‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 22 sur 218 · LIV, II, CH. III. OXIDES · texte numérisé non relu

LIV, II, CH. III. OXIDES

l'oxigène s'opère, dans la plupart des cas, avec tant de force, qu’il y a une augmentation de chaleur assez grande, pour produire l’évaporation du liquide qui recouvre le métal. La présence de l'acide, dans ce cas, augmente la tendance du métal à se combiner avec l'oxigène de l'air dissous par l'eau, parce qu'un des effets de son contact avec le métal est de rendre celui-ci plus positif.

Quand on a laissé ainsi en contact avec l'air, pendant dix ou douze heures, le métal mouillé d'acide affaibli , Où le recouvre de nouveatü de l'acide soutiré d’abord ; celui-ci trouvant l’oxide formé à l'état d’hydrate, le dissout avec la plus grande facilité. En retirant l'acide encore , après, quelques heures , le métal reste exposé à l’air et Es même. phénoniene décrit se renouvelle. On peut ainsi, en répétant les mêmes opérations, parvenir,. dans très-peu de jours , à saturer entièrement l'acide.

563. Action de l'oxigène sous l'influence des bases. pé même que les métaux positifs peuyent sous l'inffuence des acides absorber ‘facilement l'oxigène, de même les métaux qui. ont une tendance négative peuvent absorber ce gaz SOUS l'influence. des bases puissanies. Le premier. fée s'entend de suite; le second exige quelques explications. plus développées :

Nous avons déjà dit que les oxides, étaient négatifs à l'égard des métaux. Tout porte à penser que cette règle est générale, et qu’en conséquence le contact. d’un oxide. n'aura sur un métal qu'une influence propre à le rendre plus positif qu'auparavant. Il s’agit d'expliquer pourquoi.

cette influence se borne à quelques métaux.et générale-1 ment aux métaux négatifs.

Reprenons l'exemple qui fait l’objet de l’article précédent. Qu'on ait mis en contact de l’acide sulfurique et du. cuivre, 1l s'établira un arrangement qu’on peut se représenter alnsi ;

MÉTALLIQUES, 83 Cuivre O O oxigène.

O soufre,

, | . é \ Si l’oxigène intervient, ilira nécessairement se placer entre le cuivre et le He. et on ur #

Cuivre O0 oxigène.

Oxigène O O soufre.

Ceci arrivera , soit que l’oxigène ajouté se combine avec le cuivre, soit que la combinaison n'ait pas lieu. Or, il est.de toute évidence que pour une combinaison si près de.se faire, il suffit que l'acide soit capable de s'unir à l'oxide, pour qu'elle s'effectue complètement. D'où l’on voit que la tendance basique de cet oxide exerce sur le phénomène une grande influence. : :! | Maintenant, que l’on substitue à l'acide sulfurique de la potasse ou une base de même puissance, rien ne sera changé: dans la disposition des molécules, onaura tou jours :

Platine O O oxigène.

O potassium.

La place de l’oxigène est encore marquée’, et s’il intervient, on aura :

Platine O O oxigène.

Oxigène O O potassium.

Maïs pour déterminer la combinaison, il fautici qu’une force nouvelle s'ajoute à celle qui a mis les molécules en place, et cette force ne peut être empruntée qu à la tendance acide du nouveau composé que l’arrangement des molécules a rendu pafsibles Ainsi, dans ce cas, la formation d’un nouvel oxide n'aura lieu qu'avec les métaux acidifiables, de même que, dans le cas pafefdent, elle était bornée aux métaux essentiellement propres à donner naissance à de puissantes bases salifiables. |

: Sans parler ici des métaux des deux premières sections

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qui ne pourraient être étudiés sous ce rapport qu'avec difficulté, nous dirons que tous les métaux acidifiables de la troïsième et de la quatrième section , ainsi que les métaux de la sixième section, étant :chauffés plus ou moins fortement au contact de l'air et de la potasse ou de la soude, s’oxident plus ou moins vite, et donnent naissance à des composés qui résultent de l'union du nouvel oxide avec sè PU où la potassé.

: 6h. dns de l'oxigène condensé. Nous pourrions envisager ici d’une manière générale l’action de tous les oxides sur les métaux ; mais il sera question plus loin de J’action des oxides métalliques sur ces corps, en sorte que l'examen actuel doit se borner aux oxides non métalliques. Parmi ceux-ci, il en est quelques-uns sur lesquels on n’a rien à dire," d’autres pour lesquels tout a déjà été exposé précédemment, en sorte que nous nous bornerons à étudier les effets de l’eau et ceux des principaux acides, 565. On sait déjà que l’eau’ est subitement décomposée à la température ordinaire par les métaux de la première section; qu’elle l’est encore , mais à la température rouge seulement, par ceux de la troisième; enfin que ceux de la seconde, incapables de décomposer ce liquide à la température ordinaire, peuvent néanmoins lui enlever l'oxigène à une température qui n'arrive pas jusqu'à la chaleur rouge. |

Les métaux de la seconde et de la troisième section qui ne décomposent point l’eau à froid peuvent néanmoins, sous l'influence d’un acide puissant, lui enlever l’oxigène et mêttre son hydrogène en liberté. Ils passent ainsi à l’état d'oxide, ét celui-ci forme un sel en s’unissant à l’acide LATE. C’est ainsi qu'on se procure le gaz hydrogène par l'action de l'eau sur le zinc, sous!’ AU ALE de FT acide sulfurique. ‘

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