Action de l’oxigène sous Fe des acides
Nous venons de voir comment M. Davy est parvenu à tourner au profit des arts une propriété fâcheuse en elle-même et qui semblait peu susceptible d’utiles applications. Montrons comment, de son côté, M. Bérard est parvenu, en se laissant diriger par des idées analogues, à produire au contraire une oxidation rapide, souvent nécessaire pour la préparation de quelques matières utiles à l’industrie.
Quand un métal est doué des DESPAESS électriques telles qu'il soit très-positif à l'égard des acides, et qu'en outre ‘il est capable de former un oxide propre à jouer le rôle de base salifiable, il est évident que le contact de l’acide le rend plus propre à se combiner à l’oxigène, et qu’en outre l’oxide formé étant saturé et dissous à mesure par l'acide, l'action se prolongera jusqu à ce que Je métal soit entièrement employé.
La fabritation du blanc de plomb, celle du vert de gris, sont évidemment fondées sur ce principe. M. Bérard l’a appliqué avec le plus grand succès à la préparation des sulfates de cuivre et de fer, à celle de l’acétate de plomb, ainsi qu'à celle du chlorure d’étain. Il est évident que ce: procédé est susceptible d'emploi, toutes les fois qu’on agit sûr un métal appartenant aux cinq premiéres.sections.
762. Le meilleur moyen de mettre ce procédé en pratique consiste à réduire le métal en petites lames minces: ou en grenailles. On les entasse dans un vase de manière à laisser le plus de contact possible avec l’air. On remplit le vase de l’acide dans lequel on veut opérer la dissolution ;, cet acide doit être très-étendu d’eau, parce que s’il était concentré, l’eau qu'il contiendrait serait, à cause de son: union avec l'acide, moins susceptible de se combiner avec l'air. On reure bientôt cet acide, et on laisse le métal | mouillé en contaët avec l'air ; alors la combinaison avec