claire-voie , pour qu’elles finissent de se sécher entièrement. Une dessication trop prompte nuit aux briques ; l’eau de la pluie leur nuit encore plus : il faut les mettre à l'abri de ces deux accidens. On obvie au second en les couvrant avec des paillassons.
Le fourneau pour cuire les sus au charbon de terre se construit avec les briques mêmes qu’ on veut cuire, le pied du fourneau ou la base est la seule partie qui soit faite avec des briques cuites. Elle est formée de sept assises; on pratique dans cette base des canaux voütés, longitudinaux et parallèles, où se place le bois qui doit allumer le charbon de terre; toutes les briques sont posées de champ ; celles de chaque nouvelle assise croïsent à angle droit celles de l’assise inférieure ; au-dessus du pied du fourneau , fait de briques cuites, se placent les briques crues. On répand entre la sixième et la. septième assises une couche de houille. On met le feu au bois placé dans les canaux ou foyers, et on allume ce fourneau dès ce moment même. L’enfourneur continue d'élever le fourneau én y plaçant denouvelles assises de briques et de nouvelles couches de charbon, qu’il répand également de trois en trois assises. [1 a soin de construire les parois ou les paremens du fourneau avec une grande régularité, pour qu'ils ne s'écroulent pas à mesure qu'il les élève; il les revêt ex-